Dark Vengeance
Année
1998 (Sortie FR)
Développement
Distribution
Systèmes
systeme
Multijoueurs
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titre Le scenario: La Prophétie d'Amagar

Il était une fois...oui, car pour tous les contes, la formule consacrée est "il était une fois"...un continent nommé Amagar où deux races cohabitaient en relative bonne intelligence. Cette paix amenait prospérité aux deux races, et l'égalité était le mot d'ordre du Haut Conseil qui veillait sur l'équilibre en ce monde. Ces races étaient constituées d'Humains et d'Elfes Noirs. Pourtant, ces derniers ne permettaient pas aux Humains de fouler leurs territoires et leurs villages. La méfiance cédant à la défiance, une guerre déchira les deux peuples. Un conflit atroce que les Historiens nomment la Guerre du Bannissement.
Mais le chef des Elfes Noirs, Smite, fut avisé par un magicien que le Haut Conseil s'apprêtait à favoriser les Humains en raison de la férocité et des ambitions du chef des Elfes Noirs, qui inquiétaient les sages du conseil.
Un maléfice frappa les Elfes Noirs qui, en s'exposant aux rayons du soleil, étaient condamnés à périr brûlés. Smite choisit les guerriers les plus valeureux, et les sorciers les plus habiles, et s'en alla se réfugier dans les souterrains de l'île de Rankur, pour y forger les plans capables de mettre fin à la malédiction.
Plusieurs siècles s'écoulèrent, et la Guerre du Bannissement s'effaça des mémoires. Seul le Livre de la Lumière conserva le récit de cette guerre et de la Prophétie qu'elle engendre. Une terrible Prophétie, qui raconte la vengeance des Elfes Noirs qui, par vagues successives, remonteraient un jour à la surface de la terre à la faveur d'une éclipse éternelle, causée par leur magie.
Le temps de cette Prophétie est arrivé. La nuit s'est abattue sur Amagar et les hordes des Elfes Noirs ont commencé leur folle entreprise de destruction de la race humaine. Des hordes qui sèment la mort et la désolation, à la tête de Morts-vivants, de créatures hideuses et sordides.
Mais pourtant, un espoir subsiste, comme une étincelle dans les ténèbres opaques. La Prophétie évoque un élu, dont le pouvoir sera transmis par une amulette nommée "la main d'Amagar".
Et si l'élu c'était vous?
Incarnez Nanoc, le gladiateur, ou bien Kite l'illusionniste ou enfin Jetrel le Sorcier, et allez au bout de votre aventure. Entrez dans la Prophétie!

titre Le gameplay

L'aventure vous permet d'explorer des environnements riches et variés, qui diffèrent en fonction des trois personnages. Le mieux est de terminer le jeu avec chacun des trois personnages, car vous ne pouvez en changer en cours de partie.
Chaque niveau, à la façon d'un Tomb Raider, vous pousse à résoudre des petites énigmes, et à repousser les attaques des créatures de l'Enfer. Par exemple, dans le premier niveau où vous incarnez Nanoc, vous allez serpenter dans des couloirs emplis d'ennemis, à la recherche de clés, puis de la roue qu ouvre les vanne de l'arrivée d'eau, ce qui vous permettra de quitter ce lieu sur une barque. Tout un programme. Le second niveau, commun aux trois personnages, vous met à l'épreuve pour que le Conseil vous confie l'amulette. Et dans chaque niveau, vous pouvez retrouver les objectifs dans le menu des options. Vous trouverez des armes de plus en plus sophistiquées, tandis que vos adversaires deviendront de plus en plus coriaces. Vous ramasserez ces armes et des fioles de santé, du mana, des boucliers, des bonus. Chaque personnage est doté de compétences particulières, qui vous demanderont un peu d'adaptabilité. Pour résumer:

- Nanoc le Gladiateur

Enlevé par les Elfes Noirs pendant son enfance avec son frère jumeau, Nanoc a pu survivre grâce à son endurance et à ses talents de guerrier. En effet, il a combattu dans les arènes de gladiateurs devant des foules d'Elfes Noirs, et a dû tuer son propre frère en duel. C'est à ce prix-là qu'il a acquis une ténacité hors du commun. Au début de votre aventure, il a réussi à s'échapper, mais sa soeur a été assassinée en représailles. Nanoc n'a plus qu'une idée en tête: venger sa famille décimée par les Elfes noirs.
Maître du corps-à-corps et du maniement d'armes lourdes et destructrices, Nanoc est le personnage qui convient parfaitement aux joutes guerrières. L'essayer c'est l'adopter...

- Kite l'Illusionniste

Abandonnée au lendemain de sa naissance, la petite Kite a été ensevelie dans la neige par ses parents aussi ignobles qu'indignes. Retrouvée in extremis par un Alchimiste du nom de Barkar, elle reçoit de ce père spirituel un enseignement de la magie et des valeurs de cœur.
Le jour de l'éclipse, une violente dispute avait éclaté entre elle et son père adoptif. Poussée à la fuite par la colère, elle avait quitté le donjon du magicien. Un lourd pressentiment la pressa de rentrer chez Barkar. Pour le retrouver inanimé, gisant dans le sang après avoir été mutilé par les hordes d'Elfes Noirs. Pour elle aussi, c'est le début d'un quête de vengeance, où la ruse et la magie constituent ses plus solides atouts.

- Jetrel le Sorcier

Personnage ambivalent, Jetrel a longtemps été un adepte de la magie noire, qui a cherché à invoquer le Seigneur des Démons. Au cours d'une cérémonie, Jetrel a été blessé au visage. Depuis ce temps funeste, le sorcier dissimule son visage sous un bandeau. Mais ce coup du sort l'a fait basculer du côté des forces du Bien. L'éclipse, la prophétie, les hordes d'Elfes Noirs, voilà les ennemis de Jetrel. Son corps frèle ne lui permettant pas de résister dan des combats au corps-à corps, Jetrel et un adepte des armes de grande portée et de la magie, pour vaincre les troupes infernales.

Chaque combattant possède une arme par défaut, accessible dès le début de la partie. Neuf armes spécifiques à chaque personnage sont à dénicher pendant la succession des niveaux. Ces armes correspondent à un numéro du pavé numérique.
En outre, chacun des trois personnages a accès à quatre éléments qui lui sont propres, et qui sont limités dans le temps. Par exemple, le Gladiateur peut utiliser la "folie furieuse": les effets de cette aide sont d'effacer toute douleur, toute souffrance, pendant 20 secondes. Le temps est d'ailleurs décompté par un chronomètre qui s'affiche à l'écran.
Dans ce Doom-Raider-like^^, il faut combiner le combat et les phases d'exploration. Beaucoup d'objets à ramasser en passant dessus, parfois accessibles par un petit saut: ils sont exagérément grands et brillent, comme dans le standard des jeux de la fin des années 1990. Parmi les objets à collecter, et qui s'intègrent automatiquement dans votre inventaire ou dans votre arsenal, vous aurez des gobelet de santé, des fioles de mana, des armes, des clés, des outils, des boucliers... Les éléments utiles à votre exploration (leviers, clés, artefacts) glissent tout naturellement de votre inventaire jusqu'à l'environnement, parfois en appuyant sur la barre espace.
Les commandes au clavier demandent un peu d'entraînement pour une prise en main pas toujours évidente. Il convient de se rapprocher du manuel pour apprendre les mouvements de base. Mais pour faire simple, disons qu les touches du pavé numérique sont presque toujours associées à une autre touche, Ctrl, W,X, par exemple.
Enfin, la visée est quasiment automatique: la réticule prend la forme d'un losange rouge, qui vire au jaune puis au vert au fur et à mesure de votre duel. Avec l'assaut de plusieurs ennemis, il faudra veiller à bloquer les attaques et à maîtriser les gestes défensifs.
Le jeu est également prévu pour le mode multijoueurs, mais il n'a pas été testé. Deux sortes de challenges existent; les matches à mort, entre deux équipes ou bien une équipe contre l'ordinateur. Et le mode Capture de drapeau, qui est plus pacifique. Si quelqu'un testait ces variantes en multi, merci de nous le signaler et de joindre un test à cette présentation.

titre Un petit studio qui se donne les moyens d'un grand

Le jeu est sorti au cours de l'hiver 1998/1999, d'abord pour Macintosh ( édité par MacSoft), puis pour le support PC. Dès le mois d'avril 1998, un communiqué de presse annonçait une révolution en matière de jeu 3D, avec "des graphismes époustouflants" ( voir l'article consacré à «Dark Vengeance» sur Mobygames). Le studio Reality Bytes venait officialiser son accord avec GT Interactive pour éditer le jeu sur lequel le petit studio du Massachusetts travaillait depuis de longs mois.
Avec une équipe d'une trentaine de collaborateurs, il a fallu plus de deux ans à Reality Bytes pour développer ce projet ambitieux.
Parmi les noms à retenir, il y a Tim Farrar, programmeur qui a également travaillé sur «Thief» avant de se tourner vers «Star Trek:Armada», au tournant de l'an 2000. Autre programmeur de renom, Eric Patacchiola, dont l'empreinte a été laissée sur «Nascar Racing 2».
Aux graphismes, signalons Rafael Jabulani Brown, qui a travaillé avec le déjà cité Tim Farrar sur le déjà mentionné «Dark Project». Celui-ci sévit toujours dans l'univers du jeu vidéo, avec une collaboration remarquée, récemment,, sur «Mass Effect».
Pete Calabria, autre graphiste talentueux, avait apporté sa touche personnelle à deux jeux d'aventure à (re)découvrir: «Mission Critical» et le moins connu «Callahan's Crosstime Saloon».
Mais la plus grande performance concerne les arrangements sonores et la bande son, sous l'égide de Alexander Brandon. Celui-ci avait débuté sa brillante carrière chez Epic MegaGames, en signant les soundtracks de quelques-uns des musts suivants: «Extreme Pinball», «Tyrian», «Jazz Jackrabbit 2» et «Unreal».
Aujourd'hui, Alexander Brandon poursuit sa carrière et a fondé son propre studio depuis 2010, Funky Rustic. Ce studio est devenu une référence en matière de son et de musique, avec, récemment, la Bande Son de « Leisure Suit Larry Reloaded» ou « Assassin's Creed, Brotherhood».
Avec ce jeu qui devait révolutionner le Doomlike, Reality Bytes s'est donné les moyens des plus grands. Le jeu a rencontré un succès honorable, mais probablement insuffisant pour rembourser ses dettes. Le studio ferme ses portes en juin 1999.

titre L'avis du testeur

Votre dévoué testeur est davantage habitué aux jeux de réflexion et d'aventure. Le jeu est intégralement en anglais, ce qui peut s'avérer gênant pour comprendre les subtilités du scénario, notamment au cours des cinématiques qui ponctuent les passages entre les niveaux. Peut-être que cette absence de traduction, en dehors du manuel, explique que le succès n'ait pas été retentissant.
Personnellement, j'ai eu du mal avec les contrôles au clavier, et les mouvements de caméra m'ont paru plutôt ratés. Certaines phases sont difficiles à jouer à cause de cette caméra qui ne montre pas tout du combat ni de la position des ennemis. Mais un petit losange rouge attire votre attention sur les ennemis tapis dans l'ombre ou les zones à détruire pour trouver un passage secret.
Par contre, le scénario est plutôt convaincant, et les graphismes très réalistes. Même si je ne suis pas un fan absolu de la 3D, j'ai trouvé les effets de transparence ou de contrastes avec les ombres et la lumière toujours réussis. Les effets spéciaux, les décors, les ambiances ajoutent à l'ensemble, sans oublier la musique, qui colle à l'atmosphère du jeu, et les effets sonores réalistes: cliquetis des portes, grognements des Elfes noirs, bruit des armes...
le jeu a été considéré comme honnête, bien dans la moyenne des Tomb Raider like de l'époque. En deça de «Diablo» ou de «Hexen 2», mais comparable à des softs bien reçus par les critiques comme «Die by the Sword» ou «Deathtrap Dungeon».
Finalement, c'est un jeu qui se laisse découvrir et apprécier, avec une trentaine de niveaux à explorer, et, surtout, une expèrience de jeu qui varie selon les personnages. Du coup, si les critiques ont conspué la rapidité avec laquelle les niveaux sont traversés, on pourra répondre que la rejouabilité est supérieure à la moyenne des softs de l'époque, et que pour un débutant, cette rapidité est relative ( et avec les trois niveaux de difficulté, il y a de quoi se faire plaisir!)

titre Conclusion

«Dark Vengeance» est un titre qui mérite d'être téléchargé et essayé. Et si les effets gore vous gênent, vous pouvez toujours les atténuer dans les paramètres du menu. Un jeu qui finit par ressembler à un Tomb Raider fantasy, pour peu que l'on joue avec le personnage féminin du jeu, l'illusionniste Kite.
D'après les tests contemporains de sa sortie, le point fort du jeu reposait sur son mode multijoueurs, en coopération ou en matches à mort. Avec de nouveaux décors, de nouveaux sorts, de nouvelles armes, des effets dévastateurs du style "tremblements de terre". Mais ne boudons pas notre plaisir, même en mode solo, c'est un jeu qui finit par nous happer et nous faire aimer les labyrinthes sombres parsemés d'ennemis au royaume d'Amagar.


titre Lancement

Testé sous Virtual PC + Windows 98. Jeu non testé sous XP ni sous des OS postérieurs. Fonctionne correctement, mais j'ai déploré quelques retours intempestifs sur le bureau: sauvegardez souvent (quick Save en utilisant F5).



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