Fiche de la compagnie Maxis
NomMaxis
Autres nomsMaxis Kids (Etats-Unis), Maxis Junior (France), Maxis Software, Inc. (Etats-Unis)
PaysEtats-Unis
Création1987
Rôle(s)Développement, Edition, Edition (Etats-Unis)
Site officielhttp://www.maxis.com/
Site annexehttp://www.will-wright.com/
Développeur et éditeur américain initialement basé à Lafayette, puis à Orinda et enfin à Walnut Creek, California (1987).

Fondé par Will Wright et Jeff Braun, le projet principal de Maxis est «SimCity», un jeu de gestion qu'il n'est plus besoin aujourd'hui de présenter, mais qui à l'époque semblait totalement incongru. En effet, qui aurait pu parier qu'un jeu s'inspirant de la dynamique des systèmes (voir Trivia 1), qui plus est, dans le domaine de l'urbanisme, allait provoquer ne serait-ce que quelques ventes ? Selon des sources très crédibles, le jeu était quasiment finalisé en 1985 (voir Trivia 2), mais il a fallu deux années avant qu'il ne sorte des tiroirs de Will Wright, et deux années de plus avant qu'il n'atteigne les points de vente (voir Trivia 3). Sur le marché nord-américain, le titre est finalement co-édité par Maxis et Broderbund Software, ce dernier assurant également sa distribution. Sur le marché européen, le jeu sera signé et localisé par Infogrames. Ces sociétés auront eu le nez creux puisque le jeu s'arrachera, deviendra le hit que l'on connaît, sera porté sur une quinzaine de plateformes et aura droit aux plus nombreuses distinctions de la presse spécialisée (voir Trivia 4) mais aussi des titres dans la presse généraliste, comme un article d'une page dans le "Time Magazine".

Sur cette lancée optimiste, la société prépare des add-ons, mais est également contactée par une myriade d'acteurs institutionnels ou privés, afin d'adapter «SimCity», qui à leur ville, qui à leur secteur d'activité, etc. Finalement, Maxis crée une division "Business Simulations" qui sera filialisée sous le nom de Thinking Tools. Cette dernière société a sorti une demi-douzaine d'applications pour ses clients parmi l'U.S. Army, le Department Of Justice (DoJ) ou encore, issus du secteur privé, Chevron ainsi que les telcos Pacific Bell, NYNEX, AT&T et SPRINT.

Après un tel succès, il fallait rebondir et gérer l'après-«SimCity». Pour renouveler la thématique, sortent successivement «SimEarth» en 1990 et «SimAnt» en 1991. Pour rester sur une image de qualité, les titres s'appuient sur les travaux respectifs de James Ephraim Lovelock et d'Edward Osborne Wilson (voir Trivia 5). Pour se diversifier en plus, la société commercialise, durant ces mêmes deux années, deux jeux de simulation et de stratégie : «Skychase» (1990) et «RoboSport» (1991). Bien que «SimEarth : The Living Planet» et «SimAnt» provoquent des achats jugés corrects, rien de comparable avec les sorties de «SimCity». Chez Maxis, dès lors, les doutes ressurgissent. Will Wright n'est guère enclin à ressortir le titre , les add-ons, ainsi que le Terrain Editor, étaient déjà suffisant et pour un homme de son genre, ressortir sa carte maîtresse, son lapin du chapeau, pour tout dire, son Deus ex Machina n'avait que peu d'intérêt pour lui. Et c'est tout à son honneur.

Durant l'année 1992, la société se cherche, entre développements propres comme «SimLife» et éditions, comme «A-Train» de la société japonaise Artdink. Au siège de Maxis, les lettres de fans de «SimCity»affluent et alors que Will Wright entendait mener Maxis sur la voie de la diversification, cette vox populi l'amena à reconsidérer sa position. Entre temps, il s'était éloigné de son titre phare (voir Trivia 6) mais pour autant avait confié à Fred Haslam (voir Trivia 7) le développement d'une suite à «SimCity». En attendant cette suite, Maxis occupe l'année 1993 avec des éditions comme «SimFarm» de Leaping Lizard Software et de «El-Fish» d'Animatek ou des développements comme «Unnatural Selection» et «SimCity Enhanced CD-ROM». Ce dernier titre est une version de «SimCity» agrémentée de nombreuses séquences vidéo.

Autre excroissance de «SimCity», puisque le jeu est devenu est véritable "cash-machine" pour Maxis, citons «Sim Town» en 1995, qui sera lancé, selon les continents, par une division tantôt nommée Maxis Kids pour les États-Unis ou Maxis Junior, pour l'Europe. Dans cette même segmentation, deux autres titres avaient été annoncés : «SimCircus» et «Simon Challenger». Bien que démarrés et peut-être même finalisés, la sortie de ces deux titres a été annulée. Une année avant son rachat (voir ci-dessous), la direction de Maxis a vraisemblablement craint de se lancer dans trop de projets risquant de dégrader sa profitabilité aux yeux de futurs acquéreurs. En tous cas, ces jeux seront toujours accueillis à bras ouverts au sein de notre Chambre Vaudoue !

A partir de 1996, Sam Poole, le président et directeur général de Maxis va orienter sa société sur le chemin de la diversification. Maxis rachète ainsi la société texane Cinematronics LLC, spécialisée dans les jeux de flippers et les jeux de réflexion, héritage de Michael Sandige oblige. Cinematronics LLC est renommée Maxis South et avec «Marble Drop», elle offre à Maxis son premier jeu de réflexion, ce qui n'est pas une surprise. A la fin de cette même année 1996, Maxis commercialise «Full Tilt! 2 Pinball», toujours avec trois tables mais cette fois-ci en vue intégrale, sans scrolling. Le sport sera l'autre direction prise par Maxis pour se diversifier : la société va non seulement développer son premier "titre sportif", «SimGolf», mais aussi signer des accords avec des développeurs reconnus dans ce domaine. Il en résultera «Kick Off 97» développé par la société britannique Anco Software et «Tony La Russa Baseball 4», de la société américaine Stormfront Studios.

Malgré ces tentatives de diversifications, la situation économique de Maxis ne s'améliore pas et la société est à vendre. 125 millions de dollars, la somme proposée par Electronic Arts, est finalement acceptée par les actionnaires de Maxis à l'été 1997, le 25 juillet exactement. Maxis South sera fermé peu après et devient une filiale à 100 % d'Electronic Arts. Les co-fondateurs de Maxis restent à des postes clés de développement. Will Wright devient vice président de Maxis et Jeff Braun (il détenait à lui seul 28% des actions Maxis), vice président des studios de développement EA. Par contre, Sam Poole, le président et directeur général de Maxis devra quitter la société, son poste n'étant plus d'actualité, à l'instar de Fred Gerson, directeur financier de Maxis, qui ne restera que pour une période de transition.

Derrière des sourires de façades, cette acquisition par Electronic Arts est diversement appréciée. Si Electronic Arts se dit ravie d'acquérir la franchise Sim (on peut le comprendre ...), on entend dire ici et là que les ventes de jeux Maxis sont insuffisantes, leurs titres trop détaillés (pour ne pas dire inutilement compliqués), mais surtout que leurs cycles de développement sont interminables. Attention donc, Electronic Arts arrive.


Trivia 1
théorisée par l'américain Jay Wright Forrester, ingénieur informatique et théoricien des systèmes de son état.

Trivia 2
parmi elles, le fansite de Will Wright cité ci-dessus, qui indique que la première version finalisée de «SimCity» était la version Commodore 64.

Trivia 3
expliquons-nous sur ce point. Conscient d'avoir écrit un titre sortant des chemins battus, Will Wright a essuyé pas mal de refus et de sarcasmes concernant son jeu. Il a fallu tout l'enthousiasme et l'esprit entrepreunarial de Jeff Braun pour lui redonner espoir, jouer les VRP et en être de sa poche pour relancer la machine et créer une société toute dédiée à la commercialisation du titre en 1987. Il aura fallu deux années de plus pour convaincre un éditeur et partager les risques d'édition en 1989.

Trivia 4
Best Educational Program Award (1989) European Computer Leisure, Best Educational Program of the Year (1989) Software Publisher Association, Best Simulation Program of the Year (1989) Software Publisher Association, Best Entertainment Program of the Year (1989) Software Publisher Association, Best Computer Strategy Game (1989) Video Games and Computer Entertainment, Tilt d'Or du jeu le plus innovateur (1989) Tilt.

Trivia 5
le premier est un penseur, scientifique et environnementaliste indépendant britannique, connu pour l'hypothèse Gaia, traitant de l'évolution de la planète Terre ; le second, un entomologiste et un biologiste américain connu pour son travail en évolution et sociobiologie. Merci Wikipedia !

Trivia 6
un éloignement certes relatif puisque c'est par le biais de «SimAnt» que Will Wright envisage un "simulateur domestique expérimental". Comme à son habitude, il se lance dans un travail de collecte de sources mais abandonne ce projet, finalement rappelé par le développement du titre qui allait devenir «SimCity 2000». Pour autant, il garde ce projet bien au chaud pour plus tard ... «The Sims» attendront sagement une bonne quinzaine d'années.

Trivia 7
Will Wright et Fred Haslam (parfois orthographié Haslem) avaient développé ensemble «SimEarth» et cela semble tout à fait logique que le premier confie au second la réalisation de la suite de «SimCity».


Catalogues

Médias

News dans Joystick n°7 (7/1990) p011
News dans Joystick n°29 (7/1992) p097
News dans Joystick n°42 (10/1993) p019
News dans Joystick n°43 (11/1993) p013
News dans Joystick n°50 (6/1994) p012
Article dans Game Developer (4/1995) p059
News dans Joystick n°63 (9/1995) p018
News dans Joystick n°66 (12/1995) p028
Interview dans User n°67 (3/1996) p054
News dans Joystick n°84 (7/1997) p020
Rétrospective dans CyberStratège n°7 (6/1998) p058
Interview dans PC Accelerator n°2-3 (3/1999) p050
Rétrospective dans PC Player n°2/2000 (2/2000) p058

Jeux développés
Jeux édités








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