Beyond Time
Année
1997 (Sortie FR)
Distribution
Systèmes
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542 votes


titre Présentation du jeu

Au commencement du jeu, une cinématique vous met dans la peau d'une personne à qui s'adresse le Directeur du Musée d'Archéologie de San Francisco. Des artefacts et objets uniques détenus par des Musées du monde entier se volatilisent. En dépit des mesures de sécurité optimales, des œuvres d'Art ont disparu, le masque de Sethi Ier ou la célèbre Pietà de Michel-Ange. Le trésor de Tout-Ankh-Amon est porté manquant. Plus troublant encore, un artefact a disparu du musée d'Abydos, en Égypte, et a été retrouvé à plusieurs dizaines de miles une heure plus tard, enseveli dans le sable à proximité du temple où il avait été découvert. Des événements étranges se déroulent, des flashes, des sons bizarres. Les voleurs utiliseraient une innovation technologique mise au point par le Professeur Daedalus pour traverser le Temps. Et le Temps semble se détraquer à son tour.
C'est donc à vous, oui VOUS, qu'il incombe de retourner à Abydos, en Égypte, pour démarrer une enquête qui devrait vous amener à retrouver des cristaux indispensables pour réparer le Temps.
Vous arrivez sur le site archéologique d'Abydos, et déambulez dans les ruines du Temple. Mais à hauteur de la Statue d'Isis, un flash transforme les lieux. Vous vous retrouvez dans la Cité d'Abydos, hantée par la prêtresse du temple d'Horus. Votre enquête commence. Entre passé, futur et présent, vous voilà au-delà du Temps. Entre passé, présent et futur, vous allez voyager dans l'Egypte antique, chez les Mayas, à Lhassa, au Tibet, et même à Atlantis. Somewhere, somewhen...

titre Le Gameplay

Le jeu est un pur Point and Click, dans la tradition des jeux d'aventure des années 1990. Ou plus spécifiquement, c'est un vrai émule de «Myst» et surtout de sa suite «Riven».
La prise en main n'est pas très compliquée, et n'apporte pas d'innovation par rapport au mécanisme des jeux d'aventure de la dernière décennie du XXème siècle.
Le curseur prend la forme d'une main pour indiquer un objet^à prendre ou un artefact à actionner. L'index indique le chemin à suivre, tout droit ou pour tourner. La main avec les doigts repliés et le pouce déployé indique un virage à 180 degrés, pour contourner un lieu, et encore une position caractéristique pour le demi tour ou bien pour monter/descendre des marches.
Les raccourcis clavier permettent un petit gain de temps, mais la barre de menu est aussi accessible par un clic droit sur votre souris. Ces raccourcis sont les suivants:

  • H: Help

  • L: Load game

  • C: Credits

  • S: Save Game

  • A: Ambient Sounds on/off

  • R: Return to Game


Pour ce qui est du jeu, il faudra observer, noter tous les indices, sauvegarder plusieurs points de sauvegarde pour revenir en arrière en cas de blocage. Un jeu digne des grands Myst-likes des années 1995/2000, avec des énigmes "coton", d'autant que le jeu est en anglais, ce qui rend la progression un peu plus lente que si le jeu avait été en français.
Beaucoup de lieux sont difficiles à repérer, avec des configurations labyrinthiques accentuées par des graphismes un peu confus.
Le manuel comporte plusieurs plans et indices, qui, si vous êtes bloqués, seront salutaires. Mais pour ne pas gâcher le plaisir du jeu, n'en abusez pas, c'est un conseil!


titre Un jeu qui a souffert du succès de Riven?


Le jeu est directement adapté d'une nouvelle écrite par Judith Kaye Jones, avec une équipe pilotée par elle-même et son époux. La légende dit que le jeu était prêt en 1995, mais que la Compagnie Discis Knowledge Research, celle-là même qui avait édité «Jewels of the Oracle», perdit du temps pour honorer son contrat. Une clause prévoyait de mettre fin à la collaboration de l'éditeur en cas de retard. Mais celui qui avait usé de son enthousiasme pour signer l'accord, Richard Wah Kan, qui avait une foi indéfectible dans le genre Aventure pour les jeux vidéo, qui avait aidé «Jewels of the Oracle» à être édité, ainsi que le jeu Taïwanais «Karma, Curse of the 12 Caves», décida de quitter Discis pour fonder un studio d'édition qui allait devenir la société la plus emblématique des années 2000, pour les joueurs de jeux d'aventure: «DreamCatcher Interactive» (1996). «Beyond Time» constitue donc la toute première empreinte de cette maison, avec une publicité qui a attiré de nombreux clients, puisque les premières boîtes ont mis en avant le lien entre «Jewels of the Oracle» et ce jeu, pour faire une publicité un peu facile.
Moralité: le jeu est finalement sorti avec deux ans de retard, et des graphismes old school qui reflètent ce décalage entre la sortie du studio Jones and Jones Multimédia, et l'édition par DreamCatcher Interactive.
Entre temps, «Riven» repoussait les limites du jeu d'exploration à la première personne, avec des musiques inquiétantes, une immersion aussi profonde que passionnante. Et le succès de «Beyond Time» devait s'en ressentir, avec des ventes décevantes.
Du coup, le jeu n'a pas eu les recettes escomptées, et ce manque à gagner a privé le studio de moyens pour traduire le jeu en allemand ou en français, voire en espagnol. Et Lorraine Lue, qui a dirigé les bureaux parisiens de DreamCatcher, sur les vestiges de la société Cryo, n'a jamais cherché à donner une nouvelle jeunesse à ce jeu, contrairement aux titres qui ont émaillé l'histoire de cet éditeur, de 1999 à 2008, de «Cydonia» à «Rhiannon», avant le déclin de l'entreprise canadienne et son rachat par Nordic Games (2011).


titre Premiers pas dans l'aventure

Le jeu est difficile, et votre tâche sera compliquée si vous n'êtes pas anglophones. Il est vrai que de nombreux bavardages font progresser l'intrigue. Par exemple, dans la partie consacrée à l'exploration du labyrinthe, vous allez inspecter la chambre des sept protagonistes, où vous trouverez des enregistrements vidéo de chacun des personnages. Qui dit vrai? Qui ment? Que se passe t-il réellement dans cette dimension hors du temps, entre le millefeuilles des civilisations d'hier et de demain?
On aurait bien aimé des sous-titres, même en anglais, pour mieux comprendre le fil de l'intrigue. Cependant, avec un niveau honnête, le sens général est assez bien compris.
Pour le reste, voici quelques coups de pouce pour vous aider à vous accrocher dans cette aventure sombre et mystérieuse.
A votre arrivée à Abydos, vous déambulez au milieu des fouilles archéologiques de la cité lorsque, à hauteur de l'Obélisque, un flash vous fait basculer dans une dimension parallèle. Vous êtes toujours à Abydos, mais les bâtiments sont neufs et les oriflammes claquent sous le vent du désert. Par contre, la ville est déserte, et seuls quelques fantômes rôdent, pour vous guider parmi les couloirs et les recoins des temples.
La toute première énigme vous invite à trouver un artefact, l’œil d'Horus, et à le placer correctement sur sa statue, afin de retrouver sa magie et accéder à votre inventaire.
Vous allez arpenter ce grand bâtiment qui comporte une bibliothèque avec des rouleaux de papyrus, les appartements de la prêtresse, et collecter des indices disséminés entre tiroirs de meubles, au fond de coffres oubliés et au beau milieu de cartouches entre des lignes de hiéroglyphes. Beaucoup d'informations vous seront utiles, et je ne saurais vous recommander de sauvegarder une partie pour accéder à la bibliothèque à tout moment.
Pour entrer dans le Temple d'Isis, vous aurez besoin de quatre codes. Et pour traverser le Nil, il vous faudra quatre objets. Mais au préalable, vous devrez trouver un dédale secret pour débusquer des obélisques où le symbole supérieur devra être orienté de façon précise. C'est en arrivant sur la rive opposée du Nil que l'histoire prendra tout son sens. N'oubliez pas que vous menez une enquête au sujet de cambriolages de musées partout dans le monde, et que des pièces exceptionnelles comme la Joconde ont tout bonnement disparu.
Observation, logique, patience, trois qualités pour vivre votre quête. Et ne négligez pas l'aide apportée depuis votre inventaire, surtout au début de votre progression.


titre Conclusion


Pour les amateurs de «Riven», ce jeu est fait pour eux. Vous allez devoir avancer dans l'intrigue en résolvant des puzzles plus ou moins énigmatiques. On pourrait critiquer le scénario, plutôt confus et tiré par les cheveux, et regretter l'absence de traduction pour les non-anglophones.
Mais pour le reste, c'est un titre qui suscite beaucoup de curiosité, et qui donne envie d'avancer. certes, les ressemblances avec le jeu de Robyn et Rand Miller sont si frappantes que l'on pourrait y voir du plagiat (je pense à une certaine énigme en aéronef sous-marin où l'on se croirait dans le lagon de «Riven»).
Pour les amateurs de contes Mystiens et Mystiques, c'est un titre à essayer, mais pour les autres, c'est un jeu qui risque de vous lasser, en raison de puzzles rendus compliqués par le contexte en anglais. Pour ma part, c'est un jeu qui m'a passionné, et que je brûle de partager avec vous. Let the quest take you!

titre Lancement du jeu

Le jeu fonctionne sans difficulté avec Virtual PC et Windows 1998. Testé également sous XP. Fonctionne aussi avec Windows 3.1.



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