Stupid Invaders
Année
2000 (Sortie FR)
Développement
Edition
Systèmes
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422 votes


titre Présentation

Les années 1990 ne sont pas seulement synonymes d'âge d'or des jeux vidéo, c'est aussi un rendez-vous quotidien pour des millions d'enfants, avec une émission culte créée par
Arnold Boiseau et intitulée "Les Minikeums".
Cette émission a mis en avant des dizaines de programmes, des séries de télévision ou des séries animées, parmi lesquelles "Les Zinzins de l'Espace", avec ce générique chanté par Iggy Pop himself.
«Stupid Invaders» reprend les personnages et les voix de la saison une, tout en modifiant certains éléments pour entrer dans le format du jeu vidéo avec un épisode unique.
Dans la série comme dans le jeu, cinq Extraterrestres aussi stupides que rigolos s'échouent sur terre à bord de leur aéronef accidenté.
Pendant le temps de la réparation, ils doivent se cacher des horribles humains, et trouvent refuge dans le grenier d'un manoir à louer. Ici, le jeu leur offre tout le manoir, de la cave au grenier.
L'infâme Docteur Sakarin veut capturer les cinq Aliens et envoie Bolok, un tueur à gages sans état d'âme.
Bud, le plus débile des cinq, est le seul à ne pas être transformé en glaçon, alors que ses quatre camarades - Gorgious, Stéréo, Candy et Etno - sont capturés par Bolok.
Vous commencez l'aventure sous les traits de Bud, enfermé dans les toilettes avec Bolok à vos trousses. Non seulement vous allez devoir lui échapper, mais il faudra aussi libérer les quatre autres zinzins et mettre un terme à la menace brandie par Bolok et Sakarin.

titre Humour potache, énigmes loufoques

Le jeu ne déroutera pas les routards du jeu d'aventure. En effet, le gameplay s'inscrit dans la tradition initiée depuis le début des années 1990 par Sierra et LucasArts.
Le jeu est linéaire, comportant des "chapitres" (sans qu'il soit fait référence à ces chapitres d'ailleurs) qui déroulent le fil de l'intrigue. L'histoire débute dans le manoir avec Bolok aux trousses de Bud, et se poursuivra dans une usine étrange avec une succession de scènes loufoques.
Votre souris prolonge votre cerveau, et c'est en balayant l'écran que vous allez trouver les zones sensibles où interagir. Une action est possible lorsque le curseur prend la forme d'un bouton-poussoir, et la direction à prendre s'inscrit dans les coins du décor. Un objet à observer, c'est un oeil qui remplace votre curseur, et la main vous suggère de prendre.
Pour accéder à l'inventaire, il faudra presser votre barre espace, et pour prendre un objet ou le faire glisser sur un autre objet de l'inventaire avec le bouton gauche de la souris.
Les énigmes s'inscrivent dans la norme des "Point and clicks", avec ici un côté très loufoque, dans l'esprit des «Maniac Mansion» et «Simon le Sorcier». Autant vous prévenir tout de suite, c'est souvent dans l'absurdité que réside la solution : N'hésitez pas à tout tenter lorsque vous êtes coincés, et surtout, utilisez fréquemment votre sauvegarde (9 slots accessibles par une pression sur F2 et le chargement des parties en appuyant sur F1) car les Game Over sont non seulement répandus, mais en plus surviennent sans crier gare. Par exemple, vous avez besoin d'un gros marteau pour dénouer une situation. Ca tombe bien, vous avancez dans une salle où il s'en trouve un magnifique, sur un piédestal. Et lorsque vous le saisissez, une trappe au sol s'ouvre et un fusil automatique apparaît, et vous prenez une rafale en pleine poire. Game Over !
Donc, il faudra refaire toutes les salles précédentes et trouver l'objet qui vous protège de cette alarme radicale. C'est absurde, certes, mais c'est désopilant!
La marque de «Stupid Invaders» c'est bien cela : les situations cocasses et absurdes que vous dénouez et déjouez en transformant une paire de collants en lasso extensible, une ventouse et un rouleau de PQ en grappin universel ! On pourra lever les yeux au ciel et déplorer le ton "pipi-caca" et l'humour scabreux, il faut surtout aborder ce jeu comme une bonne vieille farce de potaches.


titre Les zinzins de l'espace, la marque de Xilam

L'équipe de développement du jeu se confond avec celle du dessin animé "Les Zinzins de l'espace", et pour cause ! C'est la même !
Xilam a été créée pour prolonger le travail de son studio d'animation. Et comme ses studios sont localisés dans les bâtiments qu'utilisait Besson pour "Le 5éme élément", on retrouve aussi tout une partie des équipes qui ont développé le jeu «Le cinquième élément».
Thomas Szabo, Sébastien Hamon et Nicolas Gallet ont su compter sur l'expérience de programmeurs comme Frédéric Sarlin ou Fabrice Decroix, qui ont travaillé chez Cryo à l'élaboration de jeux comme «Egypte», «Versailles», «Atlantis» ou «Dragon Lore».
On retrouve également l'ossature de l'équipe du développement du jeu «Les Visiteurs». Enfin, le musicien de la série animée, Hervé Lavandier, signe la Bande son de ce jeu, tout comme il signe les musiques des productions Xilam jusqu'au milieu des années 2010. D'ailleurs, un long-métrage d'animation est prévu pour Noël 2017 ("lesZinzins de l'Escape : le Film") et on retrouve encore Lavandier au générique.
On l'a compris, c'est une équipe soudée par vingt années d'amitié et de joie de vivre que l'on retrouve aux crédits de ce jeu.
Enfin, c'est aussi avec plaisir que l'on découvre des développeurs qui débutent avec ce jeu, comme Sylvain Clerc, Pascal Blanché ou Jérôme Lionard, et que l'on retrouve dans les années 2000 sur des grands jeux comme Ghost Recon, Myst 4, Cold Fear ou Assassin's Creed. «Stupid Invaders» ressemble à un jeu qui fait le bilan sur dix ans de point and click, il apparaît pourtant comme le début d'une grande génération, qui mêle ceux du cinéma et ceux du jeu vidéo.

titre Conclusion

Il en va des grands jeux comme des grands films ou des bons bouquins : Les avis sont tranchés et les critiques basculent du merveilleux au déplorable. De ce point de vue-là, «Stupid Invaders» est un grand jeu : on rit, on s'amuse, on recommence l'action pour mieux profiter du gag...ou on fronce les sourcils devant la vulgarité du propos, avec ce Candy homosexuel qui devient l'esclave sexuel de ce personnage lubrique déguisé en lapin. On est loin de l'esprit de la série animée, et pourtant c'est l'équipe qui l'a créée qui est aux manettes de cette adaptation vidéoludique. Comme si Hergé avait transformé Tintin, Haddock et les Dupond en Boy's Band pour rire un bon coup.
A vous de voir si ça vous fait rire ou pas : une chose est certaine, ce jeu ne vous laissera pas indifférents !

titre Lancement

Le jeu était prévu pour fonctionner sous Win 98, et sa configuration fonctionne avec XP, mais aussi avec Win 7 et 64 bits. C'est sous cet OS que le jeu a été testé. Lancez le CD 1 et installez-le. Le fichier prendra place dans "Program Files (X86)". Et pour lancer le jeu, double-cliquez sur le raccourci qui est présent sur votre écran. Ou cherchez l'exe dans le dossier Xilam.
Pour changer de Cd en cours de partie, faîtes Alt + Suppr pour sortir de l'écran de jeu, et lancez le CD demandé en montant l'ISO avec Daemon Tools.



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titre Liens divers

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