Commander Keen 5 : The Armageddon Machine
Année
1991 (Sortie FR)
Développement
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.65
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406 votes




titre Histoire

Vous êtes Billy Blaze, petit garçon de 8 ans au Q.I. de 314, en d'autres termes, vous êtes un génie ! Vos capacités hors normes vous ont permis de construire un vaisseau spatial fait de bric et de broc trouvé chez vous.

Le soir, quand vos parents sont de sortie et que votre baby-sitter finit enfin par s'endormir, vous mettez le casque de football américain de votre grand frère et devenez Commander Keen, l'explorateur de l'espace.

Ce nouvel épisode prend immédiatement place après «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle». Commander Keen se rend sur le Omegamatic, un gigantesque satellite pouvant détruire la galaxie tout entière. Une seule solution pour l'en empêcher, Keen devra faire sauter les 4 générateurs de la station, chacun étant protégé par une grande porte en métal. Il devra ensuite pénétrer jusqu’au Quantum Explosion Dynamo, qui abrite le coeur du dispositif tout entier.

titre Historique

Au début des années 90, le studio id Software n’a pas encore réalisé ses plus grands jeux («Wolfenstein 3d» «Doom» et «Quake») et reste une petite société texane créatrice de sharewares pour Apogee Software.

La saga Commander Keen est la première création de la société du duo John Carmack (futur programmeur du moteur 3d des jeux précités) et John Romero (futur designer des jeux précités), accompagné de l’équipe originale (Tom Hall et Adrian Carmack).

Commander Keen constituera l’une des rares expériences dans le genre plate forme mais assurément la mieux réussie. Avant d’inventer et de spécialiser dans le first person shooter, id Software ne sortira que le très moyen Dangerous Dave in the Haunted Mansion une année plus tard.

Il est à noter que cet épisode est la seconde partie de l’aventure initiée avec «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle». Avec le volet suivant, les trois opus forment la trilogie Goodbye Galaxy !. Il est à noter que le jeu a été développé en dernier et l’espace d’un mois pour une sortie en décembre 1991. Au vu de la qualité de cette épisode, malgré quelques faiblesses, il faut saluer la performance d’ id Software, qui délivre un shareware de qualité sans égal pour l’époque.

titre Influences

«Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» ressemble terriblement à «Commander Keen 2 : The Earth Explodes». Aussi cloisonné que son prédécesseur, ce nouvel opus fait à la fois office de suite et de remake tant il reproduit un gameplay similaire, à base de puzzle qui nécessite d’utiliser plus ses neurones que ses talents d’acrobates. Ne vous-y trompez pas, «Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» possède encore une importante part de plateforme : Keen saute d’échelle en échelle et l’échec égale bien souvent un retour au point de départ ou la mort pure et simple. Il n’est pas rare que les plateformes se déplacent au dessus d’un champ d’énergie, ces dernières étant dans une sorte de mouvement perpétuel. Romero, qui n’a jamais caché son admiration pour Super Mario Bros recycle le meilleur de la saga Nintendo et propose des niveaux dynamique et d’une bonne difficulté.

Comme dans le second épisode, Commander Keen devra détruire des machines pour atteindre le coeur du vaisseau, afin d'empêcher l’invasion Shikadi. Intérieur oblige, le vaisseau Shikadi propose malheureusement des décors à l’architecture similaire. Le vaisseau est constitué de couloirs étroits, de couleurs différentes et c’est à peu près tout. L’impression d’évoluer dans un vaisseau est certes bien retranscrite mais on sent qu’id Software a misé avant tout sur le gameplay et le level design des niveaux.

Sur l’ambiance même qui règne à travers le jeu, on retrouve cette ambiance spatiale propre aux deux premiers épisodes de la saga. «Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» se situe dans la lignée des shooters 2D spatiaux d’Apogee comme «Duke Nukem II» , avec son space opera de pacotille, délicieusement kitch et volontairement enfantin.

Point de changement au niveau des effets sonores, si ce n’est quelques bruits de machines pour donner vie aux différents ennemis robots du jeu. Il faut par contre saluer la musique de cet épisode qui est jusqu’alors, la meilleure partition rendue par Bobby Prince. On sent que le futur musicien de Doom et Wolfenstein commence à trouver sa signature funky qu’il ne quittera plus par la suite. Il est intéressant de constater que le travail réalisé sur «Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» préfigure sur celui de «Blake Stone : Aliens of Gold» , sorti deux années plus tard. Certaines des musiques du jeu auraient en effet pu aisément se retrouver dans le futur jeu d’Apogee.

titre Gameplay

«Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» conserve la recette de son aîné. A chaque nouvel opus, le joueur peut évoluer sur une grande carte dans lequel on visite différents niveaux dans l’ordre de son choix, l’objectif étant de détruire les quatre moteurs du vaisseau. Comme toujours, il existe des niveaux facultatifs (et un niveau secret) qui permettent d’augmenter son score.

Il est indispensable de maîtriser certains mouvements pour pouvoir avancer dans le jeu (expliqués dans le menu des options). Commander Keen est toujours équipé de son fameux Pogo, grâce auquel on peut effectuer de grands sauts. En appuyant sur la touche saut avant d’équiper le Pogo, on peut réaliser un plus grand saut et contrôler davantage sa trajectoire. Parmi les nouveaux mouvements, il est possible de s’accrocher au rebord des parois ou de grimper des sortes d’échelle de pompier.

«Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» possède un bestiaire renouvellé. La plupart des adversaires son des robots très réactifs, n'hésitant pas à vous poursuivre ou encore grimper aux échelles. Point de boss final mais l’apparition des puissants Shikadi, sorte de fantômes electrifiant tout ce qu’ils touchent et dont le design rappelle les fantômes de «The Secret of Monkey Island». Déclinés sous plusieurs formes (humanoïde, canine), ils sont de loin les ennemis les plus dangereux du jeu . On note enfin l’ennemi star du jeu, le Robo Red. Tirant à tout bout de champ une nuée de lasers dès qu’il croise Commander Keen, son intelligence est aussi limitée que son champ de vision.

Le game-design des niveaux est très bien pensé, avec un système de clef à trouver pour ouvrir des portes, déjà présent dans les précédents volets. Cet épisode se révèle plus linéaire avec des niveaux très cloisonnés propice à un affrontement direct avec les ennemis. Il est amusant de constater comment ce type de gameplay se retrouvera transposé ensuite dans «Wolfenstein 3d» et «Doom», avec la même énergie et inventivité.

La durée de vie de «Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» est plus faible que celle de son prédécesseur avec seulement douze niveaux (et un secret) . Elle est d’autant plus réduite que les niveaux en labyrinthe empêche le joueur en général de se perdre. Même en difficulté maximale, vous en viendrez à bout en quelques heures seulement.


titre Conclusion

«Commander Keen 5: The Armaggedon Machine» est un épisode réussi quoi qu’un chouilla moins bon que «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle». Plus court, plus linéaire, on ressent un certain retour en arrière dans le level design qui promettait beaucoup, malgré un rythme parfaitement maîtrisé.

La série Commander Keen, bien que devenue culte, connaîtra une durée de vie limitée. Après 1991, seule une piètre adaptation sur Game Boy Color fera office de suite aux aventures de Billy Blaze. Peut être parce que la vie du jeune garçon a pris fin en 1994, au détour d’un niveau d’un certain «Doom II». Mais cela est une autre histoire...

Si vous avez pris plaisir à jouer aux précédents volets, vous ne pourrez qu'adorer ce second épisode de la nouvelle trilogie Commander Keen, qui continue la lancée initiée par son prédécesseur. Une valeur sûre, comme toujours chez id Software.

titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. Il est en vente sur Steam, sur le site d'ID Software (développeurs) et sur le site de 3D-Realms (ex-Apogee, éditeur). Donc nous ne vous fournissons que la version shareware.
Steam ne vend que l'intégrale des 5 épisodes en download
ID Software vend les deux séries séparément en download.
3D-Realms vend les 2 séries séparées en download, ou l'intégrale sur CD.

Les épisodes 1 à 3 forment la série "Invasion of the Vorticons" :
épisode 1 : Marooned on Mars
épisode 2 : The Earth Explodes
épisode 3 : Keen Must Die !

Graphismes en EGA, agréables et lisibles, bruitages et musiques au buzzer ou en version Adlib (activer / désactiver le son : 'F2').

titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier KEEN1.EXE.



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