Jetfighter III
Série
Année
1996 (Sortie US)
Distribution
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.73
note0note1note2note3note4note5note6note7note8note9note10 notesnotesnotesnotes
687 votes


titre Présentation

Pour beaucoup, Bob Dinnermann reste le créateur de «F/A-18 Interceptor», un des meilleurs simulateurs de vol sur Amiga, mais il ne faut pas oublier sa série «Jetfighter». Après «Jetfighter II», sorti en 1990, ce fut le silence radio total, et il a fallu attendre 1997 pour voir pointer le troisième épisode. Entretemps, beaucoup de choses ont changé, la puissance des PC a grimpé de façon exponentielle, et la concurrence est plus féroce que jamais. En effet, «Jetfighter III» laisse le choix entre le pilotage d'un F 22 N Lightning II et celui d'un F/A-18 Hornet. Or, le simulateur de F 22, c'est, avec le jeu de stratégie en temps réel, une des grandes modes de l'année 1997. Entre «iF-22», «F-22 Raptor», «F22 Air Dominance Fighter» et autres «Joint Strike Fighter», «Jetfighter III» a intérêt à avoir des arguments solides pour se distinguer. Cela tombe bien, il en a.

Une fois l'installation terminée, le logiciel nous transporte à bord du bien nommé porte-avions U.N.S. Peacekeeper. Et quand je dis "à bord", c'est littéralement. En effet, «Jetfighter III» ne nous inflige pas des écrans de sélection tristounets, comme c'est trop souvent le cas dans ce type de jeu. Les développeurs ont carrément modélisé l'intérieur du porte-avions, que l'on explore par des déplacements pré-calculés, dans le style de «The 7th Guest». Chaque salle a une fonction bien précise. A l'étage supérieur, votre cabine vous donne accès à vos e-mails, vos médailles et votre journal de bord. La bibliothèque propose le journal du jour ainsi qu'une base de données présentant 60 appareils en détail, avec plus de 500 photos en haute résolution. L'étage intermédiaire contient les salles de briefing et de de-briefing, ainsi que la salle de contrôle qui vous permet de sélectionner une campagne ou une mission individuelle, de créer votre pilote et de configurer le jeu. Enfin, dans le hangar, vous pourrez armer votre avion et même peindre sa décoration pixel par pixel. Autant le dire franchement, cette interface est la plus impressionnante jamais vue alors dans un simulateur de vol. Difficile de faire mieux pour se mettre dans l'ambiance.

Les campagnes de «Jetfighter III» se déroulent en grande partie en Amérique du sud. C'est à Cuba et au Chili que vous aurez d'abord l'occasion de faire régner l'ordre à coup de Mavericks. Là encore, l'équipe de développement n'a pas fait les choses à moitié et a reproduit un terrain de 6 millions de km² en utilisant les cartes satellites officielles des Etats-Unis. C'est bien évidemment énorme, mais qu'est-ce que cela apporte ? La vitesse, tout simplement. Jusqu'au milieu des années 90, pour des raisons techniques, les simulateurs de vol ne pouvaient représenter qu'une surface topographique assez modeste. En volant en ligne droite, on pouvait sortir plus ou moins rapidement de la carte («F29 Retaliator» est notamment réputé pour ses cartes exiguës). Afin de réduire ces désagréments au minimum, les programmeurs bridaient donc la vitesse des avions : on survolait le terrain à une vitesse relativement pépère. Dans «Jetfighter III», les distances entre les différents points-clés de la mission sont crédibles. De l'avis des testeurs pointus dans ce domaine, c'est, à l'époque où il est sorti, le simulateur qui procure la sensation de vitesse la plus proche de la réalité. Autre point appréciable, les éléments au sol sont nombreux, on peut même voir les lignes à haute tension qui relient une centrale nucléaire à d'autres bâtiments.

Il est maintenant temps d'aborder les sujets qui fâchent. Tout d'abord, dans l'ensemble, «Jetfighter III» n'est pas un modèle de réalisme, le choix de l'avion ne semble pas avoir beaucoup d'influence sur le pilotage. On se rapproche donc des "simulateurs" orientés action de Novalogic; ce n'est pas un drame, mais mieux vaut le savoir. Il y a plus grave : les exigences techniques du programme sont exorbitantes. En 1993, il y avait «Strike Commander»; en 1995, il y avait «EF 2000»; «Jetfighter III» est LE simulateur bouffeur de ressources de l'année 1997. Avec la bonne vieille résolution VGA 320*200, il fallait un Pentium 90, ce qui faisait déjà désordre. Si on passe en SVGA, inutile d'espérer une animation acceptable sans au moins un Pentium 133, et encore, en enlevant des détails. A l'époque, ce n'était pas rien, et les simulateurs concurrents étaient moins gourmands. De plus, étant développé pour DOS, le jeu ne gère pas la puce 3DFX; il faudra attendre un patch pour cela, mais en 1997, quel jeu n'avait pas droit à au moins un patch ? Cela a valu à «Jetfighter III» des critiques plus ou moins lapidaires. Autre gros défaut, aucun mode multijoueurs n'a été prévu. Aujourd'hui, sur les PC modernes, «Jetfighter III» tourne enfin correctement, c'est l'occasion ou jamais d'en profiter dans de bonnes conditions.

titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier INSTALL.EXE de l'image-disque. Après l'installation, allez dans le répertoire créé sur le disque dur virtuel et lancez JF3.EXE.



titre Complétez cette fiche

Vous avez des screenshots, un avis personnel, des fichiers que nous ne possédons pas et qui concernent ce jeu ? Vous avez remarqué une erreur dans nos textes ?
Dans ce cas, aidez-nous à améliorer cette fiche : en nous contactant via le forum.

titre Des questions ? besoin d'aide ?

Vous pouvez trouver de nombreuses informations et vous pourrez poser des questions à la communauté en allant sur notre forum : Abandonware Forums.









Vous pouvez aussi faire un don via Paypal :


Partenaires : Hébergement web - WoW - Association MO5 - Megatest.fr - Emu-France - Association WDA - Another Retro World - Planète Aventure