StarCraft
Titre de la version améliorée
StarCraft: Brood War
Année
1998 (Sortie FR)
Systèmes
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310 votes


titre Synopsis

Loin de la terre, dans une région de la galaxie appelée le secteur de Koprulu, la colonie terrane de Mar Sara est dans une situation critique : les Zergs, une race extraterrestre dotée d’un esprit de ruche, ont envahi la planète, et la Confédération - le gouvernement dont dépendait Mar Sara et d’autres mondes terrans - a évacué ses troupes militaires, abandonnant sa colonie aux griffes de l’Essaim zerg.

Le marshal Jim Raynor s’allie alors aux Fils de Korhal, un groupe de rebelles dirigé par l’ambitieux et charismatique Arcturus Mengsk, pour combattre les envahisseurs et venir en aide à la population. Les quelques rebelles sauvés sur la planète infestée par les Zergs sont la cible d'une plus grande menace encore : autour de la planète en orbite se trouvent les Protoss, une civilisation avancée dont les membres sont liés entre eux par une étrange connexion psychique...


titre Historique

Le développement de «StarCraft» débute en 1995, en même temps que «Diablo». Les premières séquences de jeu, présentées à l'E3 1996 avec le moteur de «Warcraft II» ne font pas l'unanimité et ne sont vu que comme un "Warcraft dans l'espace". C'est sans compter sur le travail acharné de Blizzard, en parallèle de Diablo, qui va radicalement transformer «StarCraft» en hit planétaire. C'est durant cette période que le studio américain met au point sa recette miracle : un développement long, souvent retardé, pour fournir un titre de haute qualité, destiné à être joué et rejoué pour les années à venir.

Il faut mentionner la Corée du Sud dans l'histoire de «StarCraft», qui a fait du titre de Blizzard un jeu majeur pour l'e-sport, en plus de largement contribuer au développement de la discipline. Bien avant que Twitch et les live sur Youtube, la Corée avait déjà largement popularisé la pratique de diffusion des matchs sur des chaînes télévisuelles dédiées.

Après la sortie de plusieurs extensions officielles, Blizzard sort mois d'une année plus tard sa propre extension Brood War. Saluée par la critique pour ses apports majeurs, elle célèbre l'extension de jeu au même rang que la suite pour la société. «StarCraft» s'invite même sur la Nintendo 64 deux ans plus tard dans une version honorable. En plus de quelques missions bonus, le portage s'offre par ailleurs un mode deux joueur en coopératif inédit.


titre Influences

«StarCraft» est une fois encore le travail Chris Metzen, à qui on doit déjà la création des univers de «Warcraft II» et «Diablo», cette fois en tant que designer principal. Après la fantasy, «StarCraft» tire largement ses influences sur la SF dont il fait le pastiche : Aliens, Predator bien mais aussi Starship Troopers qui sort la même année avec un
humour pince-sans-rire très similaire.

Un important travail d'écriture et pas seulement de direction artistique est mené par le designer. Le wargame PC grand public se livre à une narration plus poussée avec la dramatisation que l'on peut attendre d'un space opera. D'autres l'ont fait avant lui mais avec la fidélité du feuilleton télévisé d'un Command & Conquer : Alerte Rouge. «StarCraft» est pour sa part radicalement pop, sans jamais trop se prendre au sérieux, offre à la stratégie temps réel le cool qui lui a toujours manqué. Les rebondissements ne manquent pas, faisant par exemple de l'échec inévitable d'une mission une issue inattendue.

La partition musicale de «StarCraft» est elle aussi largement responsable de son succès. Le compositeur Glenn Stafford reprend largement à son compte le côté épique de son travail sur les deux premiers Warcraft, adapté à un environnement spatial. Du rockn'roll façon bikers de l'espace pour les Marines aux  Zergs et leurs mélodies organiques et inquiétantes, la mélodie répond aux exigences du gameplay. Les Protoss, troisième race jouable, se démarquent avec des mélodies oniriques qui impose au contraire un jeu plus mesuré et maîtrisé.


titre Gameplay

Si «StarCraft» tire son nom de la célèbre franchise qui le précède Warcraft, ce n'est pas pour rien. Il y a là un héritage et un objectif clair d'être la suite spirituelle du hit de Blizzard : un jeu de stratégie en temps réel basé sur la collecte des ressources et la défaite militaire. Pas question d'aller sur le terrain d'«Age of Empires», qui s'apprête à frapper très fort avec un second volet imminent. Un détail cependant : la mer est largement absent du gameplay pour donner privilège aux combats aériens et spatiaux.

Un certain nombre d’améliorations notables sont intégrées : construction d'unités à la chaîne, groupe d'unités mais «StarCraft» reste largement tributaire de ces fondations. Il est possible de jouer entièrement à la souris mais une maîtrise des raccourcis clavier est vivement conseillée. Les vieilles recettes fonctionnent mais tout est plus flexible, mieux pensé.

Les trois différentes races du jeu proposent un gameplay unique et non plus une déclinaison comme pour «Warcraft II». Les Marines, qui servent d'introduction au jeu,font office de de synthèse déguisée des Humains de Warcraft et du GDI de Command & Conquer : fantassins, tours de défense et bases déployables et mobiles selon le besoin. Les Zergs restent eux largement dépendants de leur bases de départ qui s'agrandit par la mutation de larves en unités et bâtiments et offrent un style de jeu plus agressif basé sur les attaques surprises et massives d'unités faibles. Les Protoss, puissant et couteux en ressources, privilégie au contraire peu d'unités et un micro management millimétré.

La campagne principale est découpée en 30 missions. A la différence des RTS précédents qui n'offraient qu'un background préexistant à chaque mission, «StarCraft» dispose d'évènements précis au cours d'une mission qui viennent influencer le déroulement de la partie. Ces moments mettent le jeu en pause, par un dialogue entre les personnages. Mention spéciale d'ailleurs pour la version française, d'une très grande qualité, faisant honneur à la version originale. «StarCraft» avec sa partie solo et ses extensions assez difficile ne font office que de prologue face aux milliers de niveaux et campagnes créées pour la communauté autour du jeu. Si vous vous sentez d'attaque, le multijoueur sur les serveurs de BattleNet saura définitivement vous tenir en haleine jusqu'à votre passage sur la suite du jeu.


titre Conclusion

«StarCraft» est assurément l'un des titres majeurs de la stratégie en temps réel sur ordinateur et continue depuis 20 ans à largement dominer la scène. Avec Age of Empires II, il fait partie des premiers jeux à être réellement abouti dans leur genre respectifs en terme d'équilibre de règles, sorte de synthèse inattendue des grands rivaux qu'ont été «Warcraft II» et Command & Conquer.

Blizzard, au sommet de sa créativité en cette fin de siècle revient avec la suite de Warcraft qui sera véritablement le seul jeu à égaler «StarCraft» sur son terrain. Le micro management d'unité est poussé à son paroxysme et les races sont désormais au nombre de 4. The rest is history...

En 2012 sort StarCraft II, reprenant à son compte l'héritage laissé par «StarCraft», sans en trahir l'essence même. Pour 2017, Starcraft ressort dans sa version Remastered, surfant sur la vague des restaurations de classiques du jeu vidéo. Une manière cependant élégante pour Blizzard de panthéoniser un classique.

Un Abandonware d'Or pour un titre qui en aurait aisément mérité plusieurs.



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