Heaven & Hell : Live and Let Die
Date de sortie
Age recommandé
Édition
Distribution en France
Systèmes
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titre Introduction

Dans le monde merveilleux des jeux de stratégie en temps réel (ou STR), on peut trouver tout un tas de sous-genres, plus ou moins hérités des classiques comme Command & Conquer, Warcraft ou encore Age of Empires : les jeux de Tactique en Temps Réel, les MOBA ou même les jeux de Tower Defense qui ont fait les joies des éditeurs de scénario de Age of Empires ou de Warcraft III, ainsi que des sites de jeux en Flash. Certains diront que les jeux de gestion sont aussi des héritiers des jeux de stratégie en temps réel, bien que à mes yeux, les différences sont tellement importantes qu’il m’est difficile de ne pas considérer le jeu de gestion à part entière.

Parmi cette myriade de sous-genre (et même de sous-sous-genres…) On trouve la catégorie des jeux de simulation divine (ou God Game dans la langue de Peter Molyneux). Appellation originellement utilisée par un journaliste pour parler de Populous, un jeu du même Peter Molyneux, le God Game est un jeu où l’on incarne une divinité qui doit faire prospérer sa nation/son village/sa civilisation du mieux possible. Le nom de Molyneux est d’ailleurs indissociable de celui du God Game tant ses productions ont marqué le genre, avec Populous mais aussi Dungeon Keeper et Black & White, mais il n’est pas le seul à s’être aventuré dans l'aventure de la simulation divine, puisque caché dans les recoins obscurs d’internet, on peut trouver une mention d’un autre jeu, un certain Heaven & Hell : Live and let die (que j’appellerai simplement Heaven & Hell), qui est le sujet de la fiche d’aujourd’hui.

Sorti en 2003 chez nous, Heaven & Hell est un jeu de simulation divine particulièrement obscur car il n’est même pas mentionné dans la liste des jeux appartenant au genre sur la page Wikipédia consacré au God Game, c’est dire à quel point le titre n’a pas marqué les esprits. Le jeu est développé par MadCat Interactive Software, un studio actif de 2000 à 2005 également à l’origine des jeux Der Planer 3 (un jeu de simulation d’entreprise de transport routier) ou encore d’Elfenwelt : Abenteuer im Elfenland (oui, ils sont d’origine allemande, comment vous avez deviné ?), et est édité par CDV Software, éditeur allemand très présent sur le marché PC dans les années 2000 notamment dans les jeux de stratégie. On peut aussi noter la participation d’une société appelée Eigelb GmbH, bien que je n’ai pas trouvé dans quelle mesure ils ont été impliqués dans le projet, et l’édition française est assurée par Focus Home Interactive.

titre Un Voisin d’Enfer… Et Paradis

Au delà de la référence pas très subtile de ma part, démarrer Heaven & Hell permet de très vite faire le rapprochement avec le jeu de puzzle très populaire de chez Jowood (qui décidément s’est décidé à hanter absolument toutes les fiches que j’écris…). Outre le fait que l’éditeur autrichien s’est chargé de distribuer Heaven & Hell dans certains pays d’Europe, les graphismes du jeu rappellent énormément ceux d’Un Voisin d Enfer, avec en plus le même dialecte incompréhensible et l’humour burlesque pas très subtil emblématique du titre. Un Voisin d’Enfer étant sorti deux ans plus tard, peut-être qu’une partie de l’équipe d’Heaven & Hell a également travaillé sur le jeu plus tard.

Comme dit précédemment, Heaven & Hell est un jeu de simulation divine plus ou moins basé sur des éléments bibliques, en tout cas en matière d’esthétique. Le principe du jeu est simple : Le joueur est lâché sur une carte, et à l’aide de sa MAIN TOUTE-PUISSANTE, son rôle va être de convertir les différents villages sur la carte au Bien ou au Mal, tout dépend de quel côté vous vous trouvez.

Pour accomplir des actions dans Heaven & Hell, vous allez avoir besoin de mana, mana qui est généré par les fidèles de votre foi et surtout par les bâtiments associés à votre camp. Si au départ les villages sont constitués de maisons neutres, avec au milieu un Centre de Commerce qui donne toutes les informations sur la cité (nombre d’habitants, loyauté envers un camp, etc), au fur et à mesure que les habitants se rallient à vous, vous pourrez transformer ces bâtisses en structures utiles, divisées en deux catégories. D’abord, les bâtiments de Mana, qui permettent de produire le mana nécessaire à l’utilisation de sorts ou d’actions par exemple. Puis viennent les bâtiments de loyauté, des structures qui vont faire basculer la loyauté de la cité d’un camp à un autre. Plus la cité est loyale à un camp, plus il sera difficile de la faire changer de bord, bien que ce ne soit pas impossible. Esthétiquement, les habitants vont également évoluer en fonction de leur foi : les habitants fidèles au Bien vont décorer leur maison de couleurs vives et de dorures, là où les habitants du Mal transformeront leurs maisons en bâtisses sinistres et délabrées. L’apparence des bâtiments de Mana et de Loyauté change également en fonction de l’alignement : Strip-clubs et lieux de jeux d’argent pour le Mal, Étals de marché et salon de coiffure pour le bien (entre autres). Mais avant de faire tout ça, il va falloir convertir tout ce beau monde…

Pour cela, il vous faudra faire appel à des Prophètes, qui sont vos unités principales durant les parties, et remplissent des rôles bien définis, chaque prophète ayant son équivalent dans l’autre camp avec juste l’apparence qui change, le rôle restant le même. Le premier prophète invoqué durant le tutoriel par exemple est Evancélès, le prophète évangéliste : C’est lui qui, par l’intermédiaire de miracles et de sermons, va pouvoir convertir les habitants à la cause du Bien. Chaque villageois possède une barre qu’il faudra faire progresser du côté de notre foi, et si elle atteint le maximum, le villageois n’est plus seulement croyant mais intégriste : immunisé aux miracles ennemis, il n’hésitera pas à s’en prendre aux prophètes de la foi adverse pour les empêcher de corrompre les autres villageois. Mais les Prophètes ont bien d’autres rôles, comme Viacélès, le prophète marchand qui peut organiser des caravanes de cadeaux pour influencer les villages voisins, ou encore Furticélès, prophète habillé comme James Bond avec permis de saboter qui peut infiltrer les villages adverses pour y semer le chaos. Chaque mission des deux campagnes (une pour le Bien, et une pour le Mal) repose sur le même principe : convertir tous les villages de la carte en s’occupant des prophètes ennemis.

titre Ni infernal, ni paradisiaque

Heaven & Hell est un jeu dont le principal défaut (si on est réceptif à l’humour bas de plafond du jeu) est sa répétitivité : le manque de diversité dans les tâches à accomplir, les missions avec des objectifs similaires, tout cela accumulé fait qu’une fois qu’on a pris un rythme de croisière et que les stratégies gagnantes ont été identifiées, il devient plus qu’aisé d’humilier l’ordinateur, et ce même dans les modes de difficulté les plus élevés. Si les graphismes enfantins et cartoonesques ne sont pas vilains, le jeu n’est pas mirobolant à ce niveau, et la diversité dans les décors est assez limitée, probablement du fait d’un manque de budget ou de personnel. Il faut d’ailleurs noter l’absence de doublage français, bien que le jeu soit intégralement traduit, ce qui est appréciable.

D’ailleurs, la presse spécialisée n’a pas été particulièrement emballée par l’offre de MadCat Interactive, surtout en prenant en compte le fait qu’énormément de God Games de très très bonne qualité existaient déjà sur le marché lors de la sortie du jeu : 3/10 chez Joystick, 7/20 chez Jeux Vidéo Magazine… Même Jeuxvideo.com n’a pas été emballé avec un 9/20 particulièrement peu flatteur. En fait, les seules notes au dessus de la moyenne que j’ai pu trouver sur MobyGames proviennent de tests en langue allemande, pays d’origine du jeu. Pour ma part, si je ne trouve pas Heaven & Hell fantastique, il n’est pas atrocement mauvais non plus, et sa simplicité et son humour enfantin en ferait même presque une bonne introduction au genre de la simulation divine pour les jeunes joueurs, si certains éléments comme des habitations du Mal clairement orientées vers des thématiques adultes n’existaient pas… Toujours est-il que à l’instar de nombreux titres de CDV Software, le jeu n’a pas bénéficié d’une ressortie sur les plateformes modernes, il est donc accessible en tant qu’Abandonware !



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