Colorado
Année
1990 (Sortie FR)
Développement
Edition
Distribution (Royaume-Uni)
Distribution (Espagne)
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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512 votes


titre Histoire

Le joueur incarne un trappeur américain, parti chercher fortune dans le Colorado. Une ancienne légende indienne raconte qu'un fabuleux gisement d’or, la mine de Pocahontas, existerait quelque part dans cet état.

Le trappeur part à sa recherche en terre indienne, où rôdent aussi bien les bandits que de dangereux prédateurs.


titre Historique

À la fin des années 80 et pendant toute les années 1990, la société française Silmarils s’essaiera dans un bon nombre de genres, toujours avec une identité qui lui est propre. La société s’est jusqu’alors essayé au beat’em all avec «Manhattan Dealers», ou encore au jeu de sport, avec «Windsurf Willy». Silmarils s’est aussi essayé à un autre genre hybride, dont elle est pratiquement l’unique représentante, un jeu mêlant phase d'action et exploration. «Colorado» est le troisième essai en la matière après un premier jeu très porté sur l’exploration, «Le Fétiche Maya» et «Targhan» uniquement focalisé sur les combats. «Colorado» réalise une synthèse des deux jeux, même s'il reprend davantage les éléments de «Targhan».


titre Influences

«Colorado» n’a pas vraiment d’antécédent ni d’influences directes. Le jeu ne fait qu’emprunter le même moteur que «Le Fétiche Maya» et «Targhan». Sa principale contrainte est de devoir jouer avec une palette de couleur extrêmement réduite pour chaque écran de jeu. Silmarils excelle réellement dans cet exercice et parvient à suggérer beaucoup dans des décors très simples et peu animés. Le jeu délivre essentiellement des décors en plein jour, faisant appel à des couleurs très claires. Quelques passages du jeu se déroulent sous un beau coucher de soleil ou sur un plateau entièrement enneigé.

La partie sonore, comme toujours chez Silmarils, est très minimaliste. À l’exception de quelques bruitages et des « YAH ! » poussé par le personnage principal, il n’y a pas grand chose à se mettre sous l’oreille. La musique n’intervient qu’à de rares moment du jeu, et ne dure pas plus d’une minute : en introduction et lors des rencontres avec les chefs indiens.

Il faut tout de même préciser que tous ces éléments, s’ils peuvent apparaître comme des défauts, ont largement participé au succès des jeux Silmarils, en donnant à ces derniers leur ambiance si particulière.


titre Gameplay

«Colorado», malgré sa durée de vie réduite, est un jeu relativement ouvert. Dès le début de la partie, plusieurs chemins sont accessibles. Le joueur peut ainsi partir explorer la forêt ,et découvrir les premiers combats contre les indiens, ou prendre son canoë et descendre les rapides. Cette dernière phase de jeu met le joueur au commande de son canoë qui doit descendre les rapides sans encombre, en évitant les indiens en canoë et les obstacles sur sa route. Pour se défendre contre les indiens, le joueur peut soit donner des coups de rame ou pousser les indiens en se déplaçant d’un côté ou l’autre de l’écran. La rivière comporte plusieurs points où il est possible d’accoster pour accéder à d’autres zones du jeu. Si le joueur manque ses points de sortie, il finit dans la cascade et la partie se termine.

Il est ainsi possible d’explorer les différentes parties du jeu un peu comme on le souhaite. L’exploration se fait au moyen d’écran où le déplacement n’est bien souvent possible que sur un seul plan horizontal, à l’exception de quelques embranchements. Certains écrans comportent des passages plateformes (un fossé ou une rivière que l’on franchit au moyen d’un saut, une falaise que l’on peut escalader), d’autres font intervenir des ennemis à combattre. Les combats peuvent toujours être résolus de manière très simple si l’on dispose de la bonne arme, un peu à la manière d’une énigme d’un jeu d’aventure. Certains ennemis peuvent être vaincus plus facilement sans trop d’adresse si on utilise l’arme adéquate. Au nombre de trois, elles sont toutes disponibles au début de la partie : la hache (lente à manier, mais les coups portés font de gros dégâts), le couteau (rapide à manier mais les coups portés font des dégâts légers), ou encore le fusil (lente à recharger mais les dégâts portés sont très importants). La maniabilité si particulière des jeux de chez Silmarils reste un défaut qui n’est pas corrigé avec ce titre. La marge d’erreur est faible et un combat peut vite tourner au carnage si on s’y est mal préparé.

«Colorado» présente également une composante de jeu de survie, notamment pour ce qui est de la gestion des munitions. Il existe heureusement de nombreux points de sauvegarde, où le joueur peut se reposer, et des roulottes où il est possible de faire du troc, un peu comme dans le Le Fétiche Maya . Pour obtenir certains objets spécifiques, le joueur doit se rendre dans des villages indiens, saluer les grands chefs (une commande est spécialement prévue à cet effet !), déposer un objet par terre, afin d’en acquérir un autre. Ce genre de petits détails participent au plaisir de ce jeu atypique, qui laisse le joueur découvrir par lui même les mécanismes de gameplay.

Le jeu présente enfin des énigmes similaires à celles des jeux d’aventure de la fin des années 1980 : le joueur explore une zone, se heurte à un obstacle (par exemple, un éboulement l’empêche de passer), et doit trouver une solution autre part, sans lien scénaristique particulier (par exemple, il doit troquer un objet de valeur contre de la dynamite). Fort heureusement, «Colorado» est un jeu dont on explore rapidement tous les recoins, et dans lequel on peut difficilement rester bloqué. Pour information, le jeu dans son ensemble peut être accompli en une heure.


titre Conclusion

«Colorado» n’est certes pas un chef d’oeuvre, mais bénéficie d’une expérience unique et originale de jeu. De tous les jeux du genre sortis, il est peut-être celui qui a su le mieux prendre en compte le mélange des genres.

«Colorado» est l’avant-dernier jeu de ce type à être sorti. La même année sort «Starblade», qui transpose l’expérience de «Colorado» dans les étoiles et l’année suivante «Metal Mutant», qui met le joueur dans la peau d’un robot aux multiples pouvoirs, selon la forme qu’il choisit de prendre.

Si vous aimez les jeux de chez Silmarils, nul doute que vous tomberez sous le charme de «Colorado». Pour les autres, un coup d’oeil s’impose, ne serait-ce que pour découvrir un jeu vidéo à la française qui a depuis longtemps disparu. Ugh !



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