Fiche de la compagnie Atomic Games
NomAtomic Games
Autres nomsAtomic Games, Inc. (Etats-Unis)
PaysEtats-Unis
Création1989
Rôle(s)Développement
Site officielhttp://www.atomicgames.com
Développeur américain basé à Houston, Texas (1989, voir Trivia 1).

Co-fondé par Keith Zabalaoui, Ed Rains et Larry Merkel, la mission d'Atomic Games est de produire d'aussi bons, voire de meilleurs jeux de guerre (wargames) informatisés, qu'ils n'existent en versions classiques, c'est-à-dire sous formes de versions jeux de plateau dans la vie réelle.

La série «V for Victory», initiée par «D-Day», est composée de quatre "battlesets" prenant place durant la Seconde Guerre Mondiale. Le développement se fait alors sur Macintosh, les jeux étant par la suite convertis sur PC (voir Trivia 2). L'éditeur d'alors est Three Sixty Pacific :

  • «D-Day - Utah Beach-1944»
  • «Gold.Juno.Sword - Normandy-1944»
  • «Market Garden - Arnhem-1944»
  • «Velikiye Luki-1942»

    Dès le second titre de la série cependant, «Gold.Juno.Sword», les relations avec Three Sixty tournent au vinaigre, puisque l'éditeur peine à reverser ses royautés au développeur. Des délais sont négociés et acceptés, cependant, rien de très rassurant à l'horizon. On connaît alors la mauvaise situation financière de Three Sixty, cependant, chez Atomic Games, on soupçonne une politique déloyale (voir Trivia 3).

    Abandonnant Three Sixty, Atomic Games produit sa série suivante, «World At War», pour The Avalon Hill Game Company (AH). Elle comprendra trois titres et trois épisodes de la même guerre, en Afrique du Nord, en Russie et en France : «Operation Crusader», «Stalingrad» et «D-Day: America Invades!», pour finir.

    C'est assurément la série suivante qui est la plus connue du grand public, pour sa qualité et le support éditorial de la société américaine Microsoft Corporation, sur lequel on se s'attardera pas tant on sait qu'il est de taille. J'ai nommé bien évidemment «Close Combat», ainsi que ses suites, «Close Combat: A Bridge Too Far» et «Close Combat III: The Russian Front».

    La série sera un immense succès, pour autant, elle restera une trilogie uniquement pour Microsoft puisqu'elle continuera auprès d'un autre éditeur : Mindscape et c'est bien là que les choses se compliquent car pourquoi diable signer Mindscape alors que l'on est si bien chez Microsoft Corporation ? Toujours plus haut, toujours plus fort pourrait-on comprendre entre les lignes, mais ceci n'est que mon humble analyse : il se pourrait qu'Atomic Games voit en Mindscape, et sans doute davantage en Strategic Simulations (SSi), un allié de taille. Effectivement, SSi est une propriété de Mindscape depuis 1994 et sa popularité est grande auprès des wargamers. Toujours plus haut, toujours plus fort ? Pourquoi pas, quand on sait que Mindscape est à l'époque elle même une division de la société américaine The Learning Company, un géant du secteur éducatif (voir Trivia 4) et qu'elle a dores et déjà noué des relations commerciales avec un autre géant, du secteur des jouets, cette fois, la société américaine Mattel (voir Trivia 5). Toujours plus haut, toujours plus fort, donc.

    Bien que nous sortions ici du cadre historique de l'abandonware, les «Close Combat» à suivre porteront la double signature éditoriale de Mindscape et de SSi et seront distribués par Mattel. Autant dire qu'Atomic Games n'a pas choisi les pires des partenaires. Nous n'avons pas parlé des bénéfices de l'éditeur. Soit. Après avoir signé les titres SSi et Atomic Games, grâce à «Close Combat», il entend élargir son offre au-delà des séries «Panzer General» et «Steel Panthers» et très humblement dominer le marché et l'offre de wargames. Et là, ce n'est pas moi qui le dit. C'est lui !


    Trivia 1
    il y a un léger doute sur la date de création de la société, puisque sur l'un de ses premier site web archivé, la société annonce qu'elle a été fondée en 1991. Aujourd'hui, la société avance la date de 1989 (source : site web de 2013).

    Trivia 2
    Atomic Games met en avant cette particularité, le Macintosh étant pour elle une machine de rêve ou plus précisément : "the Mac is God's gift to computing". Rien de moins. Pour autant dans la même déclaration, on lit que la société sait bien que le marché est ailleurs, lisez sur PC, ce qui va inéluctablement préfigurer du futur, mais nous vous en reparlerons très bientôt.

    Trivia 3
    nous nous servons ici d'une interview truculente (mais forcément partiale) de Keith Zabalaoui qui accuse Tom Frisina, représentant Three Sixty, de mener une politique à la petite semaine en payant ses développeurs de manière alternative, ce qui conduit à "déshabiller Pierre pour habiller Jean", selon ses propres dires. Ceci n'a pas de sens puisqu'il faut attendre la commercialisation d'un titre d'un autre développeur pour qu'Atomic soit payé et inversement. Dès le troisième titre de la série, «Market Garden», les pertes importantes de Three Sixty sont estimées à 2 millions de dollars et les quelques 400.000 dollars qui devaient échoir à Atomic Games, resteront dans son escarcelle. La coupe déborde quand Atomic est alertée de la commercialisation d'un CD-ROM comprenant sa série «V for Victory», une commercialisation à laquelle elle se serait naturellement opposée. Après enquête, il apparaîtrait que Three Sixty, alors placé sous la protection de la loi contre les faillites, aurait autorisé la société américaine Mainstream America à procéder ainsi. Plus grave encore, le contrat liant Three Sixty à Mainstream America est paraphé par Keith Zabalaoui. Evidemment, la signature est fausse et ne lui ressemble pas, même de loin. Si Tom Frisina semble le coupable idéal (bien que grossier), un autre nom est avancé, celui de Lawrence Norman, un intermédiaire commercial. Mieux encore, l'argent qu'a payé Mainstream America pour acquérir les droits CD-ROM de la série «V for Victory» a bel et bien disparu. Enough is enough pour Keith Zabalaoui : qui que soit le fautif, c'est bien la descendance d'une professionnelle des services à la personne tarifiés ! Là je délaye puisqu'il est plus lapidaire : «son-of-a-bitch» dit-il, en anglais, dans le texte.

    Trivia 48
    excusez du peu, à l'époque, The Learning Company est composée des sociétés SoftKey, Microsystems Software, Creative Wonders, Mindscape, PF Magic, Sofsource et Broderbund.

    Trivia 5
    non, il ne s'agit pas encore de Mattel Interactive, mais cela ne saurait tarder ...


    Jeux développés








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