GARY BRACEY

Royaume-UniPuce
Production, Production exécutive, Son
La carrière de Gary Bracey dans le milieu des jeux vidéo démarre lorsqu'il s'achète un ZX Spectrum à sa sortie et loue un rayonnage d'un magasin de location de vidéos pour y vendre des jeux Spectrum qu'il présente avec son exemplaire personnel. En un an, il gagne assez d'argent pour ouvrir sa propre boutique d'informatique, Blue Chip, dans la banlieue de Liverpool. Au bout de deux ans, il se lasse du commerce et veut se tourner vers le développement des jeux. Or, heureux hasard, un des amis, Jon Woods, cherche quelqu'un qui s'y connaît bien en jeux pour sa société, Ocean. Nous sommes en 1985, et le concept de producteur, bien établi aux Etats-Unis grâce à Electronic Arts, existe à peine en Europe. Les développements d'Ocean reposent en grande partie sur des programmeurs indépendants, jeunes et pas toujours très professionnels, sans personne pour les surveiller ou les guider. Par conséquent, plusieurs projets dépassent le budget et/ou le délai accordés. Gary Bracey saute sur l'occasion et devient responsable du développement. Ses débuts sont difficiles : les catastrophiques Knight Rider et Street Hawk, promis depuis des mois à grands renforts de publicités, sortent finalement en catastrophe après avoir été ré-écrits plusieurs fois. Bracey en tire les conséquences qui s'imposent : il monte une équipe de développement interne qu'il pourra superviser plus facilement et ne fait appel qu'à des équipes externes fiables. C'est lui aussi qui se charge de lire les scripts de films que lui envoient les studios pour signer les licences les plus prometteuses, une véritable vache à lait pour Ocean. Il est donc responsable du succès colossal de la firme anglaise, la première du secteur vidéo-ludique au Royaume-Uni, et un modèle à suivre pour bien d'autres éditeurs européens, que l'on apprécie ou non leurs jeux et leurs pratiques. A titre d'exemple, c'est lui qui a demandé à Jon Woods de signer les droits d'adaptation de "RobCop", un film pas encore sorti d'un réalisateur néerlandais complètement inconnu - RoboCop restera toute l'année 1988 dans le top des ventes anglaises. Bracey quitte Ocean en 1994 pour des raisons personnelles qu'il n'a jamais détaillées, précisément au moment où Ocean doit faire face à la fin de l'Amiga et la baisse de popularité des licences de films. On le retrouvera ensuite chez Telstar. Il travaille depuis 2012 pour Kuju.
GARY BRACEY
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