Albion
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Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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titre Histoire

En 2229, la technologie de l’Hyper-C" permet aux hommes de voyager plus vite que la vitesse de la lumière et d’explorer des univers lointains. Alors qu’il cherche des planètes susceptibles de renfermer des ressources intéressantes, le vaisseau "Toronto" découvre un astre au potentiel extraordinaire qu’on surnomme "Nugget".

Tom Driscoll, un des meilleurs pilotes de la société DDT se voit confier une mission de repérage sur la planète, riche en minerais mais sur laquelle aucune forme de vie n’a été détectée. Accompagné du scientifique Rainer Hofstedt le trajet vers "Nugget" est pertubé par une défaillance technique de la navette qui s’écrase sur la planète. À leur arrivée, c’est un monde totalement différent qui s’offre aux deux explorateurs : une jungle luxuriante riche en forme de vie de tout genre. Driscoll et Hofstedt ont à peine de temps de réaliser leur découverte que la navette explose, laissant les deux hommes inconscients. À son réveil, Tom Driscoll se retrouve nez à nez avec un félin humanoïde, appelé Iskaï. Lui et Rainer ont été recueillis par un peuple aussi développé que l’homme, habitant dans de grandes demeures entièrement construites avec des végétaux.

Pour Driscoll et Hofstedt commence une longue aventure pour rejoindre le Toronto à travers un monde qui leur est totalement étranger...

titre Historique

Plus connu pour la saga «The Settlers» et «Battle Isle», la société allemande Blue Byte ne s’est essayé qu’une seule fois au jeu de rôle au milieu des années 90 avec «Albion». Une partie de l’équipe est issue d’une autre société allemande disparue, Thalion Software (dont Erik Simon le chef de projet), connu pour ses jeu de rôle à succès sur Amiga avec Dragonflight, Amberstar et Ambermoon. Les trois titres précités appartiennent à un univers commun, croisement entre heroic fantasy et science fiction, dans la lignée de «Might and Magic V : Darkside of Xeen» et de Phantasy Star. Bien qu’«Albion» n’ait aucun lien narratif avec ces jeux, il est souvent considéré comme le troisième volet de la trilogie Amber, tant le gameplay et les graphismes sont similaires.

titre Influences

Albion s’inscrit dans la lignée des grands récits de space opera d’exploration, comme le Cycle de Tschai de Jack Vance, dont la trame du jeu s’inspire largement. Un des premiers éléments frappants d’«Albion» est le travail effectué sur les dialogues : chaque personnage a son histoire, son caractère, qu’il soit secondaire à l’intrigue ou non. Chaque race emploie ses propres mots et son vocabulaire pour décrire ce qu’il l’entoure. Le joueur découvre ainsi un peuple avec sa propre culture et ses propres coutumes. «Albion» n’a par ailleurs rien d’un récit manichéen et les apparences sont souvent trompeuses. Le mythe du bon sauvage contre les méchants humains est écarté pour une intrigue bien plus réaliste qui implique cupidité et trahison. Chaque partie du jeu nous fait visiter une partie du continent d’Albion, l’occasion de découvrir une nouvelle intrigue à chaque fois.

Le jeu fonctionne sous deux moteurs, l’un 2d l’autre 3d. Les graphismes 2d sont absolument splendides. Riche et détaillés, il est difficile de faire mieux pour des graphismes en 256 couleurs. «Albion» offre aux joueurs la possibilité d’explorer des décors aussi variés qu’une ville Iskaï (la première du jeu, remplie de végétaux), un village celte, un forteresse souterraine, des cavernes sans oublier le Toronto lui même. La partie en 3d est de qualité plus inégale. Les auteurs d’«Albion» n’ont pas à disposition un moteur comme celui de «Doom», le jeu est donc pauvrement texturé. Le moteur maison propose une sorte de version amélioré du moteur de «Wolfenstein 3d» avec des textures au sol et au plafond et quelques effets de lumière.

La partie sonore est excessivement réussie, avec plus d’une centaine d’effets très différents en fonction des lieux visités. «Albion» mise sur un rendu organique, particulièrement dans la première partie du jeu : écoulement d’eau, insectes qui bourdonnent et autres créatures extraterrestres provoquent un dépaysement total qui contribue à maintenir ce sentiment d’étrangeté propre au monde dans lequel on évolue.

La musique fait elle aussi l’objet d’un soin très particulier. Les compositions de Matthias Steinwachs mélangent des genres musicaux très différents : musique tribale, celtique et synthétiseurs se côtoient en fonction des lieux visités. Plutôt apaisante en général, elle peut devenir très stressante à de rares moments de l’intrigue ou lorsque l’on visite les différents donjons du jeu. On regrettera peut-être simplement un thème uniques pour chaque situation, comme les combats, qui nous accompagne durant toute la partie.

titre Gameplay

Une particularité propre à «Albion» et son système de vue multiple, très critiqué. Lors des phases d’exploration et de dialogues, «Albion» affiche une vue en 2d au dessus des personnages. Il est alors possible d’intérargir avec le décor (ouvrir une porte, ouvrir un coffre) et parler aux différents personnage. Cette vue est déclinée en une vue plus large, où es personnages apparaissent en minuscule, lorsque l’on se déplace en extérieur hors des villes. La vue 3d est elle réservée à l’intérieur des villes et aux donjons, privilégiant l’exploration pure et les combats. Cependant, il arrive qu’«Albion» déroge à cette règle, dans un sens comme dans un autre, dans un but purement narratif. Certaines zones en 2d à l’intérieur des villes, supposées sécurisées, amène des combats inattendus tandis que certaines zones 3d ne proposent aucune menace. Cette composante, «Albion» y a souvent recours et permet de susciter la surprise chez le joueur, habitué aux mécanismes de jeu qui lui ont été présentés. Il faut aussi préciser que le combat lui même propose une vue à part entière, sur un échiquier, où les personnages se déplacent au tour par tour, à la manière d’un tactical game. Chaque personnage peut alors accomplir une action (attaquer, lancer un sort ou fuir le combat).

«Albion» étant une histoire originale, il n’est pas possible de choisir les caractéristiques de son personnage, que ce soit sa classe, ses compétences et les objets et sorts qu’il peut utiliser. Chaque personnage est prédisposé à être efficace dans un domaine spécifique et il revient au joueur d’en tirer partie un maximum. À certains moments de la partie, il est possible de choisir certains de ses compagnons (pour former une équipe de six personnages au maximum), certains étant plus axés sur le combat ou la magie. «Albion» est clairement orienté core gamer, il faudra donc combattre à de nombreuses reprises pour augmenter les statistiques de ses personnages.

Le jeu intègre un système de repos original. Plutôt que d’imposer au joueur de se nourrir régulièrement comme dans un «Dungeon Master», le joueur doit disposer de rations pour pouvoir dormir et restaurer la santé de son équipe. Il lui est toujours possible de se soigner avec des potions mais la fatigue rend les personnages moins efficace en combat. Le même concept sera repris quelques années plus tard dans «Might and Magic VI : Le Mandat Céleste» et les deux volets suivants.

Le système de magie du jeu est plutôt original. Les personnages humains possèdent un système classique de sorts que l’on dépense avec des points de mana. Les Iskaïs en revanche, peuvent uniquement lancer des sorts s’ils possèdent des graines magiques (plutôt rares et en quantité limitée). On trouve tout l’arsenal de sorts que l’on est en droit d’attendre du jeu de rôle : sorts de soin, de protection de feu, de glace ou de foudre ont de quoi contenter tout le monde.

La durée de vie d’«Albion» est plus qu’honorable : comptez une cinquantaine d’heures (minimum) pour en venir à bout. Bien que le jeu ne propose pas un système de quêtes à proprement parler, il est possible d’explorer la zone de jeu et de trouver des donjons facultatifs riches en objets puissants. Sur ce point, «Albion» n’est pas avare puisque le jeu comporte près de 500 objets différents à collecter.

titre Conclusion

«Albion» a connu un succès critique à sa sortie mais n’est pourtant jamais entré au panthéon des classiques du jeu de rôle sur PC, au même titre que les Ultima, «Lands of Lore : The Throne of Chaos» ou les Elder Scrolls. Il reste un titre culte, pour les connaisseurs, et assurément l’un des meilleurs jeu de rôle de la génération 16 bits. Rarement un titre n’aura autant soigné son scénario et son background, soucieux de créer un univers crédible. «Albion» parvient à réconcilier amateur d’heroic fantasy et de science-fiction tout en se démarquant nettement des représentants du genre.

S’il n’est pas parfait, «Albion» a le mérite d’assumer totalement son système de jeu, complètement original. En prenant le meilleur des jeu de rôle autour de lui, Blue Byte parvient à rythmer astucieusement le jeu, en proposant à chaque situation un mode graphique adapté.

«Albion» n’a jamais connu ni de suite ni de véritable héritier. Il est un peu le dernier représentant d’un jeu de rôle à l’ancienne, avant que les titres massivement 2D (Baldur’s Gate, Fallout) ou 3D (Deus Ex, Morrowind) imposent définitivement les standards à venir.

Si vous cherchez un jeu de rôle dépaysant et que vous n’avez pas peur de vous investir des dizaines d’heures, «Albion» est le titre qu’il vous faut.



titre Lancement sous DOSBox

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