Space Quest VI : Roger Wilco in the Spinal Frontier
Série
Année
1995 (Sortie FR)
Développement
Edition
Systèmes
systeme systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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744 votes


En 1995, Sierra édite le sixième et dernier opus de la saga Space Quest dont le premier volume «the Sarien Encounter» était paru en 1986 et fut conçu par The two Guys From Andromede : Mark Crowe et Scott Murphy . Ceux-ci créèrent aussi les quatre numéros suivants . Le cinq fut une création de Mark Crowe assisté de David Selle alors que le sixième est dû dans un premier temps à Josh Mandel qui fut évincé par la suite au profit de Scott Murphy ce qui, au vu des idées du premier, est peut-être dommage. Il avait en effet prévu une BD complète contenant l’explication d’une machine complexe du jeu, celle-ci ne fut pas retenue et remplacée par quelques lignes dans le manuel servant de protection anti-piratage

titre Remarques générales

En cette année 1995, Sierra est très prolifique puisque presque en même temps que «SPACE  QUEST  VI»,  l’éditeur nous propose «Phantasmagoria»  (Un  superbe  film d'horreur interactif) ainsi que «CAESAR II» . Un peu plus tard, sortiront «Urban Runner», une aventure policière nous venant de chez Coktel,et, enfin, le sublime «Gabriel Knight II» qui vous entraîne  en Allemagne à la poursuite de loups-garous.

Comme toujours, chez Sierra, le jeu est vendu dans une boîte en carton fort recouvert par une enveloppe en carton plus souple, un système peu pratique  et  qui  s’abîme  facilement.  A l'intérieur, vous trouverez un CD enfermé dans un boîtier en plastique, la doc succincte peut aussi  être rangée dans celui-ci. Un petit magazine "The Popular Janitronics" (ce livret n’est pas disponible dans la version française où il est intégré à la documentation mais il est facilement trouvable sur le Net) contient pas mal d'aides pour le jeu, pensez donc à le consulter si vous êtes coincé!

titre Le scénario

Une fois de plus, Roger se retrouve relégué au rang de balayeur de seconde classe pour quelques bêtises qu'il aurait commises dans le précédent «Space Quest». Envoyé sur un obscur vaisseau explorateur, il pense profiter de sa première permission mais la poisse le poursuit et  il  se  retrouve,  après son transfert (copyright Star trek!), à moitié rematérialisé dans le sol...Ce n'est que le début de ses malheurs! il ne se tire en effet de ce mauvais pas  que  pour  échapper  à  un photomaton anthropophage et se faire engager par un blade runner sur le retour qui l'envoie stopper une espèce de T1000 peu coopérant!  Comme vous l'avez sans doute déjà remarqué, le jeu est littéralement truffé de références à des films et des séries de SF. Par exemple, dans l'intro, le garde qui déshabille Wilco jette son slip en l'air et celui-ci se transforme en vaisseau spatial (remake de la célèbre séquence de 2001!), on croise E.T. chez un marchand de spiritueux dont toutes les boissons ont des noms d'auteurs de SF connus! La recherche de toutes ces références n'est pas le moindre attrait de ce jeu. La parodie est excellente et tout le monde en prend pour son grade!

Attention, on peut très bien jouer à «SPACE QUEST VI »sans être un spécialiste de la SF, l'humour du jeu n'est pas seulement basé sur des private jokes. Les heurs et malheurs de Roger devrait suffire à faire s'écrouler de rire n'importe qui. Le scénario n'est pas en reste puisque, entre autre, vous aurez l'occasion de visiter un corps humain comme dans "Le Voyage Fantastique"du bon Docteur Asimov, vous sauverez le monde comme  à  chaque  fois  et peut-être qu'en récompense vous serez nommé balayeur de première classe!

titre Ergonomie du jeu
La version française a conservé tout l’humour des voix anglaises et lorsqu’une blague n’était pas traduisible, les traducteurs l’ont changé en un équivalent français. Les voix on été choisies pour se rapprocher au plus près des voix anglaises. Mention spéciale au narrateur pompeux et arrogant à souhait. Comptez sur lui pour vous faire sentir votre insignifiance à chaque échec ! L’interface est tout entière traduite ainsi que, et c’est très rare, les éléments de décor.


 Pour «Space  Quest  VI»,  Sierra  a opté pour le classicisme, vous n'y trouverez donc pas de scènes vidéo. Par contre, les graphistes s'en sont donnés à cœur joie et les écrans vont de superbes à magnifiques! L'emploi du SVGA leur a permis d'affiner les décors et d'y rajouter d'innombrables détails. La recherche de tous ces détails rajoute un intérêt supplémentaire au jeu.Il faut signaler encore que rien n'est statique,  une  foule de petites animations viennent égayer les écrans: passants, vaisseaux et autres objets non identifiables. La plupart des écrans sont fixes, certains bénéficient d'un scrolling qui, malheureusement, n'est pas des plus fluides.

Roger se déplace à travers tous ces décors d'un pas nonchalant. Ses mouvements se règlent bien sûr à la souris, de même ses actions bénéficient d'une série d'icônes qui ne dépaysera pas les habitués des jeux Sierra. L'inventaire est très bien conçu et, là aussi, on retrouve les icônes qui permettent d'agir sur son contenu. Vous pourrez  aussi  discuter  avec  de nombreux personnages de rencontre.

De l’avis de tous, le jeu est très difficile. L’éviction du premier concepteur et son remplacement au pied levé ont entraîné des erreurs et des éléments explicatifs de certaines énigmes n’ont pas été implémentés dans la version finale. De plus, la loufoquerie du jeu implique que les personnages n'agissent pas selon la logique cartésienne! L'aventure est longue  et devrait nécessiter de nombreuses heures de jeu pour être terminée même par un joueur confirmé.

titre Dans le même style

Pour ceux qui découvriraient les aventures de Roger avec cet opus, sachez que Abandonware France propose les épisodes 1, 4 et 5 en français, les épisodes 2 et 3 qui n’ont pas été traduits sont disponibles sur GOG contre monnaie sonnante et trébuchante (mais pas beaucoup!) Si cela ne vous suffit pas, Psygnosis vous propose deux aventures de Jack T. Ladd, le "Maître voleur", dont la ringardise égale celle de notre balayeur  préféré.  Si  le  premier épisode «Innocent Until Caught»  souffrait de nombreux défauts, le second «Guilty» est excellent et vous permet de refaire l'aventure en changeant de personnage. Bien entendu, les énigmes sont alors différentes!

Au cinéma, on retrouve cette veine parodique dans La Folle Histoire de l'Espace de Mel Brooks, une parodie mélangeant allègrement La guerre des Étoiles, , Alien  ou Startrek. Dans le genre littéraire, le meilleur exemple est Fredric Brown dont les deux romans Martiens go Home et L'Univers en Folie sont des satires féroces du Space Opera.

titre Conclusion

SPACE QUEST VI ne dépare pas du reste de la série, l'humour y est toujours aussi ravageur. Si les graphismes sont magnifiques, le jeu est très dur même en version française qui est d’ailleurs excellente.



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