Commander Keen : Keen Dreams
Année
1992 (Sortie FR)
Développement
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.72
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539 votes




titre Histoire

Vous êtes Billy Blaze, petit garçon de 8 ans au Q.I. de 314, en d'autres termes, vous êtes un génie ! Vos capacités hors normes vous ont permis de construire un vaisseau spatial fait de bric et de broc trouvé chez vous.

Le soir, quand vos parents sont de sortie et que votre baby-sitter finit enfin par s'endormir, vous mettez le casque de football américain de votre grand frère et devenez Commander Keen, l'explorateur de l'espace.

Ce nouvel épisode se déroule entre les épisodes 3 et 4. Il intervient exclusivement dans les rêves de Commander Keen. King Boobus, le roi de Tuberia a piégé Keen dans son univers grâce à La Machine à Rêve. Lui et d’autres enfants ont été transportés dans ce monde lorsqu’ils s’endorment pour devenir des esclaves.

Pour Keen, commence un périple pour libérer Tuberia et se libérer de ce très mauvais rêve.

titre Historique

Au début des années 90, le studio id Software n’a pas encore réalisé ses plus grands jeux («Wolfenstein 3d» «Doom» et «Quake») et reste une petite société texane créatrice de sharewares pour Apogee Software.

La saga Commander Keen est la première création de la société du duo John Carmack (futur programmeur du moteur 3d des jeux précités) et John Romero (futur designer des jeux précités), accompagné de l’équipe originale (Tom Hall et Adrian Carmack).

Commander Keen constituera l’une des rares expériences dans le genre plate forme mais assurément la mieux réussie. Avant d’inventer et de spécialiser dans le first person shooter, id Software ne sortira que le très moyen Dangerous Dave in the Haunted Mansion une année plus tard.

«Commander Keen : Keen Dreams» est un épisode hors-série de la saga Commander Keen . Toujours développé par id Software, sa sortie résulte d’un contrat avec son éditeur id Software pour le magazine Gamer’s Edge. id Software développant tout un tas de projets parallèle, «Commander Keen : Keen Dreams» a des allures de petit shareware en comparaison des autres volets. Il fait partie des jeux un peu oubliés de la compagnie, qui sont surtout perçus comme des obligations contractuelles pour id Software, l’empêchant de pleinement s’épanouir. Une suite à «Commander Keen : Keen Dreams» fut même proposée, Keen Meets the Meats, avant d’être totalement abandonnée.

Le jeu a récemment été porté sur la plateforme Android, après le rachat par un groupe de fans des droits et du Code source sur le jeu.

titre Influences

«Commander Keen : Keen Dreams» a été développé entre les deux trilogies mais ressemblent graphiquement davantage à la seconde. On reconnaît en effet le moteur utilisé pour la trilogie Goodbye Galaxy !, ici dans une version embryonnaire.

Le monde de «Commander Keen : Keen Dreams» fait intervenir fruits et légumes (sans rire). Tuberia fait cohabiter pommes de terres, tomates et autres gousses, sous une forme monstrueuse. Par rapport à l’univers délirant du reste de la saga, «Commander Keen : Keen Dreams» sent clairement le réchauffé. Les environnements sont peu détaillés, révélant une palette de couleur limitée. On sent qu’id Software a créé cet univers graphique en un rien de temps, histoire de meubler un jeu pour son éditeur.

Les niveaux variés sont divisés entre des environnements extérieurs (marécages, rivières, barrages..) et intérieurs (mines, château, cavernes). Même si l’architecture des niveaux n’est pas très travaillée, le nombre d’environnement différents reste appréciable.

Point de changement au niveau des effets sonores, toujours aussi basiques. La partie musicale est inexistante. Il y a bien une petite mélodie à la toute fin du jeu mais c’est tout.

titre Gameplay

«Commander Keen : Keen Dreams» propose une version simplifiée de ce que proposera la seconde trilogie Goodbye Galaxy !. On incarne ici un Commander Keen en pyjama, sans pogo (fameux engin pour effectuer de grands sauts) ni pistolet laser. Pour se défendre, Keen ne dispose que de graines qui transforment les ennemis en fleur pour une durée limitée. On apprend soigneusement à viser, d’autant que les munitions sont rares. La maniabilité n’est pas au point, notamment dans la gestion des sauts. Vous laissez glisser contre une paroi pour passer par une ouverture dans le mur ne sera pas possible. Il faudra pour cela réaliser un saut oblique, sans toucher le mur.

Les ennemis du jeu sont en général les même. Au soldat-patate qui vous attaque au corps à corps, on affronte tomate-sauteuses, gousse-ninjas lançeuse de graines (il fallait l’inventer). L’environnement est aussi source de danger : bains d’acide, murs de flammes ou encore rivière souterraine.«Commander Keen : Keen Dreams» est par ailleurs le seul volet de la saga à proposer l’affrontement avec un boss mobile. Énorme patate pouvant sauter de plate-forme en plate-forme sur laquelle il faut lancer des bombes, il constitue de loin le seul vraiment moment intéressant du jeu.

Cet épisode est intégralement non linéaire. A l’exception du premier et dernier niveau, il est possible de réaliser les niveaux dans l’ordre de son choix. L’objectif du jeu est de récupérer au moins 12 bombes au sein des niveaux, pour pouvoir détruire le boss du jeu. De ce fait, il n’est pas nécessaire de finir la totalité des niveaux. Le game design est hallucinant de médiocrité, tant le défi pour atteindre la sortie est inexistant. Le jeu n’étant pas fun pour un sou, on n’est presque soulagé d’enchaîner les niveaux si vite.

La durée de vie du jeu est plutôt faible, à moins que vous teniez à faire un score maximum en visitant l’intégralité des niveaux. Ces derniers peuvent être finis rapidement, le plus souvent en ligne droite. Pour information, il est impossible de trouver les douze bombes en ne finissant que deux niveaux seulement.

titre Conclusion

Commander Keen : Keen Nightm.... pardon «Commander Keen : Keen Dreams» est un volet décevant de Commander Keen , aux allures de version beta. Peu original, baclé, il met surtout en valeur le travail extraordinaire réalisé sur les autres épisodes par ID Software. Il est la preuve parfaite qu’un solide gameplay peut donner un titre médiocre.

La série Commander Keen, bien que devenue culte, connaîtra une durée de vie limitée. Après 1991, seule une piètre adaptation sur Game Boy Color fera office de suite aux aventures de Billy Blaze. Peut être parce que la vie du jeune garçon a pris fin en 1994, au détour d’un niveau d’un certain «Doom II». Mais cela est une autre histoire...

Si vous n’avez jamais joué à Commander Keen , il s’agit là d’un épisode à éviter. «Commander Keen : Keen Dreams» est une curiosité vidéoludique, à réserver aux passionnés des aventures du jeune Billy Blaze.


titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. Il est en vente sur Steam, sur le site d'ID Software (développeurs) et sur le site de 3D-Realms (ex-Apogee, éditeur). Donc nous ne vous fournissons que la version shareware.
Steam ne vend que l'intégrale des 5 épisodes en download
ID Software vend les deux séries séparément en download.
3D-Realms vend les 2 séries séparées en download, ou l'intégrale sur CD.

Les épisodes 1 à 3 forment la série "Invasion of the Vorticons" :
épisode 1 : Marooned on Mars
épisode 2 : The Earth Explodes
épisode 3 : Keen Must Die !

Graphismes en EGA, agréables et lisibles, bruitages et musiques au buzzer ou en version Adlib (activer / désactiver le son : 'F2').

titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier KEEN1.EXE.



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