STEVE JACKSON

20/05/1951PuceRoyaume-UniPuce
Texte
Le nom de Steve Jackson est indissociable de celui d'Ian Livingstone, tant les deux hommes ont bouleversé le paysage du jeu. Etudiant en biologie, Jackson passe de longues heures à jouer avec Livingstone à divers jeux de plateaux. En février 1975, ils lancent un fanzine, "Owl and Weasel", consacré à tous les types de jeux, et fondent la société Games Workshop dans la foulée. Un exemplaire atterrit chez un Américain, Gary Gygax, qui cherche alors un distributeur pour son jeu de rôle, "Dungeons and Dragons". L'affaire est vite conclue, et les ventes décollent rapidement. Face à l'engouement du public, le tandem Jackson-Livingstone quitte son appartement exigu en juin 1976, passe quelques semaines aux Etats-Unis pour étudier le marché local et signer des contrats de distribution, et s'installe à Londres. En juin 1977, ils lancent un nouveau fanzine, "White Dwarf", consacré au jeux de rôles. En 1978, ils inaugurent leur première usine de figurines miniatures. En avril, ils ouvrent leur première boutique à Londres. On connaît la suite : Games Workshop va devenir une véritable institution, leurs boutiques seront des antres idéaux pour les geeks et rôlistes en tous genres, et les univers créés pour les figurines Games Workshop seront proprement pillés par Blizzard pour Warcraft et Starcraft. Livingstone et Jackson revendent Games Workshop en 1991 pour 10 millions de livres.

Puisqu'on parle de livres, l'autre contribution majeure du duo est la création des "livres dont vous êtes le héros" ("Fighting Fantasy" en VO). En 1981, ils achèvent la rédaction de "The Warlock on the Firetop Mountain" ("Le Sorcier de la montagne de feu") et le proposent à Penguin Books. L'éditeur traîne les pieds un an avant de se décider. Le livre se vend à 40000 exemplaires en un an. On connaît la suite (bis) : plusieurs millions d'exemplaires vendus dans le mondes, écrits par de nombreux auteurs dans de multiples séries, et traduits en plus de 11 langues. Les deux acolytes signent les livres suivants séparément. Jackson laisse à Livingstone l'atmosphère et l'intrigue et préfère se concentrer sur les règles et les énigmes. Moins prolifique que son compère, on lui doit notamment "The Citadel of Chaos" ("La Citadelle du chaos"), "Starship Traveller" ("La Galaxie tragique"), le très difficile "House of Hell" ("Le Manoir de l'enfer") et l'original "Appointment With F.E.A.R." ("Rendez-vous avec la M.O.R.T.").

Avant 1997, Steve Jackson s'est montré moins coopératif avec le milieu des jeux vidéo qu'Ian Livingstone. Tout au plus a-t-il signé un texte pour un manuel par-ci par-là. Tout change en 1997 lorsqu'il s'associe avec Peter Molyneux, alors démissionnaire de Bullfrog, pour fonder Lionhead Studios. Une telle réunion a bien évidemment suscité d'énormes espoirs, que Jackson a entretenus en tenant un journal de bord  du développement de Black & White qui fut publié simultanément par plusieurs magazines européens (PC Zone au Royaume-Uni, Génération 4 en France, PC Games en Allemagne).

NB : on prendra soin de ne pas confondre ce Steve Jackson avec le Steve Jackson américain, auteur du système GURPS. Le risque de confusion est d'autant plus élevé que l'Américain a lui-même signé trois "livres dont vous êtes le héros" dans la même collection que son homonyme : "Scorpion Swamp" ("Le Marais aux scorpions"), "Demons of the Deep" ("Les Démons des profondeurs") et "Robot Commando" ("La Grande Menace des robots").
STEVE JACKSON

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