Star Trek : New Worlds
Date de sortie
Développement
Développement
Édition
Systèmes
systeme systeme systeme systeme systeme systeme


titre Introduction

Star Trek: New Worlds est un jeu de stratégie en temps réel sorti en Novembre 2000 en Europe, développé par le studio anglais Binary Asylum puis par 14°East et édité par le géant de l’édition Interplay Entertainment situé aux Etats-Unis. Le jeu est une histoire originale dans l’univers de Star Trek, mais se situe (du moins si j’en crois la page Wikipedia anglophone) peu après les événements du cinquième film Star Trek, L’Ultime Frontière, sorti 10 ans plus tôt en 1989 et réalisé par William Shatner, acteur interprétant le mythique Capitaine Kirk à l’époque.

Star Trek en jeu vidéo, c’est compliqué. Pléthore d’éditeurs se sont passés la main, voire ont développé des titres en parallèle adaptés des nombreuses séries existantes, au point où savoir qui a fait quoi peut se révéler être un sacré bazar. Au moins, pour New Worlds, on est sur un cadre clair : une oeuvre dans la continuité d’un film mais qui développe sa propre histoire, réalisée par un studio avec un peu d’expérience (Binary Asylum s’était fait remarquer quelques années plus tôt pour le jeu de tir Zeewolf sur Amiga) et avec un éditeur très réputé derrière. Avec ça, toutes les conditions étaient réunies pour faire de Star Trek New Worlds un jeu qui allait non seulement plaire aux fans de la franchise Star Trek, mais aussi se tailler une place dans le monde de la stratégie en temps réel, non ? Et bien, comment dire… Disons que à l’époque, le genre STR était en ébullition, et Star Trek New Worlds débarque en pleine révolution de la 3D. Et ça, c’est sans compter les cadors déjà bien installés à l’époque comme Starcraft. Rien qu’en 2000, Star Trek New Worlds se trouve en compétition directe avec Dark Reign 2 sorti quelques mois plus tôt, Command & Conquer : Alerte Rouge 2 qui sort le même mois en Europe, et même des petits titres comme Thandor : The Invasion ou un certain Ground Control voire même… Star Trek Armada, développé, lui, par Activision. Oui, vous avez bien lu, en 2000, on a eu droit à deux STR Star Trek, bien que très différents. Et là, je ne cite que les titres exploitant un univers de science-fiction… C’est dire à quel point la concurrence était rude à l’époque et ne laissait aucune place à l’erreur pour les titres souhaitant pénétrer le marché.

titre Colonisation : Mode d’Emploi

Commençons par le scénario : Nous sommes en 2287, et l’USS Explorer commandé par le capitaine Gibson est chargé par la Fédération d’enquêter sur un test d’arme effectué par les Romuliens dans une zone neutre de la galaxie. Sur place, les Romuliens sont interrompus par un vaisseau de l’Empire Klingon et décident que décidément, ce vaisseau est une cible parfaite pour tester leur arme, le “Project Shiva”. Mais la mise à feu de l’arme déclenche une singularité dans l’espace, et provoque littéralement l’apparition de nouvelles planètes, planètes dans lesquelles les vaisseaux de chacune des trois factions présentes sur les lieux vont décider de s’installer, et tenter de coloniser la zone avant leurs ennemis. Bien évidemment, il y a davantage de mystère autour de ces planètes, mais je me garderais bien de tout vous révéler. Gardez cependant à l’esprit que la fin du jeu est plutôt ouverte, laissant entrevoir l’espoir d’une suite, suite qui n’arrivera jamais puisqu’Interplay perdra les droits d’exploitation de la licence Star Trek. Une autre chose à noter est que, malgré le fait que la boîte et le manuel soient en français, Interplay n’a pas jugé nécessaire de traduire le jeu, il vous faudra donc une maîtrise plutôt poussée de la langue de Shakespeare si vous souhaitez profiter au maximum de Star Trek : New Worlds. Quoi qu’il en soit, le scénario de New Worlds est plutôt bien ficelé, et fera plaisir aux fans de la franchise qui pourront profiter de 14 missions pour chacune des trois factions jouables, culminant ensuite par une série de missions finales.

Trois factions jouables, c’est plutôt pas mal, et on est dans la logique de ce qu'offrait un nombre conséquent de STR à l’époque, sans doute inspiré par le triangle de factions popularisé par Starcraft. Il est donc possible d’incarner la Fédération, l’Empire Klingon et l’Empire Romulien dans des parties où chaque joueur devra coloniser une portion d’une planète tout en boutant tout ennemi hors de l’atmosphère de ladite planète, à coup de phasers ou de tanks à photons si il le faut. Avoir pris le parti de faire un jeu Star Trek, série connue pour son univers spatial et ses batailles de vaisseaux, mais dont l’ensemble de l’action se passe directement au sol est plutôt audacieux, et permet à New Worlds de se démarquer de Star Trek Armada, sorti la même année.

D’un point de vue gameplay, Star Trek New Worlds prends un chemin légèrement différent de la majorité de ses concurrents : Le jeu nous le martèle jusque dans le nom de notre bâtiment principal, on gère une colonie et pas une simple base, il va falloir donc récolter des ressources, les stocker, les transformer, avoir des installations pour loger les civils travaillant pour la colonie, des infrastructures militaires, des fermes hydroponiques pour produire la nourriture… Star Trek New Worlds nécessite de gérer une quantité phénoménale de ressources et de paramètres, ce qui risque de décontenancer les joueurs peu familiers du genre STR. Heureusement, les tutoriels du jeu sont très précis et permettent de se familiariser avec chaque aspect relatif à la gestion de la base. On appréciera également la présence d’un mode “Cadet” qui fait office de mode facile pour les joueurs souhaitant progresser à leur rythme, ce qui est un bon point pour l’accessibilité du jeu (et accessoirement, rattrape la galère qu’a été le fait de faire fonctionner le jeu sur les systèmes d’exploitation modernes…).

Chaque faction se joue globalement de la même façon et possède des bâtiments et unités similaires dans leur fonctionnement, bien qu’elles soient très différentes visuellement d’une faction à l’autre, les cultures et fonctionnement de chaque civilisation étant radicalement différents. A noter que Star Trek New Worlds a fait le choix d’un panel d’unités très restreint, uniquement constitué de véhicules (pas d’infanterie dans le jeu) ayant des usages divers, qu’il s’agisse de véhicules militaires ou civils. Un passage par le manuel est également fortement recommandé, car certaines commandes ne sont pas mentionnées dans le tutoriel (pour la petite anecdote, il m’a fallu plusieurs missions avant de remarquer qu’on pouvait zoomer avec la touche ctrl+Molette de la souris, car le tutoriel ne mentionnait que le pavé numérique pour cette commande…). Ce manque de variété dans les unités fait que l’on se retrouve régulièrement à appliquer la même stratégie, et ne permet pas d’élaborer énormément de tactiques différentes pour faire face à une situation. A vrai dire, j’ai même parfois l’impression que le jeu se voudrait presque être un jeu de gestion de colonie plutôt qu’un STR traditionnel, en témoigne l’immense quantité de ressources différentes à gérer ou encore le manque d’emphase sur la gestion des unités sur le champ de bataille (appelé aussi micro-management dans le jargon de la stratégie en temps réel).

Graphiquement, le jeu est plutôt honnête pour son époque, avec des modèles 3D relativement détaillés et des environnements plutôt jolis… Du moins pour un STR en 3D de l’époque, hein, avec l'œil d’aujourd’hui, ça pique un peu. Côté design sonore, on appréciera les doublages de bonne qualité, et très nombreux, notamment lors des briefings de mission ou durant le tutoriel. Là où par contre le jeu se plante complètement, c’est dans son interface, et de manière générale sur son ergonomie. L’interface est désastreuse, avec pléthore de sous-menus à naviguer pour effectuer des tâches simples, ce qui risque de faire fulminer les amateurs de STR tant ce genre d’erreurs est rédhibitoire pour la qualité de l’expérience de jeu. Ajoutons à ça une navigation sur la carte complexe et confuse, et on obtient un jeu qui, à l’instar d’un certain Dark Planet : Battle for Natrolis, se tire une balle dans le pied avec cette ergonomie aux fraises. Et quitte à en rajouter une couche, la caméra n’est pas la plus efficace, ce qui est là encore un gros défaut dans les STR en 3D, défaut que plusieurs autres titres avaient pourtant bien réussi à éviter, comme Dark Reign 2 ou le très sympathique Machine : Wired for War sorti l’année précédente qui possédait une vue FPS pour ses unités un peu gadget mais qui fonctionnait très bien.

titre Conclusion

Le jeu a été accueilli de façon… moyenne par la critique spécialisée. Pour une fois, Gamekult côté français s’est montré plus gentil que ses confrères de JeuxVideo.com, avec un 6/10 chez Gamekult et un 9/20 chez JeuxVideo.com. Côté Anglophone c’est à peine mieux avec un 4/10 chez Gamespot et un moyen 55% chez PC Gamer. Plusieurs critiques mettent l’accent sur l’interface, et le fait que Star Trek Armada tienne largement mieux la comparaison, sans compter la concurrence extrêmement rude. Mais les points positifs sont aussi là, avec des compliments sur le scénario et le respect de la licence Star Trek, la conclusion de la majorité des testeurs étant que le jeu risque de n’attirer que les fans de la franchise Star Trek, les autres passant leur chemin pour aller voir d’autres titres plus qualitatifs. La perte de la licence Star Trek par Interplay est certainement la raison qui explique pourquoi le jeu est aujourd’hui inaccessible via les plateformes comme Steam ou GoG, laissant ce jeu moyen dans les limbes des copies physiques sorties à l’époque, du moins jusqu’à sa publication ici.

titre Lancement

Une version automatique permet de lancer le jeu sans difficulté. Téléchargez, installez et jouez.



titre Complétez cette fiche

Vous avez des screenshots, un avis personnel, des fichiers que nous ne possédons pas et qui concernent ce jeu ? Vous avez remarqué une erreur dans nos textes ?
Dans ce cas, aidez-nous à améliorer cette fiche : en nous contactant via le forum.

titre Des questions ? besoin d'aide ?

Vous pouvez trouver de nombreuses informations et vous pourrez poser des questions à la communauté en allant sur notre forum : Abandonware Forums.














Vous pouvez aussi faire un don via Paypal :


Partenaires : Hébergement web - WoW - Association MO5 - Megatest.fr - Emu-France - Association WDA - Another Retro World - Planète Aventure