Streets of SimCity
Date de sortie
Genre
Développement
Systèmes
systeme
Multijoueurs


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titre Maxis fais-moi peur

Au milieur des années 90, Maxis se trouvait dans une situation étrange. Ils étaient certes les heureux propriétaires d'une poule aux oeufs d'or appelée "SimCity" qui rapportait gros. Le problème, c'est que cette gallinacée aurifère se sentait un peu seule dans son poulailler au milieu de congénères nettement moins productifs. Pour la direction et les actionnaires, aucun doute : il fallait se diversifier. Alors on crée une gamme pour enfants, on importe des produits européens et japonais, on sort des jeux de flipper, de réflexion... Et forcément, comme tout le monde ou presque, on passe à la 3D en conservant la marque "Sim". Aux côtés de SimCopter, devenu célèbre surtout pour son easter egg, voici donc son équivalent automobile, Streets of SimCity.

Sur le papier, l'idée semble bonne : importer des villes crées dans SimCity 2000 pour les visiter en voiture en 3D. Vous n'avez pas SimCity 2000, ou vos villes étaient trop nulles ? Pas de problème, Streets of SimCity contient une liste de villes toutes prêtes, ainsi qu'un éditeur de carte. Reste à trouver un prétexte pour se balader dans ces villes. On aurait pu s'attendre à des courses, comme dans Vette !, mais c'est plutôt Interstate '76 qui a servi d'inspiration : dans une ambiance '70s, un jeu télévisé propose à des candidats d'effectuer des missions au volant d'une voiture surarmée dans les rues d'une ville mal famée (du genre celle dans laquelle vous avez oublié de mettre des commissariats). On peut s'arrêter dans les garages en cours de partie pour réparer et réarmer son véhicule. Rassurez-vous, Streets of SimCity ne cherche pas à être aussi violent que Carmageddon, sorti seulement quatre mois plus tôt, le jeu est nettement plus sage et garanti sans traces de sang. On notera aussi la présence d'un autoradio et de plusieurs stations musicales, exactement comme Grand Theft Auto qui est sorti... Le même mois ! On peut même y ajouter ses morceaux préférés en WAV. Des courses endiablées dans de grandes villes, un éditeur de cartes, une bande-son dynamique... Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?

Réponse : tout.

titre Grande Dèche Auto

On va commencer par les points positifs : l'animation est fluide sur les machines modernes (c'était moins le cas à l'époque), on peut jouer à plusieurs en réseau, les dommages sont visibles sur les voitures. C'est terminé, passons aux défauts :
  • Comme on pouvait le craindre, les bâtiments sont des gros cubes avec des textures posées dessus. On dirait du Quarantine en HD, avec en prime un brouillard presque au niveau de celui de Superman 64. Pas étonnant que les développeurs proposent une option pour jouer de nuit, c'est autant d'objets en moins à animer.
  • Adeptes de conduite automobile réaliste, restez à distance. Les voitures de Streets of SimCity sont des caisses à savon à peine affectées par l'inertie qui pivotent à toute vitesse et rebondissent sur les murs en faisant du bruit de verre cassé. Même 4D Sports Driving proposait de meilleures sensations. Et vous pouvez passer à travers les arbres, ce sont des vulgaires sprites.
  • Parfois, vous croiserez un passant. Je dis bien UN passant, car il n'y en a qu'un modèle, et il rebondit devant votre capot. Vous croiserez parfois aussi des vaches. Si vous essayez d'écraser ces pauvres bêtes, elles se mettent à tourner sur elles-mêmes en apesanteur.
  • J'ai essayé plusieurs scénarios, les rues étaient aussi désertes que pendant le confinement. Si vous cherchez d'autres automobilistes, regardez le ciel. Je ne plaisante pas, les rares voitures que je croisais faisaient l'aller-retour de la route vers le ciel en clignotant perpétuellement et elles explosaient si je m'en approchais. CE JEU A-T-IL SEULEMENT ÉTÉ TESTÉ ?
  • La bande-son est effectivement variée (funk, country nulle à banjo), mais soyons honnête, elle n'a absolument pas le charme de celle de Grand Theft Auto. De plus, pour changer de station, il faut mettre le jeu en pause et aller dans les options, ce qui casse le rythme. Bon point toutefois, les fausse publicités sont aussi débiles que des vraies, et l'adaptation française est réussie.
  • Le jeu m'a planté au nez alors que j'essayais de reculer avec la caméra externe activée ou lors d'une collision avec une voiture qui roulait normalement. Visiblement, la stabilité n'est pas son point fort. Ah, et les touches n'ont pas dû être testées non plus, j'ai pu zoomer sur la carte, mais pas dézoomer.
Inutile d'en rajouter, malgré son potentiel et quelques bonnes idées, Streets of SimCity est un désastre digne des heures les plus sombres de Titus sur Nintendo 64, une grosse trace de pneu sur la ludographie estimable de Maxis. Il est sorti quatre mois après leur rachat par Electronic Arts, et je soupçonne ces derniers de s'être débarrassés comme ils le pouvaient de cette chose encombrante qui n'a même pas été testée dans la presse française; dans les autres pays, seuls quelques magazines sud-européens qui surnotent n'importe comment lui ont donné plus de 60%. À la casse !

titre Lancement

Testé avec VirtualPC + Windows 98.



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