The Dark Half
Année
1992 (Sortie FR)
Développement
Edition
Distribution (Espagne)
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.73
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596 votes


titre Présentation

Édité en 1992 par Capstone, «The Dark Half» est le second jeu de Symtus, un tout jeune studio de développement. Il s'agit d'une adaptation du film de 1992 tiré lui-même du roman de Stephen King paru en 1989, tous les deux intitulés The Dark Half en anglais, et La Part des Ténèbres en français. Il s'agit d'un jeu d'aventure en anglais qui n'a pas été traduit en français.


titre Une ergonomie imparfaite

Le jeu débute par une cinématique qui montre le déroulement d'une opération chirurgicale. Le chirurgien ouvre le cerveau du malade. Une vision d'horreur fait alors hurler les praticiens  : dans le cerveau du patient, un œil et quelques dents... L'opéré a mangé son jumeau avant sa naissance mais de toute évidence, pas complètement. Quelque temps plus tard, Thad Beaumont, notre malade, est devenu, sous le pseudo de John Stark, un écrivain à succès de romans d'horreur ultra violents. Cependant, Thad Beaumont aimerait passer à autre chose et, lorsqu'un journaliste menace de révéler la véritable identité de John Stark, il saisit la balle au bond. Il se dévoile lui-même et va jusqu'à organiser un pseudo enterrement de son pseudo  ! Il commence ensuite une nouvelle vie d'écrivain sous son vrai nom. Mais, quand il apprend que la tombe de Stark a été profanée et que la police le soupçonne d'un horrible meurtre pour avoir trouvé ses empreintes sur les lieux du crime, il déchante rapidement.


titre Des décors et une musique assez quelconques

Après la cinématique de l'opération chirurgicale et quelques pages de présentation, le jeu débute dans le cimetière et nous retrouvons Thad Beaumont, le personnage que nous allons incarner, devant la tombe profanée de son alter-ego John Stark. Le jeu est de facture très classique et se manie à la souris. Les deux tiers de l'écran sont occupés par la partie graphique, le reste, sous la forme d'une machine à écrire, contient un pavé d'icônes  : pick up, open, close, talk to, etc... dans le plus pur style LucasArts. Après avoir examiné la tombe, allons voir le fossoyeur et discutons avec lui. À chaque réponse obtenue, le joueur est renvoyé sur le menu, il doit de nouveau sélectionner talk to et recommencer, il en est de même pour toutes les actions que l'on veut entreprendre, c'est le premier défaut d'ergonomie, mineur il est vrai, du jeu. L'aventure est divisée en journées durant lesquelles vous devez accomplir un certain nombre d’actions avant d'aller vous coucher. Attention, si vous avez omis quelque chose, l'aventure tourne mal et c'est le game over suivi d'un retour au DOS. Il faut alors relancer le jeu et revisionner toute l'introduction qui n'est pas escamotable, deuxième défaut d'ergonomie du jeu qui est, cette fois, plus gênant. Je passe sur quelques autres bugs graphiques secondaires. Le jeu offre un inventaire genre sac sans fond et seize sauvegardes qui sont décrites par le moment du jeu où elles ont eu lieu et par votre inventaire à cet instant. Au final, si le jeu est correctement programmé, il souffre de petits défauts de gameplay qui le rendent parfois irritants. À ce titre, l’interview du programmeur Ben Smith, que vous pouvez lire sur le site Game Nostalgia est très intéressante et permet de comprendre les difficultés rencontrées par l'équipe pour réaliser le jeu. Je vous invite à la lire ainsi que le dossier complet consacré à The Dark Half si vous comprenez la langue de Shakespeare.

Les graphismes du jeu sont plutôt quelconques et pas très nets même pour du VGA, on faisait nettement mieux à l'époque, par exemple avec «Loom» ou le remake du premier «Space Quest». Le ciel dans les teintes fluo est assez difficile à supporter  ! Curieusement, les cinématiques et les écrans de dialogues sont beaucoup plus réussis. Une anecdote au sujet de l'adaptation graphique  : dans le livre on parle de nuées de moineaux, ils se métamorphose dans le jeu en nuées de chouettes  ! L'auteur de la musique, Rob Wallace a composé quelques morceaux pas désagréables mais très classiques dans le style du début des cartes-son avec l'usage d'un synthétiseur. Répétés en boucle, ces morceaux finissent quand même par être répétitifs.


titre Capstone, le mal-aimé

L'éditeur Capstone (1988-1996) souhaitait profiter, avec ce jeu, du succès que devait avoir l'adaptation cinématographique du best-seller de Stephen King. Malheureusement, le film réalisé par George Romero (Zombie, La Nuit des Morts Vivants) n'eut pas le succès escompté, malgré l’excellente performance de Timothy Hutton dans les rôles de Thad Beaumont et de John Stark. Le triste accueil du film entraîna l'échec commercial du jeu et son massacre par la critique, laquelle le qualifia de pire jeu d'aventure jamais réalisé ce qui, à mon avis, est très exagéré. Si Capstone édita d’autres adaptations de film toutes aussi négligeables («Home Alone» par exemple), il ne faut pas oublier qu'on lui doit quelques très bon jeux comme «Chronomaster» (1995) ou «LA Law» (1992).


titre Lancement

Décompacter le fichier avec un utilitaire quelconque (Winrar ou 7zip, par exemple). Sous DOSBox, lancer DARKHALF.BAT. Et voilà !



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