Commander Keen 4 : Secret of the Oracle
Année
1991 (Sortie FR)
Développement
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.65
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667 votes




titre Histoire

Vous êtes Billy Blaze, petit garçon de 8 ans au Q.I. de 314, en d'autres termes, vous êtes un génie ! Vos capacités hors normes vous ont permis de construire un vaisseau spatial fait de bric et de broc trouvé chez vous.

Le soir, quand vos parents sont de sortie et que votre baby-sitter finit enfin par s'endormir, vous mettez le casque de football américain de votre grand frère et devenez Commander Keen, l'explorateur de l'espace.

Ce nouvel épisode prend place plusieurs mois après «Commander Keen 3: Keen Must Die !». Billy Blaze reçoit un étrange message en provenance d'une autre planète : une race d'extraterrestres, les Shikadi, sont sur le point de détruire la Voie Lactée, menée par leur chef Gannalech. Avec son vaisseau spatial, Keen fait route vers Gnosticus IV, une planète peuplée d'humanoïdes, les Oracles. Les ayant aidé par le passé, Keen espère recueillir auprès d'eux des informations sur les mystérieux Shikadis. Malheureusement, il découvre à son arrivée que les Oracles ont tous été enlevés et sont détenus par les Shikadis un peu partout sur la planète.

Keen n'a pas le droit à l'erreur : il doit venir au secours des Oracles ou bien tout espoir de vaincre les Shikadis sera réduit à néant.


titre Historique

Au début des années 90, le studio id Software n’a pas encore réalisé ses plus grands jeux («Wolfenstein 3d» «Doom» et «Quake») et reste une petite société texane créatrice de sharewares pour Apogee Software.

La saga Commander Keen est la première création de la société du duo John Carmack (futur programmeur du moteur 3d des jeux précités) et John Romero (futur designer des jeux précités), accompagné de l’équipe originale (Tom Hall et Adrian Carmack).

Commander Keen constituera l’une des rares expériences dans le genre plate forme mais assurément la mieux réussie. Avant d’inventer et de spécialiser dans le first person shooter, id Software ne sortira que le très moyen Dangerous Dave in the Haunted Mansion une année plus tard.

Il est à noter que cet épisode est la première partie d'une histoire qui se termine avec le suivant, «Commander Keen 5: The Armageddon Machine».


titre Influences

Entre la première trilogie et celle-ci, il y a un fossé en matière de graphismes. «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» parvient à se hisser au niveau des standards de détails et de fluidité des jeux de plate-forme sur console. Avec sa palette limitée à l’EGA (16 couleurs simultanément à l’écran), «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» porte ainsi le jeu d’arcade 8 bits à son apogée.

Ce nouveau volet propose une grande variété de décors : forêt (avec des arbres qui évoquent ceux du Magicien d’Oz), désert, jungle, caverne, pyramide et même un niveau sous l’eau. Par rapport à la vue 2D des trois premiers opus, «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» propose une sorte de vue légèrement isométrique afin de créer une impression de profondeur dans les décors. L’animation a été entièrement retravaillée, particulièrement chez Commander Keen. Le joueur se meut avec une grande cohérence, s’accrochant au plate-formes ou tirant vers le haut ou le bas en plein saut. De façon générale, les sprites du jeu ont tous été redessinés (statues géantes, rivière de goudron, mur de flammes, ...), proposant bien plus de détails qu’auparavant.

Sur l’ambiance même qui règne à travers le jeu, on note une certaine loufoquerie de la part des créateurs, qui n’hésite pas à glisser tout un tas de détails amusants. Les ennemis, avec leur look cartoonesque, évoque moins un Super Mario que certaines futures productions plate-forme sur ordinateur comme Rayman.

La partie sonore a été complètement revue elle aussi. Elle couple les bips très basiques de la première trilogie avec une toute nouvelle palette d’effets spéciaux en Adlib, à la manière de «Wolfenstein 3d». Ce «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» est l’occasion de découvrir pour la première fois le talent de Robert « Bobby » Prince, compositeur attitré d’id Software. Les parties musicale et sonore puisent leur inspirations dans les jeux de plate-forme comme Super Mario avec des mélodies aux accents enfantins. Robert Prince y ajoute sa marque funky, que l’on retrouvera d’ailleurs dans ses futurs travaux, comme «Blake Stone : Aliens of Gold» ou dans certains morceaux de «Wolfenstein 3d». Les puristes du maître pourront noter que l’unique bande son d’une future production d’id Software , «Catacombs 3D», est directement issue de ce volet de Commander Keen.

titre Gameplay

«Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» conserve la recette de son aîné. A chaque nouvel opus, le joueur peut évoluer sur une grande carte dans lequel on visite différents niveaux dans l’ordre de son choix, l’objectif étant ici de secourir les Oracles. Comme toujours, il existe des niveaux facultatifs (et un niveau secret) qui permettent d’augmenter son score. Ici, la plupart des niveaux sont obligatoires, le sauvetage des Oracles étant une condition pour terminer le jeu.

Il est indispensable de maîtriser certains mouvements pour pouvoir avancer dans le jeu (expliqués dans le menu des options). Commander Keen est toujours équipé de son fameux Pogo, grâce auquel on peut effectuer de grands sauts. En appuyant sur la touche saut avant d’équiper le Pogo, on peut réaliser un plus grand saut et contrôler davantage sa trajectoire. Parmi les nouveaux mouvements, il est possible de s’accrocher au rebord des parois ou de grimper des sortes d’échelle de pompier.

«Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» possède un important bestiaire, chaque ennemi ayant une manière spécifique d’être vaincu. On affronte principalement des limaces (qui laisse leur une trace mortelle derrière eux) mais chacun des niveaux a ses créatures bien à lui. Parmi les 15 ennemis du jeu, on affronte majoritairement de petits ennemis rapides et/ou volants, les plus gros d’entre eux étant généralement évitable. On ne pourra que conseiller de sauvegarder souvent sa partie tant la mort peut venir à n’importe quel moment.

Le game-design des niveaux est très bien pensé, avec un système de clef à trouver pour ouvrir des portes, déjà présent dans les précédents volets. Il existe cependant un bug (corrigé avec l’épisode suivant), dans lequel les clefs disparaissent de votre inventaire si vous rechargez une partie et que aviez déjà ramassé la clef. «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» permet aussi de franchir des portes et de se rendre dans une autre partie du niveau, cassant un peu la linéarité habituelle. Comme les deux premiers volets, «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» propose en général des niveaux ouverts, sorte de labyrinthe formant une sorte de boucle. Enfin, les passages secrets au travers des niveaux sont dissimulés derrière des murs dans lesquels on évolue à l’aveugle, pour trouver divers bonus ou des passages secrets.

La durée de vie de «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» est des plus honorables, surtout si vous jouez au jeu en difficulté maximale. Avec 19 niveaux (dont un secret), il est le volet le plus long de toute la saga.


titre Conclusion

«Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» signe des retrouvailles réussies avec Billy Blaze, qui renouvelle complètement son gameplay en le rendant plus souple et moins approximatif. Il est difficile de croire que seulement un an s’est écoulé entre la première trilogie et ce nouveau volet, tant le jeu a évolué. id Software prouve une fois encore qu’il est le maître incontesté de la plate-forme sur ordinateur. «Commander Keen 4: The Secret of the Oracle» donne apporte un équilibre idéal entre plate-forme et shooter, sans marcher sur les plates bandes des autres productions d’Apogee (un «Duke Nukem» et Bio Menace)

La série Commander Keen, bien que devenue culte, connaîtra une durée de vie limitée. Après 1991, seule une piètre adaptation sur Game Boy Color fera office de suite aux aventures de Billy Blaze. Peut être parce uqe la vie du jeune garçon a pris fin en 1994, au détour d’un niveau d’un certain «Doom II». Mais cela est une autre histoire...

Si vous avez pris plaisir à jouer aux précédents volets, vous ne pourrez qu'adorer ce nouvel opus de Commander Keen, copie parfaitement revue par id Software.

titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. Il est en vente sur Steam, sur le site d'ID Software (développeurs) et sur le site de 3D-Realms (ex-Apogee, éditeur). Donc nous ne vous fournissons que la version shareware.
Steam ne vend que l'intégrale des 5 épisodes en download
ID Software vend les deux séries séparément en download.
3D-Realms vend les 2 séries séparées en download, ou l'intégrale sur CD.

Les épisodes 1 à 3 forment la série "Invasion of the Vorticons" :
épisode 1 : Marooned on Mars
épisode 2 : The Earth Explodes
épisode 3 : Keen Must Die !

Graphismes en EGA, agréables et lisibles, bruitages et musiques au buzzer ou en version Adlib (activer / désactiver le son : 'F2').

titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier KEEN1.EXE.



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