Enemy Zero
Année
1998 (Sortie FR)
Développement
Edition
Systèmes
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titre Panique à bord d'un vaisseau spatial

Peut-on tuer un ennemi invisible?
La question est posée, en lettres majuscules, sur les boîtes en carton de ce jeu qui a prétendu révolutionner le jeu d'aventure, en incluant une dose de survival Horror et de FPS entre deux phases d'exploration.
Peut-on tuer un ennemi invisible, armé d'un flingue qui assène une seule décharge létale, et qu'il faut aller recharger dans une cabine entre deux couloirs sombres?
Quand votre seule alliée est une puce qui est capable de vous envoyer des ultrasons qui indiquent que l'ennemi s'approche, et que votre arme doit fonctionner dans le bon timing, les rouages du jeu le plus oppressant et le plus horrifique se mettent en place.
L'histoire? «Enemy Zero» est une fausse suite de «D». L'héroïne a les mêmes traits et le même prénom que la fille du Dr Harris. Mais ici, elle s'appelle Laura Lewis et se retrouve amnésique dans une station spatiale de retour vers la terre.
Pendant le générique du jeu, vous voyez des images de guerre et des scènes dignes d'un film catastrophe avec Laura. On comprendra plus tard que ces images sont celles que rêve Laura, plongée dans un sommeil cryogénique, comme les six autres membres du Vaisseau AKI.
Un choc provoque la mise en procédure du Protocole d'urgence. Les membres du vaisseau sont réveillés. Laura est frappée d'amnésie. En cherchant à communiquer avec les autres membres d'équipage, elle assiste en direct à l'assassinat de Parker, par le biais de la caméra de surveillance. Une traque va débuter: à la recherche de tueurs non identifiés et de ses souvenirs, Laura va se heurter à un ennemi invisible.
Peut-elle tuer cet ennemi invisible?



titre Entre FPS et jeu d'exploration

Présenté comme un jeu d'aventure, «Enemy Zero» est à mi-chemin entre jeu d'exploration et FPS.
Dans les phases d'exploration, vous ne pouvez pas être en situation de combat, ce qui est rassurant. Pour échapper à ces créatures qui rôdent, il faut gagner une cabine, même si une cinématique vous montre la mort atroce de Parker, surpris par un Alien à la sortie de son sommeil cryogénique. Donc vous n'avez rien à craindre lorsque vous avez atteint une cabine ou un magasin du vaisseau spatial.
Dans ces moments-là, vous allez chercher à communiquer avec les autres membres du vaisseau, et tenter d'en apprendre plus grâce au système Vexx, un ordinateur qui sait beaucoup de choses. Vous pourrez alors tenter d'établir un plan du vaisseau, entre la tour Winter et la tour Summer. D'ailleurs, le trait de génie de Kenji Eno est d'avoir transformé votre personnage en amnésique, ce qui permet de donner du crédit aux errements dans un vaisseau que l'on est censé bien connaître, en qualité de co-pilote.
Au cours des phases d'exploration, des puzzles permettent de mieux cerner le passé de laura, mais aussi de comprendre comment détruire ces Aliens affamés.
Au cours du périple dans le vaisseau, les touches du clavier permettent de se déplacer et de courir, en maintenant la touche appuyée. Grâce à une puce trouvée dès le début du jeu, vous allez entendre des sons qui vous préviennent de la présence des créatures. Les aigus indiquent que le monstre est droit devant vous, et les graves vous indiquent qu'il est à vos trousses. A ce moment du jeu, la tension vous coupe le souffle, et la peur s'installe. Le suspense prend grâce à plusieurs ingrédients que l'équipe de Warp maîtrise à la perfection: des couloirs doomesques et un labyrinthe qui vous donne des sueurs froides, des sas et des portes qui se referment avec un bruit metallique glaçant à souhait, votre sonar qui grésille et fait bip bip selon l'approche de la créature, le flingue qui doit impérativement être rechargé après une utilisation, des membres du vaisseau AKI presqu'injoignables, des fantômes du passé qui resurgissent. Un jeu qui a pu passer imaperçu à l'époque où sortaient les épisodes de «Tomb Raider» ou de «Quake», mais qui reste un jeu habité par une vraie âme, celle du regretté Kenji Eno.


titre Conclusion


«Enemy Zero» a t-il révolutionné l'Histoire du jeu vidéo? Non, probablement pas.
Mais Kenji Eno a apporté une touche très personnelle et très japonaise au Survival Horror. Alors que le 7ème Art incarne le triomphe de la nouvelle vague de films d'horreur asiatiques, à la fin des années 1990, avec The Ring par exemple, l'industrie du jeu vidéo suit cette vague avec des jeux orientés console pour Playstation ou Saturn.
Et si Kenji n'a pas révolutionné le FPS, on peut trouver une influence dans des dizaines de softs plus ou moins réussis, à la charnière des années 1990 et 2000.
«Parasite Eve», «Resident Evil», peuvent avoir des ressemblances avec «Enemy Zero». Mais «Silent Hill» en est l'héritier le plus direct, avec cette frontière mal définie entre l'imaginaire et le réel. L'amnésie vient ajouter un sentiment malsain et oppressant, à la manière des jeux "Enoïens" (pardon si ce néologisme vous gêne). Quant à «Project Zero», il reprend le concept de l'impuissance de tuer l'ennemi en surnombre, avec un appareil photo dont les pellicules constituent les munitions.
Entre «Doom», «Tomb Raider», «Alien Trilogy» et «Myst», l'auteur de «D» a créé un jeu qui compte toujours de nombreux fans. Et la mort prématurée de Kenji, en février 2013,a probablement rallumé la fibre nostalgique que l'oubli avait menacée.
La Trilogie initiée avec «D», poursuivie avec «Enemy Zero» et close sur Dreamcast avec «D2» marque la fin de la création de Kenji. Cantonné à son autre activité, la musique, et happé par son métier de businessman, il tire sa révérence à l'âge de 42 ans, laissant des dizaines de milliers d'orphelins dans le retro-gaming world.
A l'heure où ces lignes sont écrites (octobre 2015), des rumeurs nées sur Jeuxvideo.com laissent croire qu'un D4 viendrait rendre hommage au maître.
Peut-on ressusciter le génie d'un Maître invisible?


titre Lancement

Le jeu s'étale sur quatre CD, que vous allez décompresser avec 7z. Jeu lancé sous Virtual PC et Win 98, avec un affichage erratique sur mon PC (problème de carte?).
Jeu lancé sous XP sans difficulté. Mais l'image tremblote au cours des cinématiques/ déplacements (encore un problème avec ma carte?).
Sous Win 7 et 64 bits, le jeu s'affiche plein écran, mais refuse d'afficher certaines sèquences cinématiques, ce qui provoque un bug rédhibitoire.
En résumé, le jeu se lance sans bugs sous xp et apparemment sous Win 98.



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titre Liens divers

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