Color Trilogy - Mortelles Couleurs : Ios
Titre anglais
Color Trilogy
Année
1995 (Sortie FR)
Systèmes
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610 votes


titre Le héros s'appelle Bob Galaxor

L'histoire se déroule dans le futur, en 2136. Comme souvent lorsque l'on se projette dans l'avenir, la Terre est devenue une puissance impérialiste qui explore l'Univers et en exploite les ressources, grâce à des technologies capables de faire voyager ses spationautes jusqu'aux confins des galaxies lointaines.
Dans ce futur, ce sont les firmes multinationales qui dirigent tout et qui financent les expéditions qui servent leurs intérêts, un peu comme dans l'intrigue de «The Orion Conspiracy».
Oui mais voilà: trois expéditions financées par Starforce, l'une des firmes les plus notables de ce futur, ont mal tourné.
D'abord, il y a eu Sam Blacklee, qui a disparu à bord de son aéronef Elfic Star IV, alors qu'il volait à proximité d'un système inconnu, appelé Virgo.
Al Burdick, à bord du Space Arrow I, a disparu deux ans plus tard dans la même région.
Et en 2136, c'est Oliver Ston, aux commandes du Dark Space X, qui disparaît sans laisser de trace.
Vous incarnez le pilote Bob Galaxor, et vous devez enquêter au sujet de ces trois mystérieuses disparitions. Votre vaisseau dernier cri, le Star Rainbow VII, est aspiré dans une sorte de trou de ver au moment où vous survolez la région du système interstellaire VIRGO.
Votre aéronef est projeté dans un système solaire non répertorié, où scintillent trois soleils. Vos liaisons sont coupées et vous vous posez sur une planète inconnue, où le désert semble recouvrir toute la contrée. Cette planète, Ios, a été cartographiée par l'ordinateur de bord, et, lorsque votre personnage reprend ses esprits, il (vous) doit découvrir les coordonnées géographiques de sa position pour repartir, mais aussi chercher si des traces des disparus sont disponibles dans les nombreux endroits à visiter.


titre Aventure ou Jeu de Rôle?

«Color Trilogy» a été développé comme il a été pensé. Tout est fait pour laisser au joueur une liberté presque totale. On ne peut parler de linéarité, même si le jeu vient se mettre en place avec la rencontre des autochtones de la mystérieuse Ios.
Le plus difficile sera de vous repérer et de comprendre ce qu'il faut faire. Une fois cet obstacle levé, vous allez prendre goût au gameplay de ce jeu plein de créativité.
Le scénario, on l'a vu, est plutôt mince, mais il faudra en approfondir le contenu par vos investigations, à la façon d'un «Myst». Le jeu en est clairement inspiré, à en juger par les paysages ou les musiques qui enveloppent les lieux.

Dès le départ, vous avez un score accessible en appuyant sur F1: vous avez des points de vie, d'expérience, de force et d'intelligence. La résolution d'énigmes et l'avancée dans l'intrigue vous donneront ces fameux points. Par contre, l'atmosphère de Ios étant nocive, vos points de vie chutent dès que vous sortez de votre vaisseau pour explorer un endroit. De ce fait, il faudra aller au fond de votre vaisseau pour activer la régénération, qui vous redonne votre capital Points de vie. Laborieux? Oui, en quelque sorte, parce que vos points de santé sont fragiles. Mais il est écrit dans le manuel que vous devez apprendre à concocter un antidote qui vous préservera vos points de santé.
A l'avant de votre vaisseau, vous avez un écran qui permet d'accéder à la cartographie de cette planète. Et lorsque des endroits intéressants sont balayés par votre curseur, vous voyez un coeur battre. Mon conseil est de vous inciter à noter les coordonnées géographiques de ces lieux sur lesquels vous vous téléportez. Car après avoir découvert les dix ou douze endroits sensibles de cette planète, vous ne saurez plus comment vous rendre à telle pyramide ou bien à tel tombeau.
Si vos points de vie descendent au score de 4, ou en dessous, vous ne pourrez entrer dans les lieux que vous voulez visiter. Du coup, vous devez aller vous régénérer dans votre vaisseau.
Autre chose: pour sauvegarder ou charger une partie, il faut également se trouver à bord de votre vaisseau, et appuyer sur la touche Espace.
Tant que vous êtes en mode exploration, vous cliquez sur des zones, à la recherche d'interactivité avec les environnements. Observez bien, pour dénicher des artefacts ou des leviers capables d'ouvrir des portes ou des passages secrets, dans la Cité de Nokva, par exemple.
Dans chaque lieu, le ciel prend la couleur de l'un des trois soleils (bleu, vert ou rouge) ce qui vous renseigne sur l'aspect pacifique ou belliqueux des créatures que vous allez rencontrer.

Le jeu prend une tonalité de jeu de rôle dès que vous interagissez avec les autochtones. La boîte de dialogue s'affiche seule, mais vous pouvez la faire apparaître ou disparaître avec une pression sur la touche F2.
Les dialogues sont assez simplistes, mais vous pouvez composer un dialogue pour rebondir sur des mots, que votre traducteur vous indique, en français ou en anglais, selon votre choix.
Il se peut que des combats s'engagent entre votre personnage de Bob et un indigène. C'est le clic droit qui vous sauvera la vie, à condition de dégainer et de tirer plus vite que votre ombre.
Donc, vous l'avez compris, il y a des Game Over, comme dans des jeux contemporains de celui-ci, par exemple avec «L'énigme de Maître Lu».
Les personnages sont corruptibles, intéressés, peureux, vantards...et pour gagner leur confiance ou leur respect, il faudra leur apporter des objets, troquer, voler, négocier.
Peu à peu, l'intrigue va s'épaissir, et vous allez chercher à aller au fond du mystère des trois disparus de Ios.
Arpentant des ruines, des temples, des lieux diversifiés, vous allez aussi apprendre à connaître les races qui peuplent cette planète, et dénouer tous les fils de l'intrigue.




titre Un jeu New Age avec la patte de Sotiropoulos

Constantin Sotiropoulos a une carrière fulgurante, autant sur le plan de ses capacités d'informaticien que de celui de ses capacités à développer des jeux d'aventure un peu décalés.
En 1989/1990, Sotiropoulos avait développé «Astate» pour la plateforme Amiga. Encouragé par le succès immédiat, il a créé le studio Rolling Press Multimedia afin de développer ce jeu créatif mais répétitif.
C'est avec une partie de l'équipe de développement du jeu «Astate» que le studio a mis ce titre en chantier, notamment avec Didier Cackel, lieutenant de Constantin pendant la durée du développement de ce jeu.
Loïc Etienne a composé les musiques, et Florence Lesaffre a travaillé sur les images de synthèse. Cette dernière apparaîtra comme principale responsable de développement chez Cryo, au début des années 2000, avec des jeux comme «Les Chevaliers d'Arthur» ou encore «Atlantis Evolution», mais aussi sur «Aztec».
Au final, le studio a proposé un titre franchement New Age, décalé et destabilisant. Mais cela s'avère un joli travail, avec des graphismes bien léchés et un humour qui n'est jamais très loin. Bob Galaxor, ça ressemble à Bob Morlock. Ici, ce ne sont pas cinq clones à retrouver et à détruire, mais trois coéquipiers qui ont peut-être laissé des indices au sujet de leur mort. Au fait sont-ils bien morts?



titre Conclusion



Quatre ans avant «L'Alchimiste», "Costas" Sotiropoulos édite et développe un jeu ésotérique et myst-érieux. A la frontière du jeu d'exploration et du jeu de rôle, c'est un titre qui peine à dévoiler son intrigue. Pourtant, en s'accrochant et en cherchant un sens, une issue, le jeu finit par libérer ses arômes, à la manière d'un vin qui a un avant-goût de bouchon. En décembre 1995, le jeu a débarqué au milieu d'une pléthore de myst-likes et de jeux d'aventure. Fatalement, ce calendrier fut néfaste à sa carrière, et il rejoignit les titres que l'on dit ratés parce que le grand-public n'a pas adhéré à son gameplay.
A la façon d'un «Blue Ice», d'un «Welcome to the Future» ou d'un «Azrael's tear», c'est un jeu qui se déguste et s'apprécie au rythme que permet l'abnégation. Un "OVNI", comme dirait Londeau-Lune, un des testeurs de notre partenaire Planète-Aventure.


titre Lancement

Jeu testé sous Dosbox et Windows 3.1 et sous Virtual PC avec Win 98. Nécessite d'être lancé en 640 X 480 avec 32000 ou 65 000 couleurs. Rame pendant l'introduction sous Virtual PC puis semble fonctionner correctement.
Fonctionne également dans le mode XP de Windows 7.



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