Shadow Warrior
Année
1997 (Sortie FR)
Conversion (Mac)
Distribution
Systèmes
systeme
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titre Histoire

Lo Wang est l'homme de main du plus puissant entrepreneur du Japon : Maître Zilla. Ninja expert dans l'art de l'assassinat, il exécute ses contrats sans faire de vagues.

Zilla Enterprises est un conglomérat qui contrôle les plus grosses industries japonaises, le plus souvent avec une main de fer. Lo Wang, qui connaît les méthodes de son employeur, découvre un vaste complot impliquant l'invocation de démons pour le contrôle du Japon.

Lo Wang, fidèle à son Code d'honneur, décide de ne plus travailler pour Zilla mais ce dernier ne l'entend pas de cette oreille. Lo Wang, désormais ennemi numéro un , devra combattre Zilla mettre fin à ses plans de domination.


titre Historique

Le développement de «Shadow Warrior» débute en juillet 1994, en même temps que 4 autres titres utilisant le moteur graphique Build Engine : «Duke Nukem 3D», «Blood» (ensuite racheté par Monolith), «Ruins» (aussi connu sous le nom de «Powerslave» / «Exhumed») et «Redneck Rampage». Les premières captures d'écran qui sont fournies à la presse révèle un doom-like fortement inspiré du japon médiéval. Après la sortie de «Duke Nukem 3D», «Shadow Warrior» adapte son style graphique à celui de son aîné, alors que le studio a enfin trouvé une signature pour ses jeux.

«Shadow Warrior» a bénéficié de deux extensions. La première, Twin Dragon, a été distribué gratuitement sur l'Internet, chose peu courante pour l'époque. Comprenant 13 nouveaux niveaux, elle confronte Lo Wang à son frère jumeau, Hung Lo. La seconde extension, Wanted Destruction, n'a pas été distribué avant 2005, lorsque un ancien développeur de Sunstorm Interactive a retrouvé par hasard les 12 niveaux qui avaient été développés à l'époque. Une troisième extension, Deadly Kiss, reste à ce jour non distribuée, même si une pétition sur les forums milite en ce sens. Développé à la même époque, l'extension proposerait d'incarner la petite soeur de Lo Wang, Tensi Yoka.

«Shadow Warrior» fait ainsi partie de l'un des derniers titres utilisant le Build Engine mais aussi à pratiquer un type de doom-like à l'ancienne. «Quake» a déjà annoncé la couleur l'année précédente et «Jedi Knight : Dark Forces II» s'apprêté à lancer une nouvelle génération de first person shooter en 3D.


titre Influences

«Shadow Warrior» conserve l'esprit gore initié par 3D Realms, cette fois davantage tourné vers les films d'arts martiaux. Lo Wang est un japonais au nom chinois et maîtrise aussi bien la boxe chinoise que l'art du sabre. Comme «Duke Nukem 3D» avec les films d'actions américains, «Shadow Warrior» condense l'essentiel du cinéma d'action asiatique : combat au sabre, affrontements digne de John Woo et explosions akiresque, le tout dans une sorte de Japon futuriste. Mention spéciale pour la mise à mort des ennemis, particulièrement explicites, lorsque ces derniers ne se font pas hara kiri ou joue au kamikaze contre vous.

Le jeu ne manque néanmoins pas d'humour; à la manière de «Duke Nukem 3D», on peut croiser quelques personnages inattendus au détour d'une zone secrète (Lara Croft et les Tortues Ninja pour ne citer qu'eux). Les références sexuelles sont cependant moins nombreuses : la nudité se contente d'un vague hentai tandis que les seuls actes sexuels visibles sont accomplis… par des lapins. Lo Wang comme Duke et Caleb (que l'on incarne dans «Blood») sont de véritables psychopathes à l'humour plus que douteux. On retrouve ainsi les fameuses punch-lines très référencées lorsqu'on tue un ennemi ou on récupère un objet. Lo Wang, avec son arrogance, a des airs de Pai Mei, le légendaire maître d'arts martiaux que Quentin Tarantino popularisé à nouveau avec son film Kill Bill.

3D Realms a travaillé à l'amélioration du moteur graphique Build pour l'adapter aux nouvelles technologies de l'époque. «Shadow Warrior» supporte ainsi les cartes 3DFX de l'époque, faisant de lui l'un des premiers doom-like à gérer l'accélération 3D. «Shadow Warrior» accepte par ailleurs un véritable level design en 3d et de la gestion de modèle 3d en pour certains objets , ce qui le rapproche des titres qui commencent à fleurir en cette année 1997. Le Build Engine était à l'origine construit selon un système de secteurs, les uns ne pouvant être superposé sur les autres. Par une astuce de programmation, il est ainsi possible de créer l'illusion d'étages les uns sur les autres, l'exemple le plus probant étant les plans d'eaux transparentes révélants d'autres parties du niveau. Très en vogue à l'époque, «Shadow Warrior» mise aussi sur les reflets. On se souvient de «Duke Nukem 3D» qui avait initié l'idée, «Shadow Warrior» propose en plus des reflets au sol. Le titre propose enfin aux sols et au plafonds de se mouvoir dans tous les sens, de manière incliner ou non, le plus souvent par un système de scripts. Plus nombreux que dans «Duke Nukem 3D», ils permettent de créer un environnement plus surprenant et réalistes.

Lee Jackson est le compositeur attitré pour «Shadow Warrior». Connu pour ses travaux sur «Duke Nukem 3D», la bande son s'inspire largement des films de kung fu produits en occident, flutes et banjos à l'appui. Lee Jackson conserve tout de même les sonorités atmosphériques et rock déjà utilisés dans «Duke Nukem 3D» ou «Rise of the Triad». Le jeu étant sorti sur CD-ROM, la bande son existe en deux versions : une version MIDI jouée par la carte son et l'autre en qualité CD, jouée par une carte son haut de gamme. La version CD-ROM contient également un titre bonus, "Lo Wang Rap", chanté par l'acteur en charge de la voix du personnage principal. Amusante, elle évoque un autre titre du genre, créé par Glenn Stafford pour «Warcraft II».


titre Gameplay

«Shadow Warrior» calque son gameplay sur son aîné «Duke Nukem 3D», de la même manière qu'«Heretic» ou «Hexen» l'ont fait sur celui de «Doom». «Shadow Warrior», comme tous les titres développés sur le moteur Build Engine, reprennent des outils préexistant. Les améliorations du moteur graphique de Ken Silverman permettent de créer des situations pour le moins originales (combats à l'aide d'un tank, un an avant «Half-Life» et GoldenEye, sols mouvants, ballade en tapis volant !) et un level design renouvellé.

Le jeu renouvelle complètement l'arsenal du joueur. Les combats au corps à corps sont davantage mis en avant dans «Shadow Warrior». Alors qu'il était plutôt courant d'utiliser ce type d'arme en l'absence de munitions, l'usage des poings ou du katana se révèle particulièrement utile contre certains ennemis au corps à corps. L'arsenal reste tout aussi délirant que «Duke Nukem 3D». En plus des classiques uzis, fusils anti-émeute et lances roquettes, «Shadow Warrior» propose également un lance grenade, des mines pouvant s'attacher aux ennemis, un rail gun, ou encore la tête arrachée d'un ennemi lanceur de flamme (il fallait l'inventer !). À cela s'ajoute enfin la possibilité d'arracher le coeur de certains ennemis, des modes de tirs secondaires pour chacune des armes (dont un missile thermonucléaire !) et des véhicules et tourelles pour écraser et mitrailler tout sur son passage.

10 types d'ennemis et 3 Boss sont proposés par le jeu, certains ennemis étant déclinés en plusieurs versions selon l'arme qu'ils portent. Lo Wang est amener à combattre des démons ninjas, des zombies kamikazes, des rippers (sorte de loup-garous pouvant grimper aux parois) des orcs cracheurs de boule de feu (dont la tête peut servir d'arme ou encore des succubes armées d'arbalètes. Les Boss eux reprennent le folklore japonais : démons-serpent, Sumo sans oublier Zilla lui même, en habit de samouraï.

Les niveaux alternent entre zones urbaines (bateau, usines, métro, …) et extérieures (temples, forêts, volcans). À l'inverse de «Duke Nukem 3D», les niveaux ne peuvent se parcourir avec une aussi grande rapidité. Beaucoup de zones ne sont accessibles que par une clef, accessible uniquement par un puzzle. La durée de vie de «Shadow Warrior» est celle d'un doom-like classique. Au 22 niveaux originaux s'ajoutent 25 niveaux pour les deux extensions sorties. Un grand nombre de niveaux créés par les joueurs existent sur l'Internet et ne manqueront pas de divertir les plus accrocs d'entre vous.


titre Conclusion

«Shadow Warrior» illustre le savoir-faire acquis par 3D Realms sur «Duke Nukem 3D». Le jeu délivre une expérience agréable avec de nouvelles fonctionnalités de gameplay originales et parfois très en avance sur leur temps. En reprenant le moteur 3D de «Duke Nukem 3D», «Shadow Warrior» se veut avant tout comme une alternative efficace à ceux qui attendent la suite de notre héros bodybuildé (et Dieu sait si l'attente a été longue !).

Face aux deux concurrents sortis la même année, «Redneck Rampage» et «Blood», «Shadow Warrior» s'illustre par une qualité équivalente au titre de Monolith. S'ils proposent plus de fonctionnalités originales, «Shadow Warrior» présente un level design inférieur par rapport à «Blood». Les amateurs de «Duke Nukem 3D» trouveront de toute manière leur bonheur dans l'ensemble des titres précités. En 2013, «Shadow Warrior» a eu le droit à un remake 3D old-school, comme son aîné «Rise of the Triad». Préquel aux aventures de Lo Wang, son gameplay s'inspire davantage d'un Painkiller que de l'épisode fondateur. On retrouvera tout de même une légère influence de «Shadow Warrior» dans autre titre de Monolith, No Ones Lives Forever 2, lorsque nous devons affronter une horde de ninjas à coups de katana et de shurikens.

«Shadow Warrior» contentera tous les fans de doom-like à l'ancienne, ultra-violent et politiquement incorrect. Un classique du genre !



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