Doom II
Série
Année
1994 (Sortie FR)
Développement
Conversion (Mac)
Adaptation française
Distribution
Systèmes
systeme systeme systeme
Multijoueurs
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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859 votes




titre Histoire

À la fin du premier volet de «Doom», le space marine détruisait le Mastermind et mettait fin au cauchemar infernal survenu sur les lunes martiennes.

Revenu des Enfers, le marine est parvenu à rentrer sur Terre. Il découvre alors avec horreur que sa planète a été prise d'assaut par les démons qu'il pensait avoir vaincus.

Il ne reste alors plus qu'une seule solution pour sauver ce qui reste de l'Humanité : offrir aux derniers survivants la possibilité de fuir leur planète puis détruire le dernier portail infernal pour mettre fin à l'Enfer sur Terre.

Le carnage ne fait que commencer…

titre Historique

En 1994, «Doom»est un hit planétaire. Le titre phare de ID Software n'a pas simplement réinventé le first person shooter, il lui a donné un nom.

Moins d'une année plus tard, la suite de «Doom» débarque sur tous les ordinateurs du monde entier. Avec si peu de temps, ID Software n'a pas eu la possibilité de développer un nouveau moteur et gameplay pour le jeu (les joueurs devront patienter jusqu'en 1996 avec le non moins célèbre «Quake»). La société texanne décide au contraire de proposer une expérience de jeu comparable au premier volet. «Doom II : Hell on Earth» est le premier volet de la saga à sortir en verison boîte. «Doom», malgré son succès, n'avait fait l'objet que d'une vente par correspondance, comme cela était courant à l'époque des sharewares. Cette sortie généralisée est l'occasion pour ID Software de faire de «Doom» un succès accessible à un plus large public

Moins qu'une suite, «Doom II : Hell on Earth» fait figure de stand alone, extension vendue dans le commerce sans avoir à posséder le jeu original. ID Software a déjà décliné son travail de la même façon avec «Spear of Desitny» pour «Wolfenstein 3d». Cependant, il n'est aucunement question de distribuer un jeu plus court pour les fans du jeu. «Doom II : Hell on Earth» se veut fidèle au premier, tout en apportant quelques modifications dans le gameplay. La tâche n'est pas aisée car «Doom» ne souffre d'aucun défaut majeur. Plus qu'une suite, «Doom II : Hell on Earth» va faire office de revisite complète avec des niveaux plus détaillés et la présence de beaucoup d'ennemis à l'écran. La plupart des joueurs sont désormais en possession d'une machine capable de faire tourner la bête (un 486, par exemple) et on sent que «Doom II : Hell on Earth» ne se prive pas de pousser la génération d'ordinateur pour laquelle il a été conçue à la hauteur des attentes.

«Doom II : Hell on Earth» a bien entendu fait l'objet de critiques très vives car il ne s'adresse qu'aux fans de la première heure, qui désirent renouveler l'expérience du jeu original. «Doom II : Hell on Earth» sort fin 1994, et d'autres first person shooter commencent à apparaître. Quelques mois plus tard c'est le doom like de LucasArts, «Dark Forces», qui fait son apparition. En transposant l'expérience de «Doom» dans l'univers de Star Wars et en proposant un tout nouveau système de jeu, «Doom II : Hell on Earth» fait encore moins figure d'originalité.

Pour ID Software, cela a peu d'importance car «Doom» est un succès sur le long terme, comme le démontre l'importante communauté de passionnés qui survit encore aujourd'hui surDoomworld. «Doom II : Hell on Earth» est un jeu pour les fans, misant sur le design des nouveaux niveaux et les variations de gameplay. Il n'est point question de changer une recette qui marche, n'en déplaise à tous les doom-like à venir qui n'auront que cesse de se démarquer de leur aîné.


titre Influences

«Doom II : Hell on Earth» emprunte largement à l'ambiance graphique du premier volet. L'intrigue se passant sur Terre, les décors proposés ressemblent davantage à des constructions terrestres. À la différence du premier opus «Doom II : Hell on Earth» des zones de jeu plus étendues ou de hauteur plus importantes. Il ne faut cependant pas attendre un bouleversement graphique, le jeu utilise la plupart des textures du jeu original.

Les seules nouveautés sonores sont celles utilisées pour les nouveaux ennemis. Sans être transcendantes , elles permettent d'identifier immédiatement le type d'ennemis rencontrés.

Avec ce second volet, le compositeur Robert Prince propose de nouvelles compositions toutes aussi réussies que celle de «Doom». Il avait beaucoup été reproché au musicien de s'être un peu trop inspiré de sonorités métal et hard-rock de titre célèbre pour créer la musique du jeu. Cet opus propose au contraire une bande son à base de percussions, de cordes et de synthétiseurs. Chaque niveau a fait l'objet d'une musique originale, à l'exception des niveaux secrets, qui reprennent d'anciennes compositions.

titre Gameplay

«Doom II : Hell on Earth» reste fondamentalement une amélioration d'un gameplay qui a fait ses preuves. ID Software a tenu à conserver le gameplay intact et réserver les variantes à d'autres titres : «Heretic : Shadow of The Serpent Riders» pour l'heroic fantasy, «Hexen : Beyond heretic» et «Strife : Quest For The Sigil» pour la dimension de jeu de rôle.

La nouvelle arme du jeu, le fusil à double barillet, est une trouvaille appréciable. En proposant un fusil à pompe deux fois plus puissant, «Doom II : Hell on Earth» perler de proposer des combats beaucoup plus dynamiques avec deux fois plus d'ennemis. Très rapidement, elle devient l'arme principale du jeu, dessoudant pratiquement tout ce qui trouve sur son passage.

La vraie force de ce nouvel opus est assurément le design de niveaux, poussés à un autre niveau. «Doom» et particulièrement son premier épisode mythique Knee Deep In The Dead, a été conçu avec l'idée de proposer des niveaux aussi bien jouables en multijoueur qu'en solitaire. La tâche était loin d'être aisée mais des niveaux tels qu'Hangar (le tout premier niveau du jeu) ou Military Base (le niveau secret) ont prouvé le contraire et sont devenus des modèles. Les niveaux sont construits selon un système de HUB ou chaque partie du niveau nous ramène à cette partie centrale, à la manière d'une boucle. Là où «Doom II : Hell on Earth» est vraiment réussi est la manière dont il transforme les niveaux que l'on visite, à l'image du second niveau du jeu, Underhalls. Le rythme dans ce «Doom II : Hell on Earth» y est effréné, quasiment sans aucun temps mort. «Doom» faisait figure de découverte du jeu, où chaque ennemi et arme font l'objet d'un niveau ou d'une situation bien particulière. Ce «Doom II : Hell on Earth» nous met au contraire très rapidement en contact avec le nouveau bestiaire du jeu en proposant une difficulté importante sans prévenir (le septième niveau Dead Simple apporte une rupture très nette dans la difficulté proposée). Ne nous méprenons pas, «Doom II : Hell on Earth» ne démarre pas à la difficulté des derniers niveaux de «Doom» mais terminer le jeu en mode Ultra Violence est bien plus difficile qu'auparavant.

Quelques nouveaux monstres font leur apparition dans cet épisode, dans la continuité graphique du premier volet. Les marines zombies ont enfin leur déclinaison à la machine-gun, tandis que plusieurs versions d'un même ennemi font leur apparition : les Hell Knight se veulent une sorte de version plus faible des puissants Barons of Hell tandis que les Arachnotrons font office de bébés Mastermind, le boss final du premier jeu. «Doom» manquait cruellement de monstres puissants, à l'exception des Boss. Trois ennemis viennent compléter le bestiaire originale : les Pain Elemental, sorte de Caco Demons cracheurs de Lost Souls, difficiles à tuer car très rapidement entourés par leurs créations. Le Mancubus, alien lanceur de roquettes, devient un adversaire redoutable lorsqu'il se décide à attaquer mais surtout l'Archvile, véritable cauchemar des joueurs au point qu'il sera retiré des versions consoles. En plus de pouvoir ressusciter les ennemis défaits, l'Archvile produit une attaque à distance très puissante qui incinère le joueur s'il se situe dans son champ d'action. Il est alors nécessaire de disparaître de son champ de vision pour annuler son attaque. Le boss final du jeu n'est pas vraiment un véritable nouvel ennemi mais sa faculté à pouvoir à faire apparaître autant d'ennemis qu'il le souhaite en fait un adversaire de taille. Enfin, un ennemi secret est également présent, tiré d'un ancien titre d'ID Software, nous vous laissons le plaisir de le (re)découvrir.

Le jeu comportant un nombre de niveaux presque identiques à «Doom», comptez une durée de vie similaire pour en venir à bout. «Doom II : Hell on Earth», comme son aîné, fait cependant l'objet d'une rejouabilité exceptionnelle si on l'adhère à son système de jeu extrêmement simple. Dans tous les cas, la communauté sur Internet propose des milliers de niveaux et des centaines de modifications pour le jeu, pour un plaisir illimité.

titre Conclusion

«Doom II : Hell on Earth» est assurément un grand classique du doom-like et du jeu vidéo, surpassant en tout point son aîné. Il n'était pas facile de créer une suite aussi prenante que le premier épisode mais à ce titre, le jeu s'en sort haut la main. On sent qu' ID Software, qui n'a pas dû concevoir un jeu de zéro, s'est concentré uniquement sur le gameplay. Le résultat est sans appel : le design des nouveaux niveaux est le plus réussi à ce jour, au point que peu de doom-like de cette génération pourront se vanter d'égaler la bête.

L'héritage laissé par «Doom II : Hell on Earth» est moins important que le premier opus, dans la mesure où «Doom II : Hell on Earth» n'en est qu'une version modifiée. On retient tout de même le fusil à double barillet, qui deviendra une arme incontournable pour certains titre à venir («Blood», «Redneck Rampage», …).«Doom II : Hell on Earth» a fait l'objet de plusieurs portages, comme le précédent volet. On retient le dernier portage en date, sorti sur le Xbox Live et qui propose un épisode inédit, baptisé No Rest For The Living.

Des trois volets, composés de «Doom», «Doom II : Hell on Earth» et «Final Doom», cet opus est le plus réussi. Si vous aimez les first person shooter, nul doute que «Doom II : Hell on Earth» fera votre bonheur.



titre Lancement du jeu

FreeDoom Phase 2 est l'équivalent d'une version complète de Doom II où la partie propriétaire (graphismes, musiques et niveaux) a été remplacée par une version gratuite et libre. Le jeu comporte 36 niveaux jouables seul ou à plusieurs. Si vous avez des nouveaux niveaux PWAD pour Doom II, vous pouvez glissez le fichier sur ZDOOM.EXE pour pouvoir y jouer, mais avec les graphismes de FreeDoom.

FreeDM est la version multijoueur de FreeDoom. Pour lancer une partie, sélectionnez MULTIPLAYER. Vous pouvez héberger une partie pour plusieurs ou remplacez ces derniers par des bots.

FreeDoom est également compatible avec des mods en PK3 (comme Brutal Doom).



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