Commander Keen : Goodbye, Galaxy !
Année
1991 (Sortie US)
Développement
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.65




titre Histoire

Vous êtes Billy Blaze, petit garçon de 8 ans au Q.I. de 314, en d'autres termes, vous êtes un génie ! Vos capacités hors normes vous ont permis de construire un vaisseau spatial fait de bric et de broc trouvé chez vous. Le soir, quand vos parents sont de sortie et que votre baby-sitter finit enfin par s'endormir, vous mettez le casque de football américain de votre grand frère et devenez Commander Keen, l'explorateur de l'espace.

"Secret of the Oracle" prend place plusieurs mois après "Keen Must Die !". Billy Blaze reçoit un étrange message en provenance d'une autre planète : une race d'extraterrestres, les Shikadi, sont sur le point de détruire la Voie Lactée, menée par leur chef Gannalech. Avec son vaisseau spatial, Keen fait route vers Gnosticus IV, une planète peuplée d'humanoïdes, les Oracles. Les ayant aidé par le passé, Keen espère recueillir auprès d'eux des informations sur les mystérieux Shikadis. Malheureusement, il découvre à son arrivée que les Oracles ont tous été enlevés et sont détenus par les Shikadis un peu partout sur la planète. Keen n'a pas le droit à l'erreur : il doit venir au secours des Oracles ou bien tout espoir de vaincre les Shikadis sera réduit à néant.

Dans "The Armageddon Machine", Commander Keen se rend sur le Omegamatic, un gigantesque satellite pouvant détruire la galaxie tout entière. Une seule solution pour l'en empêcher, Keen devra faire sauter les 4 générateurs de la station, chacun étant protégé par une grande porte en métal. Il devra ensuite pénétrer jusqu'au Quantum Explosion Dynamo, qui abrite le coeur du dispositif tout entier.

titre Historique

Les épisodes "Secret of the Oracle" et "The Armageddon Machine" forment les deux parties du dyptique «Goodbye, Galaxy !», le premier ayant été diffusé gratuitement sous forme de shareware (et offert dans plusieurs modèles de joysticks Gravis, dont le célèbre Gravis Gamepad dont il exploite judicieusement les multiples boutons). Il est à noter que le jeu a été développé en dernier et l'espace d'un mois pour une sortie en décembre 1991. Au vu de la qualité de cette épisode, malgré quelques faiblesses, il faut saluer la performance d'id Software, qui délivre un shareware de qualité sans égal pour l'époque. Basé sur le même moteur et développé somultanément, «Aliens Ate My Babysitter !» est sorti séparément.

titre Influences

Entre la première trilogie et ce dyptique, il y a un fossé en matière de graphismes. «Goodbye, Galaxy !» parvient à se hisser au niveau des standards de détails et de fluidité des jeux de plate-forme sur console. Avec sa palette limitée à l'EGA (16 couleurs simultanément à l'écran), «Goodbye, Galaxy !» porte ainsi le jeu d'arcade 8 bits à son apogée.

"Secret of the Oracle" propose une grande variété de décors : forêt (avec des arbres qui évoquent ceux du Magicien d'Oz), désert, jungle, caverne, pyramide et même un niveau sous l'eau. Par rapport à la vue 2D des trois premiers opus, "The Secret of the Oracle" propose une sorte de vue légèrement isométrique afin de créer une impression de profondeur dans les décors. L'animation a été entièrement retravaillée, particulièrement chez Commander Keen. Le joueur se meut avec une grande cohérence, s'accrochant au plate-formes ou tirant vers le haut ou le bas en plein saut. De façon générale, les sprites du jeu ont tous été redessinés (statues géantes, rivière de goudron, mur de flammes, ...), proposant bien plus de détails qu'auparavant. Sur l'ambiance même qui règne à travers le jeu, on note une certaine loufoquerie de la part des créateurs, qui n'hésite pas à glisser tout un tas de détails amusants. Les ennemis, avec leur look cartoonesque, évoque moins un «Super Mario Bros» que certaines futures productions plate-forme sur ordinateur comme «Rayman».

"The Armaggedon Machine", lui, ressemble terriblement à "The Earth Explodes". Aussi cloisonné que son prédécesseur, ce nouvel opus fait à la fois office de suite et de remake tant il reproduit un gameplay similaire, à base de puzzle qui nécessite d'utiliser plus ses neurones que ses talents d'acrobates. Ne vous-y trompez pas, "The Armaggedon Machine" possède encore une importante part de plateformes : Keen saute d'échelle en échelle et l'échec égale bien souvent un retour au point de départ ou la mort pure et simple. Il n'est pas rare que les plateformes se déplacent au dessus d'un champ d'énergie, ces dernières étant dans une sorte de mouvement perpétuel. Romero, qui n'a jamais caché son admiration pour «Super Mario Bros» recycle le meilleur de la saga Nintendo et propose des niveaux dynamique et d'une bonne difficulté. Comme dans "The Earth Explodes", Commander Keen devra détruire des machines pour atteindre le coeur du vaisseau, afin d'empêcher l'invasion Shikadi. Intérieur oblige, le vaisseau Shikadi propose malheureusement des décors à l'architecture similaire. Le vaisseau est constitué de couloirs étroits, de couleurs différentes et c'est à peu près tout. L'impression d'évoluer dans un vaisseau est certes bien retranscrite mais on sent qu'id Software a misé avant tout sur le gameplay et le level design des niveaux. Sur l'ambiance même qui règne à travers le jeu, on retrouve cette ambiance spatiale propre aux deux premiers épisodes de la saga. "The Armaggedon Machine" se situe dans la lignée des shooters 2D spatiaux d'Apogee comme «Duke Nukem II» , avec son space opera de pacotille, délicieusement kitch et volontairement enfantin.

La partie sonore a été complètement revue elle aussi. Elle couple les bips très basiques de la première trilogie avec une toute nouvelle palette d'effets spéciaux en AdLib, à la manière de «Wolfenstein 3D». "Secret of the Oracle" est l'occasion de découvrir pour la première fois le talent de Robert "Bobby" Prince, compositeur attitré d'id Software. Les parties musicales et sonores puisent leur inspirations dans les jeux de plates-formes comme Super Mario avec des mélodies aux accents enfantins. Il y ajoute sa signature funky, que l'on retrouvera d'ailleurs dans ses futurs travaux, comme «Blake Stone : Aliens of Gold» ou dans certains morceaux de «Wolfenstein 3D». Il faut notamment saluer la musique de "The Armaggedon Machine" qui est jusqu'alors, la meilleure partition rendue par Robert Prince. Les puristes du maître pourront noter que l'unique bande son d'une future production d'id Software, «Catacombs 3D», est directement issue de "The Secret of the Oracle".

titre Gameplay

"Secret of the Oracle" conserve la recette de son aîné. A chaque nouvel opus, le joueur peut évoluer sur une grande carte dans lequel on visite différents niveaux dans l'ordre de son choix, l'objectif étant ici de secourir les Oracles. Comme toujours, il existe des niveaux facultatifs (et un niveau secret) qui permettent d'augmenter son score. Ici, la plupart des niveaux sont obligatoires, le sauvetage des Oracles étant une condition pour terminer le jeu. Il est indispensable de maîtriser certains mouvements pour pouvoir avancer dans le jeu (expliqués dans le menu des options). Commander Keen est toujours équipé de son fameux Pogo, grâce auquel on peut effectuer de grands sauts. En appuyant sur la touche saut avant d'équiper le Pogo, on peut réaliser un plus grand saut et contrôler davantage sa trajectoire. Parmi les nouveaux mouvements, il est possible de s'accrocher au rebord des parois ou de grimper des sortes d'échelle de pompier. "The Secret of the Oracle" possède un important bestiaire, chaque ennemi ayant une manière spécifique d'être vaincu. On affronte principalement des limaces (qui laisse leur une trace mortelle derrière eux) mais chacun des niveaux a ses créatures bien à lui. Parmi les 15 ennemis du jeu, on affronte majoritairement de petits ennemis rapides et/ou volants, les plus gros d'entre eux étant généralement évitable. On ne pourra que conseiller de sauvegarder souvent sa partie tant la mort peut venir à n'importe quel moment.

Le game-design des niveaux est très bien pensé, avec un système de clef à trouver pour ouvrir des portes, déjà présent dans les précédents volets. Il existe cependant un bug (corrigé avec l'épisode suivant), dans lequel les clefs disparaissent de votre inventaire si vous rechargez une partie et que aviez déjà ramassé la clef. "Secret of the Oracle" permet aussi de franchir des portes et de se rendre dans une autre partie du niveau, cassant un peu la linéarité habituelle. Comme les deux premiers volets, "Secret of the Oracle" propose en général des niveaux ouverts, sorte de labyrinthe formant une sorte de boucle. Enfin, les passages secrets au travers des niveaux sont dissimulés derrière des murs dans lesquels on évolue à l'aveugle, pour trouver divers bonus ou des passages secrets. La durée de vie de "Secret of the Oracle" est des plus honorables, surtout si vous jouez au jeu en difficulté maximale. Avec 19 niveaux (dont un secret), il est le volet le plus long de toute la saga.

"The Armaggedon Machine" conserve la recette de son aîné. A chaque nouvel opus, le joueur peut évoluer sur une grande carte dans lequel on visite différents niveaux dans l'ordre de son choix, l'objectif étant de détruire les quatre moteurs du vaisseau. Comme toujours, il existe des niveaux facultatifs (et un niveau secret) qui permettent d'augmenter son score. Il est indispensable de maîtriser certains mouvements pour pouvoir avancer dans le jeu (expliqués dans le menu des options). Commander Keen est toujours équipé de son fameux Pogo, grâce auquel on peut effectuer de grands sauts. En appuyant sur la touche saut avant d'équiper le Pogo, on peut réaliser un plus grand saut et contrôler davantage sa trajectoire. Parmi les nouveaux mouvements, il est possible de s'accrocher au rebord des parois ou de grimper des sortes d'échelle de pompier. "The Armaggedon Machine" possède un bestiaire renouvellé. La plupart des adversaires son des robots très réactifs, n'hésitant pas à vous poursuivre ou encore grimper aux échelles. Point de boss final mais l'apparition des puissants Shikadi, sorte de fantômes electrifiant tout ce qu'ils touchent et dont le design rappelle les fantômes de «The Secret of Monkey Island». Déclinés sous plusieurs formes (humanoïde, canine), ils sont de loin les ennemis les plus dangereux du jeu. On note enfin l'ennemi star du jeu, le Robo Red. Tirant à tout bout de champ une nuée de lasers dès qu'il croise Commander Keen, son intelligence est aussi limitée que son champ de vision.

Le game-design des niveaux est très bien pensé, avec un système de clef à trouver pour ouvrir des portes, déjà présent dans les précédents volets. Cet épisode se révèle plus linéaire avec des niveaux très cloisonnés propice à un affrontement direct avec les ennemis. Il est amusant de constater comment ce type de gameplay se retrouvera transposé ensuite dans «Wolfenstein 3D» et «Doom», avec la même énergie et inventivité. La durée de vie de "The Armaggedon Machine" est plus faible que celle de son prédécesseur avec seulement douze niveaux (et un secret). Elle est d'autant plus réduite que les niveaux en labyrinthe empêche le joueur en général de se perdre. Même en difficulté maximale, vous en viendrez à bout en quelques heures seulement.

titre Conclusion

«Goodbye, Galaxy !» signe des retrouvailles réussies avec Billy Blaze, qui renouvelle complètement son gameplay en le rendant plus souple et moins approximatif. Il est difficile de croire que seulement un an s'est écoulé entre la première trilogie et ce dyptique, tant le jeu a évolué. id Software prouve une fois encore qu'il est le maître incontesté de la plate-forme sur ordinateur. «Goodbye, Galaxy !» donne apporte un équilibre idéal entre plate-forme et shooter, sans marcher sur les plates bandes des autres productions d'ApogeeDuke Nukem» et «Bio Menace»).

Si vous avez pris plaisir à jouer aux précédents volets, vous ne pourrez qu'adorer ce nouveau dyptique de la série Commander Keen. Une valeur sûre, comme toujours chez id Software.

titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. Il est en vente sur Steam, sur le site d'ID Software (développeurs) et sur le site de 3D-Realms (ex-Apogee, éditeur). Donc nous ne vous fournissons que la version shareware.
Steam ne vend que l'intégrale des cinq épisodes en download.
ID Software vend les deux séries séparément en download.
3D-Realms vend les deux séries séparées en download, ou l'intégrale sur CD-ROM.

titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier KEEN1.EXE.



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