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Psi-Ops : The Mindgate Conspiracy
Date de sortie
18/02/2005 (
)
) Genre
Age recommandé
Développement
Édition
Systèmes
Préambule : Psi-Ops est un jeu vidéo estampillé PEGI 18, chose assez rare pour un jeu d’action de cette époque, souvent cantonnés au PEGI 16. Le jeu n’est donc pas adapté à tous les publics, et n’est pas recommandé pour les enfants.
Introduction
Ah, Midway. Midway, Midway, Midway. Midway dans les années 2000 est un cas d’école de la dégringolade d’un éditeur pourtant légendaire de l’industrie vidéoludique qui, empêtré dans des soucis financiers, ne va jamais réussir à renflouer ses caisses même en sortant plusieurs titres de qualité, quitte à auto-saturer le marché avec des jeux certes très bons, mais qui n’auront jamais réussi à suffisamment percer auprès des joueurs, en reléguant bon nombre d’entre eux au statut de “pépite cachée” et par extension d’Abandonware. J’ai déjà évoqué Area-51 et les deux opus de The Suffering comme étant de très bons exemples de ce que j’appellerais maintenant la “Malédiction Midway”, un concept qui veut que dans les années 2000, Midway a tenté de surfer sur tous les genres plus ou moins à la mode, mais où tous les projets vont systématiquement être des échecs commerciaux, indépendamment de leur qualité. le FPS de science-fiction a eu Area-51, le Survival-Horror a eu The Suffering, le jeu de course typé arcade avec une ambiance tuning (popularisé par les deux opus de Need for Speed Underground) a eu L.A. Rush, le jeu de stratégie en temps réel a eu Rise and Fall : Civilizations at War… La liste est encore longue, et on peut donc y ajouter notre jeu du jour, un certain Psi-Ops : the Mindgate Conspiracy.
Psi-Ops : The Mindgate Conspiracy est un jeu d’action en vue à la troisième personne sorti en 2004 sur Playstation 2 et XBOX et en 2005 sur PC. Développé et édité par Midway Games, le titre s’est vendu comme une petite révolution dans la gestion de la physique dans les jeux vidéo, en exploitant le concept de capacités psychiques afin d’apporter un peu de piment au gameplay classico-classique du jeu d’action à la troisième personne. Un concept visiblement à la mode puisqu’en 2004 sortait également Second Sight, un autre jeu d’action à la troisième personne à base de pouvoirs psychiques, bien que ce dernier aille plutôt du côté du thriller paranormal plutôt que de l’action pure et dure contrairement à Psi-Ops. A noter que Second Sight n’a été estampillé que d’un PEGI 16, là où Psi-Ops se voit carrément affublé d’un PEGI 18, ce qui est plutôt rare pour un “simple” jeu d’action sans composante horreur. Si vous vous demandez pourquoi, mon hypothèse est que le jeu s’est mangé un PEGI 18 suite à la violence prononcée (et gratuite) très fréquente dans le jeu, notamment dans ses cinématiques et dans ce qu’on demande au joueur de faire, un peu comme dans Manhunt, un des titres les plus violents graphiquement du studio Rockstar, a qui on doit notamment la série GTA. Une débauche de violence que je trouve un poil exagérée à titre personnel, mais qui a le mérite d’être en cohérence avec le ton très brutal du titre.
Dans Psi-Ops, on incarne Nick Scryer, un agent dont la mémoire a été effacée et qui se retrouve capturé par Le Réseau, une organisation terroriste menée par un général américain renégat, flanqué de ses lieutenants qui sont tous des experts d’un pouvoir psychique en particulier. Libéré par un agent double, Sarah, infiltrée au sein de Réseau, Nick va devoir retrouver ses souvenirs, ses pouvoirs, se débarrasser des agents du Réseau et détruire cette grande et méchante organisation de l’intérieur, que ce soit grâce à la sacro-sainte méthode de la force brute, par de l’infiltration ou par de nombreux pouvoirs psychiques.
Mental Kombat
Si le début de Psi-Ops ressemble somme toute à un jeu d’action en vue à la troisième personne tout ce qu’il y a de plus classique avec sa dose habituelle de jus de myrtille et des mécaniques d’infiltration très… forcées (on ne va pas se mentir, se mettre à couvert et dégommer tout ce qui arrive en face sans distinction sera systématiquement plus efficace et plus rapide, on est pas dans Dishonored…) mais qui pour un jeu d’action des années 2000 semblait être un ajout obligatoire, le titre de Midway va très vite nous offrir un tutoriel pour le premier pouvoir psychique qui est la télékinésie. A vous les joies de profiter des capacités de Nick pour soulever caisses, ennemis et autres objets pour se frayer un passage ou éliminer les ennemis plus rapidement. On se croirait presque dans Bioshock, à mixer armes à feu et pouvoirs pour se débarrasser des ennemis de manière efficace. Et on peut dire que le moteur physique suit bien, avec des contrôles efficaces et un jeu qui reste très joli pour les standards de 2004. L’utilisation des pouvoirs psychiques nécessite un petit temps d’adaptation mais une fois ce délai passé, on prend vraiment plaisir à faire joujou avec les nombreuses capacités du personnage, offrant une certaine variété dans la manière dont on appréhende les combats. Outre la télékinésie, le jeu propose du contrôle mental, de la pyrokinésie ou encore la création d’illusions, ce qui permet des combats plutôt originaux, notamment face aux boss. Bon, par contre, le jeu reste plutôt court, comptez environ six à sept heures pour le terminer, mais honnêtement, pas besoin de plus, l’expérience est très bien telle qu’elle est.
Finalement, les plus gros défauts de Psi-Ops résident dans le fait qu’il s’agisse avant tout d’un jeu console porté sur PC, avec des contrôles pensés avant tout pour la manette. Parfois la caméra fait un peu n’importe quoi, et aussi drôles que soient certains pouvoirs psychiques, ils ne sont pas tous au même niveau d’efficacité. On appréciera également plus ou moins les designs des personnages féminins, dont les personnalités se résument à leur apparence physique, ce qui était malheureusement la norme dans ce genre de productions, et on pourra rétorquer que finalement, les personnages sont au niveau du scénario, c’est-a-dire pas très intéressants. Le jeu possède aussi son lot de bugs graphiques, poussant même certains testeurs à considérer le jeu comme “pas fini”.
Conclusion
Psi-Ops, malgré ses petits défauts, recevra des critiques très positives de la part de la presse spécialisée. Côté francophone, on peut notamment citer le 15/20 de JeuxVideo.com ou encore le Metascore du jeu de 84/100. Une réception critique bien au dessus du succès commercial du jeu, qui sera un four commercial pour Midway, malgré la vente des droits d’adaptation en film au duo de producteur Adrian Askarieh (producteur des films Hitman et Hitman : Agent 47) et Chuck Gordon (producteur de Die Hard ou de Waterworld), vente des droits qui n’aboutira à aucun film. En interne, Midway justifiera le four de Psi-Ops par un mauvais marketing, et les projets de suite seront abandonnés, la majorité des développeurs partant ensuite sur le développement du très bon mais peu connu Stranglehold avec l’acteur et artiste martial Chow Yun-Fat. Depuis, les droits de Psi-Ops ont été rachetés par Warner Bros, mais aucune ressortie du titre sur PC n’a été faite, à l’instar de beaucoup de jeux du catalogue Midway. Un bel Abandonware d’Or que vous pouvez donc essayer sur le site !
Introduction
Ah, Midway. Midway, Midway, Midway. Midway dans les années 2000 est un cas d’école de la dégringolade d’un éditeur pourtant légendaire de l’industrie vidéoludique qui, empêtré dans des soucis financiers, ne va jamais réussir à renflouer ses caisses même en sortant plusieurs titres de qualité, quitte à auto-saturer le marché avec des jeux certes très bons, mais qui n’auront jamais réussi à suffisamment percer auprès des joueurs, en reléguant bon nombre d’entre eux au statut de “pépite cachée” et par extension d’Abandonware. J’ai déjà évoqué Area-51 et les deux opus de The Suffering comme étant de très bons exemples de ce que j’appellerais maintenant la “Malédiction Midway”, un concept qui veut que dans les années 2000, Midway a tenté de surfer sur tous les genres plus ou moins à la mode, mais où tous les projets vont systématiquement être des échecs commerciaux, indépendamment de leur qualité. le FPS de science-fiction a eu Area-51, le Survival-Horror a eu The Suffering, le jeu de course typé arcade avec une ambiance tuning (popularisé par les deux opus de Need for Speed Underground) a eu L.A. Rush, le jeu de stratégie en temps réel a eu Rise and Fall : Civilizations at War… La liste est encore longue, et on peut donc y ajouter notre jeu du jour, un certain Psi-Ops : the Mindgate Conspiracy.
Psi-Ops : The Mindgate Conspiracy est un jeu d’action en vue à la troisième personne sorti en 2004 sur Playstation 2 et XBOX et en 2005 sur PC. Développé et édité par Midway Games, le titre s’est vendu comme une petite révolution dans la gestion de la physique dans les jeux vidéo, en exploitant le concept de capacités psychiques afin d’apporter un peu de piment au gameplay classico-classique du jeu d’action à la troisième personne. Un concept visiblement à la mode puisqu’en 2004 sortait également Second Sight, un autre jeu d’action à la troisième personne à base de pouvoirs psychiques, bien que ce dernier aille plutôt du côté du thriller paranormal plutôt que de l’action pure et dure contrairement à Psi-Ops. A noter que Second Sight n’a été estampillé que d’un PEGI 16, là où Psi-Ops se voit carrément affublé d’un PEGI 18, ce qui est plutôt rare pour un “simple” jeu d’action sans composante horreur. Si vous vous demandez pourquoi, mon hypothèse est que le jeu s’est mangé un PEGI 18 suite à la violence prononcée (et gratuite) très fréquente dans le jeu, notamment dans ses cinématiques et dans ce qu’on demande au joueur de faire, un peu comme dans Manhunt, un des titres les plus violents graphiquement du studio Rockstar, a qui on doit notamment la série GTA. Une débauche de violence que je trouve un poil exagérée à titre personnel, mais qui a le mérite d’être en cohérence avec le ton très brutal du titre.
Dans Psi-Ops, on incarne Nick Scryer, un agent dont la mémoire a été effacée et qui se retrouve capturé par Le Réseau, une organisation terroriste menée par un général américain renégat, flanqué de ses lieutenants qui sont tous des experts d’un pouvoir psychique en particulier. Libéré par un agent double, Sarah, infiltrée au sein de Réseau, Nick va devoir retrouver ses souvenirs, ses pouvoirs, se débarrasser des agents du Réseau et détruire cette grande et méchante organisation de l’intérieur, que ce soit grâce à la sacro-sainte méthode de la force brute, par de l’infiltration ou par de nombreux pouvoirs psychiques.
Mental Kombat
Si le début de Psi-Ops ressemble somme toute à un jeu d’action en vue à la troisième personne tout ce qu’il y a de plus classique avec sa dose habituelle de jus de myrtille et des mécaniques d’infiltration très… forcées (on ne va pas se mentir, se mettre à couvert et dégommer tout ce qui arrive en face sans distinction sera systématiquement plus efficace et plus rapide, on est pas dans Dishonored…) mais qui pour un jeu d’action des années 2000 semblait être un ajout obligatoire, le titre de Midway va très vite nous offrir un tutoriel pour le premier pouvoir psychique qui est la télékinésie. A vous les joies de profiter des capacités de Nick pour soulever caisses, ennemis et autres objets pour se frayer un passage ou éliminer les ennemis plus rapidement. On se croirait presque dans Bioshock, à mixer armes à feu et pouvoirs pour se débarrasser des ennemis de manière efficace. Et on peut dire que le moteur physique suit bien, avec des contrôles efficaces et un jeu qui reste très joli pour les standards de 2004. L’utilisation des pouvoirs psychiques nécessite un petit temps d’adaptation mais une fois ce délai passé, on prend vraiment plaisir à faire joujou avec les nombreuses capacités du personnage, offrant une certaine variété dans la manière dont on appréhende les combats. Outre la télékinésie, le jeu propose du contrôle mental, de la pyrokinésie ou encore la création d’illusions, ce qui permet des combats plutôt originaux, notamment face aux boss. Bon, par contre, le jeu reste plutôt court, comptez environ six à sept heures pour le terminer, mais honnêtement, pas besoin de plus, l’expérience est très bien telle qu’elle est.
Finalement, les plus gros défauts de Psi-Ops résident dans le fait qu’il s’agisse avant tout d’un jeu console porté sur PC, avec des contrôles pensés avant tout pour la manette. Parfois la caméra fait un peu n’importe quoi, et aussi drôles que soient certains pouvoirs psychiques, ils ne sont pas tous au même niveau d’efficacité. On appréciera également plus ou moins les designs des personnages féminins, dont les personnalités se résument à leur apparence physique, ce qui était malheureusement la norme dans ce genre de productions, et on pourra rétorquer que finalement, les personnages sont au niveau du scénario, c’est-a-dire pas très intéressants. Le jeu possède aussi son lot de bugs graphiques, poussant même certains testeurs à considérer le jeu comme “pas fini”.
Conclusion
Psi-Ops, malgré ses petits défauts, recevra des critiques très positives de la part de la presse spécialisée. Côté francophone, on peut notamment citer le 15/20 de JeuxVideo.com ou encore le Metascore du jeu de 84/100. Une réception critique bien au dessus du succès commercial du jeu, qui sera un four commercial pour Midway, malgré la vente des droits d’adaptation en film au duo de producteur Adrian Askarieh (producteur des films Hitman et Hitman : Agent 47) et Chuck Gordon (producteur de Die Hard ou de Waterworld), vente des droits qui n’aboutira à aucun film. En interne, Midway justifiera le four de Psi-Ops par un mauvais marketing, et les projets de suite seront abandonnés, la majorité des développeurs partant ensuite sur le développement du très bon mais peu connu Stranglehold avec l’acteur et artiste martial Chow Yun-Fat. Depuis, les droits de Psi-Ops ont été rachetés par Warner Bros, mais aucune ressortie du titre sur PC n’a été faite, à l’instar de beaucoup de jeux du catalogue Midway. Un bel Abandonware d’Or que vous pouvez donc essayer sur le site !
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