Dracula (résurrection)
Série
Année
1999 (Sortie EUR)
Développement
Edition
Edition (Europe)
Edition (Etats-Unis)
Distribution (Espagne)
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titre Qu'est-ce qui est jaune et qui attend ?

C'est vous, pardi ! Oui parce que vous incarnez Jonathan Harker, le héros original (et originel) du roman de Bram Stoker.
En 1897, Dracula était tué, et Jonathan et Mina retrouvaient la paix. Mais en cette année 1904, Mina semble prise de démence et ressent le besoin de repartir en Transylvanie. Dracula serait il de retour ?
Mina disparaît et laisse une lettre d'adieu à son bien-aimé. Jonathan se rend immédiatement dans les Carpates et enquête dans une auberge lugubre où, à peine arrivé, il est bousculé par deux lascars patibulaires. Votre aventure commence, et vous n'avez pas une minute à perdre si vous voulez retrouver votre belle !

titre Un Gameplay classique et des graphismes aux petits oignons

Jouer à Dracula n'a rien de compliqué, même si l'on ne joue aux jeux d'aventure qu'occasionnellement. Les actions sont matérialisées par des symboles explicites (la bouche, pour parler; la main, pour prendre; le mécanisme, pour utiliser un objet).
Les déplacements se font uniquement avec la souris, et les mouvements sont prédéfinis à l'aide de flèches sur lesquelles il faut cliquer.
La seule vraie difficulté repose sur la rotation à 360°, qui peut faire perdre momentanément le sens et les repères. Il faut aussi ne pas hésiter à regarder au-dessus ou en dessous, et il n'est pas rare de se retrouver à errer das un décor labyrinthique faute d'avoir récupéré l'objet caché sous une planche ou d'avoir débloqué le dialogue qui fait avancer le schmilblick.
Inversement, on peut aussi regretter que certaines actions se fassent presque automatiquement, dès lors que l'on a choisi le bon objet dans l'inventaire.
Du coup, Dracula est apparu comme l'un des plus beaux jeux d'aventure, sur le seuil de l'an 2000, digne héritier des jeux Cryo et Sierra....en plus beau, nettement plus joli que ses devanciers.
En effet, un soin particulier a été apporté aux décors, aux zones d'ombre, aux effets de lumière, favorisant par là-même un sentiment d'oppression au gré des lieux visités.
C'est au niveau des cinématiques, et plus particulièrement sur les traits des visages des interlocuteurs, que le travail le plus efficace a été mené par l'équipe de Jacques Simian. Jamais la laideur n'avait été montrée avec tant de beauté.
Et le travail sur les sons, vent plaintif qui s'engouffre entre les fissures du mur du cimetière, craquements du plancher vermoulu sous le poids de vos pieds, couinements des chauves-souris qui vous guettent entre plafonds et poutres des galeries souterraines, le tout nappé de musiques gothiques et romantiques signées Laurent Parisi . Un vrai enchantement qui multiplie les clins d'oeil à la culture pop que Vlad Tepes a laissée dans le sillage de Bram Stoker et de son ouvrage phare.
Le jeu se divise en trois parties bien distinctes, qui, à l'origine, s'étalaient sur deux CD-ROM (au lieu du DVD contenant les cinq jeux de la saga que votre testeur tient entre ses mains).

- En premier lieu, l'auberge du col de Borgo. La neige, la nuit, les personnages laids et antipathiques, on se croirait dans le film de Polanski : Le Bal des Vampires (1968), l'humour en moins, c'est évident.
Vous allez devoir fausser compagnie à d'inquiétants lascars qui semblent vous surveiller étroitement. Pour aller au Château du Comte, il faudra emprunter un pont. Les énigmes sont basées sur les dialogues, quelques objets à récupérer et à utiliser judicieusement pour fausser compagnie à vos gardiens peu angéliques.

- Ensuite, le pont ayant montré ses limites, il faudra passer par des souterrains autrefois creusés par les mineurs.. Votre sens de l'orientation et votre sagacité seront mis à contribution jusqu'à votre entrée dans le château maudit.

- Enfin, la dernière partie, celle de l'exploration du château du Comte, donnera lieu à de vraies énigmes basées sur des objets et artefacts à trouver et à replacer au bon endroit et au bon moment. Des énigmes à tiroirs à base de codes, de coordonnées à trouver, de passages secrets à ouvrir. C'est la partie la plus passionnante et la plus difficile, avec un point d'orgue autour de la bibliothèque et de la chambre du Prince Noir, mais aussi les cachots, la crypte ou le hall qui fait penser à «The 7th Guest». Ici, la référence semble directement découler du film de Francis Ford Coppola, avec les amours de Dracula pour Mina (qui n'existent pas dans l'oeuvre originale de Bram Stoker) : Jonathan doit absolument retrouver Mina et repartir, et la fin vous donne encore un joli clin d'oeil en direction d'un Humaniste que l'on ne s'attend pas à voir évoqué ici, mais dont les dates de vie et de mort chevauchent l'histoire de Vlad Tepes.

titre Conclusion


Le jeu est probablement l'un des plus beaux jamais sortis, dans le rayon "Aventure", à cette date charnière de l'an 2000. Jeu magnifique, bande son captivante, scénario qui reprend la fin du film de Coppola, on peut s'attendre à un jeu révolutionnaire.
Oui mais voilà : le jeu n'invente rien, et reprend les recettes entrevues depuis «Versailles» ou «Atlantis». Certes, le jeu dépasse les graphismes de «l Amerzone», et les traits des personnages s'apparentent à ceux de Sokal, ce qui n'est pas étonnant quand on sait que Moebius a participé au travail sur le dessin et sur la modélisation. Mais rien d'innovant, véritablement.
Le défaut majeur, qui jalonne tous les tests de ce jeu, c'est sa déconcertante facilité. Un joueur chevronné le parcourra en trois heures environ, là où un joueur débutant pourra s'y perdre 5 à 6 heures avant de trouver la cinématique finale. Loin des 20 heures de jeu que promettait Index + en 1999.
Cela dit, par son ambiance, par ses dessins, par ses bruitages magnifiques, sans game over ni passages artificiels destinés à allonger la durée de vie de ce titre, ce jeu reste un opus exemplaire que tout aventurier se doit d'avoir dans sa ludothèque.
«Dracula» (Résurrection) lance une saga particulièrement riche (1999-2014) et surfe sur une noria de jeux de vampires, de Castlevania à Vampire, en passant par «Gabriel Knight 3» ou «Bureau 13». L'équipe qui a oeuvré a rempilé pour la suite des aventures de Jonathan et de Mina, et on les retrouve encore en 2001 pour la réalisation de «Necronomicon».

titre Lancement


Destiné aux ordinateurs équipés de Win 95, Win 98 et XP. Test réalisé avec la version DVD de la compilation de 2014, qui tourne sous les OS modernes, évidemment.



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