Bio Menace
Année
1993 (Sortie US)
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.72
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574 votes


titre Histoire

Le joueur incarne Snake Logan, agent de la CIA, dans une mission seul contre tous.

Son supérieur l’informe qu’un projet top-secret impliquant des expériences sur des mutants dirigé par un certain Dr Mangle est à l’origine de la catastrophe qui sévit dans la ville de Metro City. Celui-ci menace de contaminer le monde entier si le gouvernement ne répond pas à ces exigences.

L’atterrissage à Metro City ne se fait pas sans encombre. Abattu en plein vol, Logan est parachuté seul dans la ville hostile à tout être humain. Armé de son canon et de ses grenades incendiaires, il devra arrêter seul la menace qui a transformé la ville entière en un champ de bataille infesté de mutants.


titre Historique

À l’exception du moteur graphique, «Bio Menace» est un jeu entièrement développé par Jim Norwood en l’espace de deux ans. Suite au succès d’estime reçu à sortie, Norwood aura la possibilité de développer un autre jeu pour Apogee Software, devenu 3D Realms, «Shadow Warrior».

«Bio Menace» a fait l'objet d'une réédition récente avec la sortie de 3D Realms Anthology, qui comprend une trentaine de titres développés ou édités par Apogee Software.


titre Influences

«Bio Menace» utilise le moteur graphique de la seconde trilogie de «Commander Keen». Cependant il n’utilise pas la vue en perspective de cette dernière. «Bio Menace» se rapproche davantage du style graphique de Duke Nukem. Rien d'étonnant à cela puisque Jim Norwood a oeuvré comme graphiste sur «Duke Nukem» et «Duke Nukem II». Cependant, en 1993, le choix du EGA fait pâle figure face au VGA (256 couleurs) qui s’est déjà implanté. «Bio Menace» n’est cependant pas dénué de charme, malgré un style graphique en retard sur la concurrence.

Il faut toutefois saluer la variété des décors du jeu : ville dévastée, caves, château, laboratoire souterrain, forêts, de jour comme de nuit. À l’exception de quelques niveaux, il n’y a pas un niveau similaire. Chaque niveau représente un lieu différent, sans influence précise entre chacun des épisodes. Les premiers niveaux privilégieront les zones larges tandis que la fin du jeu confine l’action dans des petits espaces.

Robert Prince compose les mélodies de «Bio Menace». On retrouve sa patte très funk qu’il a commencé à developper avec «Commander Keen 5: The Armegedon Machine», parfaitement adapté au genre arcade. Les autres morceaux sont au contraires plus lugubres, comme pouvait l’être « Wolfenstein 3D». Sans blâmer le compositeur pour son travail, certaines musiques sont parfois utilisées sans vrai cohérence : alors que le joueur devient invincible, la musique utilisée semble suggéré un danger ou une mort imminente. Citons également à ce titre la musique du menu principale avec sa rythmique stressante.

titre Gameplay

«Bio Menace» emprunte à ces deux influences majeures leur gameplay. On se retrouve face à un jeu de plate-forme arcade classique, avec vies et et système de high-score, le tout divisé en trois épisodes. «Bio Menace» s'inspire davantage de Commander Keen dans le rythme de jeu, en faisant ici du shoot une composant essentielle du gameplay. Logan n’a pas l’agilité de Keen et le jeu nous invite à tirer sur tout ce qui bouge plutôt qu'à éviter les ennemis et économiser ses munitions.

«Bio Menace» se dirige comme dans un jeu de plate-forme. Aux flèches directionnelles s’ajoutent trois autres touches : l’une pour tirer, l’autre pour sauter, et la dernière pour lancer des grenades. D’autres mode de tirs et grenades sont déblocables mais il n’est jamais possible de changer d’arme avant d’avoir épuisé les munitions de l'arme ramassée (à la manière de Metal Slug ).

La palette de mouvements disponibles de «Bio Menace» est plus limitée que ces modèles. S'il peut s’accroupir, grimper aux échelles, Logan ne peut pas tirer vers le haut ou vers le bas. Cette lacune a pour effet d'augmenter la difficulté du jeu, déjà élevée. La sauvegarde rapide de «Commander Keen» n'est pas disponible au cours d'un même niveau et les trousses de soins se font rare. Même en mode facile, le troisième épisode du jeu fait figure de parcours du combattant.

La durée de vie de jeu est importante avec trois épisodes avec une difficulté croissante quoique parfois inégale. D’une dizaine de niveaux chacun, ils comportent de nombreux niveaux secrets ainsi qu'un boss final et plusieurs boss intermédiaires.


titre Conclusion

Sans parvenir à dépasser ses deux modèles que sont «Duke Nukem II» et «Commander Keen», «Bio Menace» s’impose par son originalité. On salue le travail d’un seul homme qui en deux ans, a créé un jeu d’arcade d’une grande qualité. Ceux qui aime le shoot mais aussi une exploration non linéaire seront séduits par un titre proposant un bon compromis entre les titres précités.

Un classique de la grande époque qu’on ne peut que vous conseiller.


titre Note

Apogee a rendu «Bio Menace» freeware en décembre 2005. La version qui est proposée ici est celle présent sur le FTP de 3D Realms avant sa fermeture.

titre Lancement sous DOSBox

Chaque épisode se lance partir d’un fichier .exe individuel :

Pour jouer au premier épisode, lancez le fichier BMENACE1.EXE

Pour jouer au dernier épisode, lancez le fichier BMENACE2.EXE

Pour jouer au troisième épisode, lancez le fichier BMENACE3.EXE



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