Indiana Jones and the Last Crusade - The Graphic Adventure
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Développement
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Dosbox
Compatible avec la version 0.72
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titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. LucasArts ne souhaite pas le voir en libre distribution. Cette fiche ne proposera donc pas son téléchargement.


titre Scénario

En 1938, Indiana Jones est contacté par l'homme d'affaires Walter Donovan qui l'informe que son père, Henry Jones, a disparu alors qu'il était à la recherche du Saint Graal, la coupe qui offre l'immortalité. Peu de temps après, il reçoit un courrier contenant le carnet de notes et d'informations de son père et comprend qu'il est en danger. Il décide de suivre sa trace pour le retrouver et va rapidement découvrir que les nazis cherchent eux aussi à mettre la main sur le Graal.


titre Présentation

Par où commencer ? «Indiana Jones and the Last Crusade» est un monument, un des meilleurs jeux d'aventure de LucasFilm, que l'on soit fan ou non du héros au chapeau. C'est également, en ce qui concerne, la meilleure adaptation de film en jeu vidéo jamais réalisée, et ce pour plusieurs raisons :

- Il est génial (on s'en serait douté).
- Il conserve intacts l'esprit et l'intrigue du film, tout en gardant certaines distances. Si vous avez vu le film, cela pourra être utile pour certains passages, mais le jeu n'en sera pas plus facile pour autant. Si vous n'avez pas vu le film, le jeu détaille malgré tout l'histoire sans laisser de zone d'ombre.
- Alors que la majorité des éditeurs se seraient contentés de prendre les scènes fortes du film et d'en tirer un jeu médiocre (coucou Ocean), LucasFilm a eu l'intelligence d'adapter le développement du scénario au type de jeu, ici axé aventure : la plupart des scènes d'action ont été écartées (bateau, tank), d'autres séquences sont au contraire bien mieux exploitées (les catacombes deviennent un labyrinthe rempli de passages à ouvrir grâce aux indications du carnet d'Henry Jones, le château de Brunwald est rempli de pièces et de gardes nazis sur plusieurs étages).

«Indiana Jones and the Last Crusade» est suffisament riche et varié pour que la lassitude ne vienne jamais pointer son nez : outre les énigmes inhérentes à tout bon jeu d'aventure, on y trouve le labyrinthe des catacombes (plus astucieux et beaucoup moins tortueux que ceux de «Zak McKracken»), un château à explorer, une poursuite en avions et, grosse nouveauté, des combats à mains nues. Il ne faut surtout pas négliger l'entraînement en début de partie, car on sera vite confronté à des nazis d'un niveau variable (certains sont pratiquement invincibles). Il est toutefois souvent possible d'éviter le combat en les esquivant ou en leur offrant un objet. On en vient à une autre nouveauté : le système de points accordé pour chaque action. Bien que plus linéaire que ces deux prédecesseurs, «Indiana Jones and the Last Crusade» propose souvent plusieurs manières de résoudre un problème (quitter Berlin par les airs, retrouver la chambre d'Henry Jones), les plus vicieuses étant souvent les plus récompensées. Combien de joueurs ont galéré en essayant de mettre la main sur le laisser-passer sans avoir effectué l'action qui le fait apparaître ? Le score est un bon moyen de donner envie de refaire le jeu en essayant de s'améliorer (on peut terminer la partie de plusieurs façons, et il est beaucoup moins probable d'être bloqué définitivement). Enfin, une fois Henry Jones libéré, on aura l'occasion de diriger le père et le fils à tour de rôle et de coordonner leurs actions à quelques reprises (pas assez souvent à mon goût). L'interface SCUMM a évolué dans le bon sens : les verbes d'action sont mieux rangés, le verbe "lire" a été remplacé par le plus général "regarder" qui donne une description de n'importe quel élément à l'écran et surtout, surtout, le verbe "parler" fait son apparition ! On peut enfin établir un dialogue en choisissant ses phrases dans une liste ("je vends ces belles vestes en cuir", un classique !). Une innovation simple mais géniale.

D'un point de vue technique, «Indiana Jones and the Last Crusade» rompt avec «Maniac Mansion» et «Zak McKracken» et constitue le premier volet de la deuxième génération de jeux d'aventures de LucasFilm (avec «Loom» et «The Secret of Monkey Island»). Le graphisme n'utilise plus la résolution EGA mais VGA, il est donc plus fin et détaillé, les décors ont plus de profondeur, la fonte est plus lisible... On peut préférer la version améliorée en 256 couleurs, mais je trouve à la version originale en 16 couleurs a un charme fou. La bande son exploite pour la première fois la carte AdLib, les musiques sont sympathiques et pas trop lassantes et les bruitages plus amusants qu'autre chose. Quant aux animations, elles sont mieux rendues, sans atteindre des sommets pour autant. Non vraiment, rien à redire. Complet, varié, astucieux, drôle, captivant, parfaitement traduit, «Indiana Jones and the Last Crusade» a croulé sous les récompenses à sa sortie, et c'est amplement mérité. Chef d'oeuvre !



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