Ween : The Prophecy
Titre américain
The Prophecy
Année
1992 (Sortie FR)
Développement
Distribution (Espagne)
Distribution (Etats-Unis)
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.65
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770 votes


titre Histoire

« Ce jour là, l’orage portait de sinistres présages. Le grondement du tonnerre semblait annoncer la fin du Royaume des Roches Bleues. »

Trois jours avant la Grande Éclipse, Ohkram, le maître sorcier et grand-père de Ween, rend visite à ce dernier pour lui annoncer que le Royaume des Roches Bleues était en péril. Son pouvoir est hélas trop faible pour protéger le Royaume de Kraal, dont le dessein est de régner sur les Roches Bleues. Banni il y a dix ans par Ohkram, il projette de revenir le jour de la Grande Éclipse.

Kraal ne peut qu’être éliminé par le Revuss, un sablier magique. Le jour de la Grande Éclipse, trois grains de sable dans le Revus accomplira la prophétie et KRAAL sera vaincu.

Ween se rend à la demeure de son grand-père où se trouve l’entrée du temple. Trois obstacles attendent Ween pour récupérer les grains de sable : ouvrir la stèle qui scelle l’entrée du temple, combattre le dragon aux cents visages et enfin convaincre la gardienne d’ouvrir le sanctuaire où se trouve le Revus.

Ween a très peu de temps devant lui : la Grande Éclipse est dans trois jours.

titre Historique

«Ween : The Prophecy» est la suite du jeu d’aventure édité par Cocktel Vision en 1989 et développé par Tomahawk : «Legend of Djel». On retrouve l’ambiance mystérieuse et l’interface très minimaliste dans ce nouveau volet, ainsi que quelques anciennes retrouvailles.

Le studio français a rencontré le succès avec le premier volet de la trilogie «Gobliiins» en 1991. Cocktel Vision est habitué à développer des jeux d’énigmes où l’ensemble des indices sont présents dans un même lieu, représenté par un seul écran de jeu . Il est alors impossible de visiter un autre lieu tant que le puzzle en cours n’a pas été résolu. L’esprit du jeu emprunte cependant davantage à un autre titre développé la même année : «Inca». À la différence de ce dernier, «Ween : The Prophecy» ne s’essaye pas au genre hybride, en incluant des phases de shoot spatial ou à des puzzles trop complexes. «Ween : The Prophecy» est une sorte retour aux sources, qui met l’accent sur une histoire aux ressorts simples, dans la lignée des anciennes légendes.

«Ween : The Prophecy» a fait l’objet d’une sortie sur Amiga et Atari ST, avec une palette de couleurs limitée et une partition musicale légèrement différente. Pour une fois, cette version DOS est graphiquement la plus réussie. Avec une palette VGA et des acteurs pour les cinématiques, elle donne davantage de cachet à la direction artistique du jeu.

titre Influences

«Ween : The Prophecy» s’offre en effet une très belle introduction qui immerge immédiatement le joueur dans son univers atypique. Grâce au procédé Full Motion Video, les animations des personnages sont remplacées par des courtes séquences vidéos intégrées dans un décor fixe, sans pour autant prendre une place importante sur le disque dur.

Si on évolue dans un univers fixe, «Ween : The Prophecy» regorge de petits détails qui apparaissent au moyen de petites cases de bande dessinée (à la manière de «B.A.T».), qui se superposent à l’écran de jeu principal. Ce minimalisme colle parfaitement avec l’esprit mystique du jeu pourra cependant en déstabiliser plus d’uns.

La musique du jeu composée par Charles Callet se fait très discrète tout en étant assez répétitive. Les thèmes très courts sont régulièrement repris tout au long du jeu. D’une vingtaine de minutes environ, elle colle cependant parfaitement avec l’univers, entre minimalisme et sonorités ethniques.


titre Gameplay


«Ween : The Prophecy» est un jeu d’aventure en plan fixe où il faut résoudre certaines énigmes pour progresser. Chaque lieu est représenté par 2 ou 3 pièces mais jamais davantage. Cela permet de se concentrer sur l’intrigue avec un puzzle à la fois. Le jeu propose une trentaine de lieux environ à découvrir.

Le bouton gauche de la souris sert à interagir avec les objets, que l’on peut ramasser et assembler avec d’autres. Le bouton droit donne accès à l’inventaire, avec lequel on peut sélectionner un objet. On conserve en général ces derniers que pour le puzzle en cours, l’inventaire étant vidé à chaque nouvelle zone que l’on traverse. Un objet particulièrement utile est à notre disposition au début du jeu, une boule de cuivre dont on peut changer la forme au contact de certains objets. Au contact d’une bague magique, la boule se transforme en chaudron. Certaines parties du jeu propose en effet de réaliser des potions, dans la lignée de «The Legend of Kyrandia - Book II - The Hand of Fate». D’autres objets permettent de donner à cette boule une forme différente, comme une épée ou une barre en métal.

On dispose de plusieurs compagnons pour nous aider dans notre quête. Petroy, une vieille femme, nous propose de de nous donner des renseignements sur les objets autour de soi. Peu utile, elle servira surtout à déchiffrer les différentes inscriptions ou renseigner sur la propriété magique de certains objets. Un autre compagnon plus utile est une chauve souris, à laquelle on peut faire appel au moyen d’une flute magique. En échange de nourriture, ce compagnon offre bien souvent de l’or ou vous permet de venir à bout d’un ennemi gênant.

L’interface est globalement peu pratique. Pour combiner deux objets dans son inventaire il faut : ouvrir l’inventaire avec le bouton puis amener l’objet vers le menu déroulant qui apparaît en haut de l’écran puis sélectionner l’objet. Quand on sait que le jeu repose sur de nombreuses associations entre eux, le temps perdu à refaire cette même manipulation exaspère rapidement. Si peu d’énigmes sont à réaliser, il arrive que l’on bloque simplement parce que l’on a pas vu un objet caché dans un recoin de l’écran où qu’une association d’objets n’a strictement aucun sens (à titre d’exemple : une plume d’oiseau qui permet d’ouvrir un coffre). Alors que certains parties du jeu s’enchaînent facilement, d’autres deviennent rapidement des casse-tête. Il faut s’attendre à de nombreux essais avant de trouver la bonne association

«Ween : The Prophecy» n’étant pas un jeu d’aventure très difficile, il tiendra en haleine les joueurs un peu moins d’une dizaine d’heures en tout. La rejouabilité est possible pour certaines énigmes qui propose des chemins alternatifs plus ou moins difficiles.

titre Conclusion

«Ween : The Prophecy» reste un jeu d’aventure d’excellente facture malgré quelques défauts inhérents à l’interface et ses énigmes tirées par les cheveux. Avec son univers onirique, il séduira les amateurs de jeu d’aventure plus portés sur Myst que sur Monkey Island.

On ne peut que recommander les titres précités, dans la même veine («Inca» et «Inca II : Wiracocha»). Les fans des jeux LucasArts trouveront leur bonheur avec l’excellente trilogie «Gobliiins» et sa suite spirituelle «Woodruff» qui font appel au même système de jeu à écran fixe mais transposé dans un univers plus cartoonesque.


titre Lancement sous DOSBox

Exécutez le fichier WEEN.BAT. A l'écran de protection, choisissez la couleur rouge (n° 1).

Pour lancer la démo, exécutez le fichier DEMO.BAT et appuyez sur F1 au lancement du programme.



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