The Secret of Monkey Island
Année
1990 (Sortie FR)
Développement
Edition
Distribution (France)
Distribution (Espagne)
Systèmes
systeme systeme
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864 votes




titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. LucasArts ne souhaite pas voir ce jeu en libre distribution. Cette fiche ne proposera donc pas le téléchargement de celui-ci.

titre Histoire

Guybrush Threepwood, un jeune marin d’eau douce, se rend sur l’Île de Mêlée, dans les Caraïbes, pour tenter de devenir un vrai pirate. La tâche n’est pas des plus aisée : Guybrush doit d’abord réussir trois épreuves pour être reconnu comme un vrai pirate. Ces trois épreuves invitent ainsi notre apprenti corsaire à la chasse au trésor, au combat à l’épée et à l’art du vol.

Mais avant d’être considéré comme un vrai flibustier, Guybrush Threepwood doit réussir une plus grande épreuve encore : affronter le redoutable pirate fantôme LeChuck, qui a enlevé la fille du gouverneur, la belle Élaine Marley. Guybrush devra affréter un navire et un équipage puis mettre le cap vers la légendaire Île aux Singes, repaire supposé de LeChuck, dont personne n’est jamais revenue vivant...

titre Historique

Depuis le milieu des années 80, la société de jeux LucasArts s’est lancée à la conquête du marché des jeux d’aventures sur ordinateur. Avec le succès des titres de la société concurrente SierraKing Quest : Quest for the Crown», «Leisure Suit Larry 1 : The Land of the Lounge Lizards»), LucasArts impose petit à petit son style, avec grand succès. En 1987, sort «Maniac Mansion», premier jeu d’aventure entièrement jouable à la souris. Le système, baptisé SCUMM (Script Utility for Maniac Mansion) fonctionne selon un système de verbe avec lequel le joueur interagit avec le décor (prendre, ouvrir, parler, ...). Le système progresse jeu après jeu, avec un nombre réduit de verbes puis un système d’icônes qui simplifie la progression.

«The Secret of Monkey Island» est le cinquième jeu d’aventure tournant sous le système SCUMM. LucasArts a déjà fait ses preuves aussi bien en terme d’adaptations (celle du troisième volet d’Indiana Jones, sous forme de jeu d’aventure, conservant la progression et l’humour du film) qu’en terme d’univers originaux (le très poétique «Loom», avec sa bande son adaptée du Lac des Cygnes). Pour des raisons de compatibilité avec les différents système d’époque, le jeu existe en de multiples versions. Nous recommanderons à ceux souhaitant jouer dans la version originale de privilégier la version CD Rom (musique digitalisée et palette graphique VGA en 256 couleurs) qui comprend la même interface que son successeur, «Monkey Island 2 : LeChuck's Revenge».

titre Influences

«The Secret of Monkey Island» est un peu l’adaptation officieuse de l’Ile au Trésor (pour sa trame) et de Peter Pan (pour son univers décallé). Guybrush Threepwood, sorte de Jim Hawkins à l’esprit enfantin, vit une grande aventure de pirate avec tout ce qu’il est possible d’en attendre : trésor caché, combat au sabre, bâteau fantôme et cannibales. À défaut d’être une parodie, «The Secret of Monkey Island» se rapproche davantage d’un pot-pourri de références populaires. Se côtoient clins d’oeil au cinéma (Indiana Jones, Star Wars, ...), personnages d’autres jeux LucasArts de l’époque («Loom» en tête, dont la publicité est faite par un personnage au sein du jeu !) et détournement systématique de l’univers des pirates, quelle que soit la situation. Chose plutôt rare pour l’époque, «The Secret of Monkey Island» est un des premiers jeux à assumer son statut de jeu vidéo, au point d’en rire. On ne sera pas surpris de découvrir que le temps ne passe pas sur l’Ile de Mêlée, qu’on peut tomber d’une falaise d’affronter une horde de taupes sans perdre la partie. Le jeu ira même jusqu’à ridiculiser les limitations techniques des jeux disquettes de l’époque. À titre d’exemple, citons la blague de la souche (dissimulant l'entrée de catacombes), uniquement présente dans la première version disquette car peu apprécié des utilisateurs à l'époque. Le joueur ne pouvait accéder à une partie du jeu (en réalité fictive) car il devait insérer une disquette non fournie avec le jeu. Guybrush s’adressait alors au joueur, l’invitant à continuer la partie comme si de rien n’était . Ce n’est donc pas simplement l’univers de «The Secret of Monkey Island» qui ne tourne pas rond mais le jeu lui même, déjà conscient qu’il sera rapidement dépassé techniquement dans quelques années.

Cependant, s’il fallait décrire ce qui différencie «The Secret of Monkey Island» d’un autre jeu (d’aventure), c’est assurément ses dialogues, devenus cultes. Chaque personnage a fait l’objet d’un soin particulier, au point qu’on résiste difficilement à ne pas s’adresser à chacun d'entre eux. On peut ainsi mentionner notamment les dialogues du combat d’insulte écrits par l’auteur Orson Scott Card, qui donneront à la série son ton si particulier. De manière générale, c’est l’écriture qui triomphe dans «The Secret of Monkey Island», en parvenant à raconter une histoire originale avec un système de jeu plutôt simple. L’expérience se rapproche d’un excellent livre, jeu et narration étant intimement liés.

«The Secret of Monkey Island» n’est pas le plus beau jeu d’aventure LucasArts, mais a conservé son charme, particulièrement dans sa version VGA. La première partie du jeu reprend et améliore les graphismes nocturnes de «Loom», sortie la même année. Ce sont les seconde et troisième partie qui révèle la diversité des décors du jeu : bâteau pirate fantôme, labyrinthe sur la lave ou village cannibale.

La musique, écrite par Michael Land, est elle aussi devenue culte. Tous les grands thèmes de la série sont déjà présents, collant parfaitement à l'univers du jeu. Le compositeur à l’intelligence de mélanger calypso, jazz et reggae et de créer des thèmes immédiatements reconnaissalbles . Pour des raisons techniques, la partie sonore du jeu reste très limitée, faisant de «The Secret of Monkey Island» un jeu plutôt silencieux, en dehors de ces scènes musicales.

titre Gameplay

«The Secret of Monkey Island»repose sur le même système que les précédents jeux d’aventure LucasArts, et tout particulièrement sur la précédentes création de Ron Gilbert, «Indiana Jones & The Last Crusade» «The Secret of Monkey Island» sur une histoire linéaire, dont chacune des parties (quatre au total) offre une liberté dans l’ordre de résolution des énigmes. Ce «The Secret of Monkey Island» élimine deux éléments majeurs des titres précédents, et des jeux d’aventure de l’époque en général : le score et les morts à répétition (héritage des jeux Sierra comme King Quest et conservé dans «Indiana Jones & The Last Crusade»). Ici, le jeu va jusqu’à ridiculiser ses composantes de jeu, jugées comme appartenant à une autre décennie. «The Secret of Monkey Island» mise au contraire dans sur un élément de jeu jusque là négligé : le dialogue. Que ce soit pour l’obtention d’indices ou juste pour rire un grand coup, les dialogues deviendront le fer de lance de LucasArts et de l’essentiel des jeux d’aventure à venir.

«The Secret of Monkey Island» ne souffre pas de façon générale d’une répétition dans les énigmes proposées. Celles-ci sont le résultat de la narration elle même, dont les objectifs sont très clairs : trouver un trésor, voler une idole dans un manoir, etc... C’est un changement majeur par rapport aux jeux d’aventures précédents, qui plongeait volontairement le joueur dans un puzzle sans nom, où il était nécessaire de découvrir par soi même les raisons d’une énigme («Zak McKracken and the Alien Mindbenders», autre production LucasArts, en est peut-être la meilleure illustration). Mieux encore, «The Secret of Monkey Island» élimine les étapes répétitives accomplies par le joueur, pour lui éviter de devoir réaliser plusieurs fois la même énigme (par exemple, le dédale dans la forêt menant à la Reine du Sabre qu’il n’est pas nécessaire de réaliser plus d’une fois). Tout ces détails ont bien évidemment contribué à au succès du jeu, mais surtout à rendre la narration plus dynamique.

À la différence des jeux d’aventures LucasArts précédents, «The Secret of Monkey Island» intègre moins d’énigmes facultatives et de chemins alternatifs pour parvenir à ses fins. Le jeu poursuit une narration relativement guidée et cloisonnée, sans rendre le jeu moins difficile pour autant. Comme pour tous les épisodes de la saga, les parties sont de durée très inégales. Si la première partie est relativement longue (en raison des trois épreuves puis de l’affrètement d’un navire puis d’un équipe), les trois autres parties sont relativement courtes. Guybrush fait un court séjour sur un bâteau dans la seconde partie, pour ensuite explorer l’Ile aux Singes dans la troisième pour conclure rapidement avec un affrontement contre LeChuck.

Le jeu ne possède pas une durée de vie très important mais la difficulté de certaines énigmes au point d’en rebuter certains. Le joueur ne doit surtout pas hésiter à essayer tout et n’importe quoi, parfois de façon très hasardeuse. Ce volet est toutefois épargné en terme d’énigmes absurbes, si on le compare aux titres futurs de LucasArts, comme «Sam & Max : Hit The Road» ou «Day of the Tentacle».


titre Conclusion

The Secret «The Secret of Monkey Island» constitue très certainement l’un des meilleurs jeux d’aventure du début des années 90, apportant une fraicheur incroyable au genre, qui souffrait encore du système de score et de morts à répétitions laissé par l’héritage arcade. LucasArts pose la première d’une saga culte du jeu vidéo, dont la réputation n’est désormais plus à faire.

L’héritage que laisse ce premier opus est colossal. C’est l’ensemble des jeux d’aventure de la décennie à venir, y compris ceux de chez Sierra qui changeront leur système, qui sera tributaire du style laissé par «The Secret of Monkey Island». Si beaucoup de jeux s’illustreront par leur originalité et leur humour («Simon The Sorcrer», les futurs Leisure Suit Larry), aucun concurrent ne parviendra à imiter le style de LucasArts. La société de George Lucas commence alors un âge d’or qui ne s’arrêtera qu’à la fin des années 90 avec Grim Fandango.

Les épisodes suivants sont de qualité inégale. S’il ne fera aucun doute que l’épisode suivant, «Monkey Island 2 : LeChuck's Revenge», surpasse en tout point son aîné (et bien plus encore), les épisodes à venir perdront quelque peu ce qui a fait le charme original de la série (en raison du départ de Ron Gilbert, créateur de la saga). Le troisième opus, tournant dans une version moderne du SCUMM, fut très critiqué à l’époque, s'éloignant de la conclusion énigmatique du second opus. Avec le recul, c’est assurément un des derniers grands jeux d’aventure de sa décennie et un formidable hommage aux deux premiers volets.

En 2010, une version remasterisée est publiée par LucasArts pour les 20 ans de «The Secret of Monkey Island». L’ensemble du jeu est redessiné dans un look plus proche des productions modernes et l’interface originale est remplacée par une icône à choix multiples (similaires à celle présente dans la troisième volet de la saga). La relecture musicale des morceaux originaux sont du plus bel effet, au même titre que l’interprétation des personnages par des acteurs (par le casting du troisième volet et suivants, «The Secret of Monkey Island» n’ayant jamais bénéficié à l’époque d’une version CD avec des voix digitalisées). En revanche, certains joueurs déploreront les graphismes et l’animation haute définition qui viennent se superposer à celle d’origine, très archaïque.

Notez que comme pour sa suite, «The Secret of Monkey Island» existe en version CD sous DOS, agrémentée des voix et des musiques orchestrales de l’édition spéciale. Cette version n’est malheureusement pas officielle mais une recherche sur l’Internet fera votre bonheur. Je ne vous ai rien dit...

Ce premier opus de Monkey Island est un classique du jeu vidéo, auquel il faut avoir joué au moins une fois dans sa vie. Si vous pensez qu’il ne faudrait jamais payer plus de 20 euros pour un jeu d’aventure, «The Secret of Monkey Island» est fait pour vous !

titre La Démo

La démo ne fonctionne que sous DOS ou DOSBox.

la démo est en EGA 16 couleurs sans son, on peut activer le son du 'Buzzer' en lançant le programme avec la commande 'midemo i' mais c'est assez horrible.



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