Fiche de la compagnie Delphine Software (DSI)
NomDelphine Software (DSI)
Autres nomsDelphine Software Paris (France), Delphine Software Cinématique (France)
PaysFrance
Création1989
Fin2004
Rôle(s)Développement, Edition
Site annexehttp://ramal.free.fr/dsi_fr.htm
Développeur français initialement basé à Paris puis Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis (1989).

Juste avant Delphine.

Delphine Software ne connaît pas la génération spontanée ni l'immaculée conception et l'ensemble de ses membres sont déjà expérimentés avant la création de la société. Effectivement, le quartet initial, formé par Paul Cuisset (programmation), Jean Baudlot (musiques), Denis Mercier et Michael Sportouch (graphismes) est déjà à l’œuvre pour l'adaptation Atari ST du jeu d'arcade SEGA «Space Harrier» pour Elite Systems, ainsi que «Tonic Tile», une création plus ou moins originale (voir Trivia 1) pour The EDGE, toujours sur Atari ST.

Ayant signé «Tonic Tile» pour la société française d3m Software, cette petite équipe se structure au sein de Delphine Software, appartenant au groupe Delphine (voir Trivia 2). Son premier titre sera «Bio Challenge», un jeu de plateformes pour Amiga et Atari ST, issu de la même équipe (Cuisset-Mercier-Baudlot). Deux choses sont à noter, la qualité du son, récompensée par le magazine Power Play, et un jeu déjà pensé pour l'international car Delphine compte capitaliser sur l'implantation britannique de sa maison mère pour assurer son développement à l'export. «Bio Challenge» fera des ventes jugées très encourageantes en France et au Royaume-Uni.

Après un développement plus long que prévu, et donc plus coûteux, «Castle Warrior», le second titre de la société, aura un succès en demi-teintes. L'équipe en charge de ce titre est Jesus Martinez (programmation), Emmanuel le Coz (graphismes) et Jean Baudlot, vous savez déjà à quel poste. Le titre suivant marquera davantage les mémoires et sera salué par la presse nationale et internationale. Ce titre sera effectivement «Les voyageurs du temps» sur PC, Amiga et Atari ST (1989). Mais faisons, si j'osais, un flashback à l'occasion d'une interview de Michael Sportouch, qui, sans nommer le jeu, le présente en le comparant à «King's Quest» de Sierra On-Line. L'intérêt d'avoir développé un moteur de jeu de ce type, qui plus est réutilisable, est primordial pour la société qui pourra multiplier ses sorties (voir Trivia 3). Avec «Les voyageurs du temps», sera en plus initié un nouveau style de jeu, appelé cinématique, que je vous laisse découvrir en lisant la fiche du jeu. Pour finir, et en plus d'une réalisation soignée, il a été porté attention au packaging du jeu, livré avec un CD audio contenant les musiques du jeu. L'appartenance de la société au groupe Delphine n'est pas anodin, et les déclarations du même Michael Sportouch à ce sujet cadrent parfaitement, je cite : "on est évidemment attentif à l'évolution des CD, surtout qu'en faisant partie de Delphine, on sera particulièrement bien placé".

Cinématique, qui est une marque de commerce (™) Delphine, recouvre à la fois un style de jeu, un moteur de jeu créé pour «Les voyageurs du temps» (voir Trivia 4), ainsi qu'une division de la société Delphine Software, en témoignent les déclarations de Paul Cuisset, son chantre, ainsi que cette évolution de logotype que nous illustrons ci-dessous.

Comparaison logos Delphine

Notons également l'arrivée d'un nouveau nom chez Delphine, celui d’Éric Chahi qui, tout droit sorti de chez CHIP, signe les graphismes des «Voyageurs du temps», sa seconde expérience salariée, selon sa propre déclaration dans son interview disponible ici-même : le désormais célèbre podcast Wakawaka #2 d'Abandonware France. Le succès des «Voyageurs du temps» va notamment conduire à la nomination de Delphine comme meilleur développeur français pour l'année 1989, décerné par le magazine français Génération 4 (voir Trivia 5).

Cinématique étant ainsi parti sur des bases solides, il reste à étoffer son catalogue et à faire évoluer son concept. Originellement développé pour Atari ST, le moteur de jeu Cinématique passera peu à peu sur Amiga. Par ailleurs, les prochains titres Cinématique seront moins linéaires, Delphine ayant pris en compte les critiques concernant «Les Voyageurs du temps». Effectivement, «Secret Service : Operation Stealth», le second jeu Cinématique, bénéficiera de toutes ces avancées.

En dehors de Cinématique, la société prendra deux nouveaux chemins : l'acquisition de licences, ainsi que la multiplication des plateformes pour ses jeux, face à la profusion des machines 16 bits ainsi que la diffusion des supports optiques (voir Trivia 6). Concernant ce dernier point, les consoles NEC fascinent bien que trop opaques pour les développeurs. La Super Nintendo est plus accessible et Delphine investit dans des kits de développement. Les plateformes naturelles pour Delphine bénéficient cependant d'un attrait renouvelé au fur et à mesure de leur mises à niveau multimédia : cartes son et cartes VGA pour les PC, chip PCM de l'Atari STE et côté Commodore, support annoncé du CDTV. Cette dernière plateforme nous rapproche de l'attention que porte la société à tous supports optiques, CDTV, CD-i ou encore CD-ROM. Outre la réponse à la problématique du stockage de titres multimédia, le support optique est alors quasiment "impiratable" (voir Trivia 7). Comme nous l'avons déjà dit, le second chemin pris par la société est l'acquisition de licences, en quelques sortes, des garanties de ventes pour la société. Dans cet ordre d'idées, «Secret Service : Operation Stealth» devient «James Bond: The Stealth Affair» dans les pays anglo-saxons, et la société acquiert la licence du Parrain, aka «The GodFather», en V.O. Ce rapprochement avec U.S. Gold aura une autre incidence que vous allez lire dans le paragraphe suivant, patience.

Pour finir sur les actualités structurelles de la société, Delphine se fait distributeur en France, en lançant Publishers Pool System (PPS), une société qui distribuera en France, les titres des sociétés Gremlin Interactive, Psygnosis et Rainbow Arts. Via PPS, Delphine va également diffuser elle-même ses logiciels en France. En dehors de l'Hexagone, Delphine faisait traditionnellement confiance à Palace Software, ce qui n'est plus le cas à partir de dorénavant. Les rapprochements avec U.S. Gold prévoiront que la société britannique s'occupera désormais de la distribution des titres Delphine.

Un hit par an pourrait être la devise de la société. 1991 est l'année du troisième titre qui portera la griffe Cinématique, «Croisière pour un cadavre». On ne change pas une équipe qui gagne, avec les signatures principales de Paul Cuisset, Denis Mercier, Benoist Aron, Philippe Chastel et toujours, Jean Baudlot. La fiche du jeu, que je ne peux que vous conseiller, vous en dira plus sur cette "équipe élargie" autour de Paul Cuisset. Dans les crédits complets, on remarque le nom de Dany Boolauk dans les remerciements. Loin d'être un inconnu, puisque collaborateur médiatique du magazine français Tilt, c'est le première fois que son nom apparaît dans un jeu. On comprendra pourquoi et cette incidence un peu plus tard.

Durant la même année, Eric Chahi travaille sur un projet qui deviendra un chef d'œuvre, et pour le coup, hop, un autre Abandonware d'Or. Selon Daniel Ichbiah, dans La Saga des Jeux Vidéo, ses relations avec Paul de Senneville ne sont pas les plus harmonieuses, tant et si bien que le développement de ce qui allait devenir «Another World» a failli échapper à Delphine. Comme par un fait exprès, le jeu ne porte pas le label Cinématique et comme par un fait exprès, Eric Chahi quitte finalement Delphine, suite à nouveau désaccord avec Paul de Senneville. Toujours selon Daniel Ichbiah, Paul de Senneville a chargé Dany Boolauk de monter une entité capable de combler (voir Trivia 8) le vide laissé par Eric Chahi. On ignore toujours ce qu'a fait Dany Boolauk pour figurer dans les crédits de «Croisière pour un cadavre», mais on sait ce qu'il a fait par la suite : lancer une équipe lyonnaise issue d'Infogrames, avec l'aide stratégique et non moins opérationnelle de Philippe Delamarre, vice-président de Delphine. Cette équipe devrait prendre le nom de la seconde fille de Paul de Senneville, pour qui il a composé "Ballade pour Adeline", interprétée par l'André Rieu du piano, j'ai nommé l'inénarrable Richard Claydermann. Vous l'avez deviné, cette société s'appellera Adeline Software, et nous lui consacrons bien entendu une fiche.

En peu de temps, «Flashback», le nouveau jeu de Paul Cuisset, devient le titre le plus populaire de Delphine Software. Vous lirez sa fiche jeu avec profit, mais en limitant notre propos à la société, c'est depuis ce titre qu'elle se nomme Delphine Software International (DSI). Fini Delphine Software Paris et fini Cinématique. Cependant, pour rappeler cette filiation, son nouveau logotype intègre un visuel de caméra utilisée sur les tournages de films. Plus qu'un simple jeu de plateformes, «Flashback» est le titre Delphine qui a connu le plus de conversions. «Another World», jusque-là, pouvait s'enorgueillir de ce titre, grâce aux conversions effectuées par la société américaine Interplay, bien qu'elles ne soient pas toujours du goût d'Eric Chahi. Le record de conversions d'«Another World» sera battu par «Flashback», notamment grâce aux conversions pour consoles de la société britannique Tiertex. En tout, ce ne sont pas moins de onze conversions officielles et commerciales, pour 3DO, Acorn 32-bit, Amiga, CD-i, FM Towns, SEGA MegaDrive, iPhone, Jaguar, Mac OS, SEGA CD et Super Nintendo. Et c'est sans compter REminiscence, un nouveau moteur de jeu pour «Flashback», qui permet de jouer en mode fenêtré ou en plein écran, mais surtout de sauvegarder à n'importe quel moment du jeu. Prévu pour Windows, REminiscence a connu des conversions tierces pour Windows CE, Android, GP32, PalmOS, Sega Saturn, Sony PSP et Sony PlayStation 2. «Flashback» est ainsi disponible sur 20 plateformes (plus, si j'en ai oubliées), un record malgré tout.

Alors que les développements pour consoles se généralisent pour Delphine, une commande un peu embarrassante tombe de la part d'Electronic Arts qui a acquis la licence Shaquille O'Neil. Plutôt qu'un énième jeu de basket, on décide en interne chez Delphine d'en faire un jeu de combat. Ce sera «Shaq Fu». Le titre Super Nintendo et Mega Drive est assez mal accueilli. Si ni Delphine, ni Shaquille O'Neil n'étaient attendus dans ce registre, le genre comptait déjà de nombreux poids lourds, comme «Street Fighter» ou encore «Mortal Kombat», sans compter leurs multiples versions. Bien que les personnels Delphine aient commencé à plancher sur une suite, «Shaq Fu 2», le titre est finalement annulé.

Après le passage de la 2D à la 3D sur «Fade To Black», la 3D est finalement parfaitement maîtrisée avec la série de jeux qui débute avec «Moto Racer» (1997). Le choix entre la moto de course ou de cross, la sensation de vitesse, tout est là. Également disponible sur Sony PlayStation, avec des cheats codes spécifiques, c'est précisément et avant tout sur PlayStation, que sa suite apparaîtra, quelque mois avant la version PC. Est-il besoin de la nommer ? «Moto Racer 2» (1998).

En attendant la sortie de «Moto Racer 3», la société planche sur une version 100% PlayStation de Moto Racer (voir Trivia 9) mais également sur «Darkstone», un jeu de rôle qui mélange action, aventure et magie dans un univers médiéval fantastique en 3D, celui du Monde d’Uma. Avec «Darkstone», Delphine se rapproche davantage de son savoir-faire traditionnel mais le jeu, disponible sur PC puis PlayStation, ne reçoit pas un accueil satisfaisant. De plus, le développement de «Moto Racer 3» ne se passe pas aussi bien que prévu, lisez : plus long et plus coûteux. Sorti en catastrophe en 2001 sous la pression d'Electronic Arts, le jeu n'est cependant pas correctement débuggué et la critique est assasinne. Alors que le titre devait relancer la société, il ne se vend pas et Delphine doit déposer son bilan une première fois en décembre 2002. Elle ne manque pourtant pas de projets sensés la relancer. Parmi eux, «Motoracer Traffic» mais surtout «Humanity».

Delphine Software International dépose son bilan en décembre 2002. Tous ses développeurs ont été licenciés fin 2003 et début 2004. La société a à nouveau déposé le bilan en mars 2004. Une liquidation judiciaire a mis fin à l'activité de Delphine Software début juillet 2004. R.I.P.

Après Delphine.

Depuis fin février 2003, Delphine Software est devenue une filiale de la société française Doki Denki. Elle a déménagé près de la place de la République à Paris.

Son adresse (1) : 150 boulevard Haussmann, 75008 Paris.
Son adresse (2) : 9-11 avenue Michelet, 93400 Saint-Ouen.

Le slogan de Cinématique™ est : "Un Nouveau Standard dans les Jeux Micros".

Delphine Software partage avec Distinctive Software le même sigle, DSI.

Outre les sources déjà citées dans le corps du texte, nous avons utilisé avec profit les sites personnels d'anciens collaborateurs Delphine, comme Alain Ramond, Thierry Levastre, Sébastien Viannay ou encore Arnaud Carré (liste non exhaustive).


Trivia 1
parce qu'ouvertement inspirée par «Arkanoid». Effectivement, cette adaptation était disputée et a finalement échu au "Nom du Jeu", comprenez Imagine. Pour autant, son code n'a pas été jeté à la poubelle et le titre, retoqué en «Tonic Tile».

Trivia 2
fondé par Paul de Senneville et Olivier Toussaint, le groupe Delphine est un ensemble d'une dizaine de sociétés (les sources varient entre 11 et 15) architecturées autour du label musical Delphine Productions, spécialisé, disons-le sans hésitations, tout de go, et non moins sans ambages, dans la musique, euh, (de parking ?), non, (d'ascenseur ?), non plus, (de centre co), que nenni, hum, hum, de musique instrumentale est la juste expression, car je tiens ici à réhabiliter le Canon de Pachelbel ou encore l'Adagio d'Albinoni, qui sont hélas les grands classiques de ces lieux. Et que les Quatre Saisons de Vivaldi ne soient pas jalouses, pas de souci, je les inclus aussi. Par contre, comme chez Abandonware France nous sommes de fins esprits éclairés en matière de grande musique, lisez avec profit ce que nous écrivons sur un autre label, que nous chérissons sans détours, Telstar Records.

Trivia 3
il faut rappeler que la société sort d'un développement à rallonge qui a mis ses finances à mal et qu'un moteur de jeu réutilisable, du style d'un "Adventure Game Interpreter" (AGI) de Sierra On-Line, peut constituer une "assurance" contre de tels retards.

Trivia 4
les jaquettes des «Voyageurs du temps» destinées au marché anglo-saxon parlent même à ce sujet, avec un soupçon d'emphase, de "operating system", c'est-à-dire de système d'exploitation.

Trivia 5
Delphine étant tellement adulée par ses adorateurs que je dois mesurer ici mes mots : n'y aurait-il pas ici un peu de copinage entre la revue et Michael Sportouch, ancien collaborateur de la même revue ? Personnellement, je ne peux y croire, puisque nous-mêmes incorruptibles, nous nous sommes basés sur la qualité du jeu «Les voyageurs du temps», ici à Abandonware France, pour lui octroyer un Abandonware d'Or, et ce sans contrepartie, du moins trop flagrante (nous avons juste obtenu un scrolling vertical de nos avoirs helvètes vers les îles anglo-normandes).

Trivia 6
vous rappelez-vous qu'à l'époque, on parlait sur un ton docte des D.O.N., mis pour Disques Opto Numériques ?

Trivia 7
si avoir un graveur maison intégré à sa tour ou à son portable est aujourd'hui plus que courant, il n'en n'était rien à l'époque et s'il avait fallu transférer les quelques 700 Mo que peut contenir un CD-ROM sur les disquettes 3"1/2 qui contenaient entre 700 Ko et 1,44 Mo, il aurait fallu en prévoir plusieurs centaines, d'où un média rassurant pour les sociétés qui voyaient leurs créations régulièrement piratées. A peu près à la même époque, la perception du CD-ROM est quelque peu différente Outre-Atlantique, où les créatifs d'une société qui allait devenir Trilobyte envisagent un titre écrit pour le CD-ROM, et pas uniquement écrit pour ne pas être piraté.

Trivia 8
plutôt que "combler", Daniel Ichbiah écrit "remplacer", mais à notre humble avis, Eric Chahi est irremplaçable et ce n'est pas faire offense à Didier Chanfray et à Frédéric Raynal que de le dire. Il est courant d'entendre ici et là que nul n'est irremplaçable. Je pense que cela n'est pas toujours judicieux.

Trivia 9
"Pour la première fois, découvrez pas moins de 7 disciplines au guidon de votre engin. Venez défier l'ordinateur ou affrontez un ami dans la catégorie de votre choix : Course, Cross, Super Cross, Trial, Trafic, Dragster ou Freestyle". Deux consultants ont été, euh ..., consultés : Mathieu Lalloz (Champion de France 125 de SX en 1999) et Olivier Jacque (sans s, Champion du monde dans la catégorie 250 cm³ en 2000).

Trivia 10
non, je l'ai décidé, il n'y aura pas de Trivia 10. Trop de Trivia tuent les Trivia.

Récompenses

  • Lauréat aux 4 d'or 1989 dans la catégorie Meilleure compagnie française
  • Lauréat aux 4 d'or 1991 dans la catégorie Meilleure compagnie française

Médias

News dans Tilt n°57 (01/09/1988) p22
Reportage dans Arcades n°16 (06/10/1988) p16
Article dans Joystick Hebdo n°9 (04/01/1989) p26
Interview dans Génération 4 n°13 (01/07/1989) p148
Interview dans Joystick n°1 (01/01/1990) p46
Reportage dans Power Play n°4/90 (01/04/1990) p10
Article dans Tilt n°79 (01/06/1990) p98
News dans Joystick n°8 (01/09/1990) p20
Article dans Génération 4 n°27 (01/11/1990) p188
Reportage dans Power Play n°2/91 (01/02/1991) p28
News dans Génération 4 n°34 (01/06/1991) p146
News dans Joystick n°17 (01/06/1991) p17
News dans Génération 4 n°36 (01/09/1991) p167
News dans Génération 4 n°36 (01/09/1991) p173
News dans Joystick n°20 (01/10/1991) p11
Interview dans PC Joker n°10/95 (01/10/1995) p65






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