Yoda Stories
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titre Présentation

LucasArts est devenu une référence dans le domaine des jeux de simulation spatiale, mais aussi dans le secteur du FPS intergalactique et expert dans l'exploitation de sa licence Star Wars. Le studio de George Lucas est aussi devenu une icone du jeu d'aventure "point and click", avec des références qui hantent l'univers des joueurs, de «Loom» à «Grim Fandango».
Du coup, la série Desktop Adventures promettait d'être alléchante, avec un premier opus consacré à Indiana Jones. Et avec «Yoda Stories», voici le second volet de ces aventures un peu différentes que celles que l'on pouvait imaginer des studios ayant développé «Maniac Mansion» ou «Full Throttle».
Au confluent du jeu d'aventure, du jeu de rôle et du FPS, voici un titre original que nous passons à la moulinette du test. C'est parti!


titre Devenir un Jedi

Le jeu vous permet d'incarner Luke Skywalker, l'apprenti Jedi qui va apprendre tout ce qu'un grand guerrier de sa trempe doit maîtriser pour briser le côté obscur de la Force.
A bord de son X-Wing, Luke atterrit sur Dagobah, la planète-jungle où vit le grand maître Yoda. Ce dernier l'accueille près des marécages où se dresse sa hutte, et l'avertit que la formation sera interrompue, car Han Solo et son vaisseau précieux ont disparu. Au cours de quinze niveaux, l'apprenti Jedi va devoir résoudre des énigmes et se battre contre des ennemis qui infestent les lieux qu'il sillonne. Et Yoda va voir grandir son petit padawan, car toutes ces missions à répétition sont de nature à aguerrir.
Entre les déserts arides parcourus de scorpions et de sepents, les grottes glaciales hantées par des hordes de Wampas, les forêts occupées par les troupes de l'Empire, le joueur voit du pays et doit se préparer à d'innombrables heures à réussir les épreuves qui se dressent sur sa route.
Attention, les missions, les quêtes secondaires et les mondes varient selon les parties. Il faudra penser à sauvegarder, et se ménager une rejouabilité si vous voulez découvrir tous les rouages de ce jeu.


titre Gameplay et commandes

Un peu à la manière des jeux qui apparaissent sur les bureaux (Desktop) des ordinateurs, «Yoda Stories» a été développé pour stimuler le petit démon de l'évasion qui sommeille en nous, quand on travaille sur un écran.
Le jeu est prévu pour s'afficher en mode fenêtré, et il suffit d'un clic un peu maladroit pour faire disparaître l'écran de jeu dans le footer discret.
Un jeu développé pour permettre aux secrétaires, aux étudiants, aux employés, de s'échapper quand le chef a le dos tourné?
Ca y ressemble fort, en tout cas. Ne cherchez pas un jeu pétillant de couleurs et d'animations dernier cri (pour l'année 1997), vous allez découvrir un jeu en 2D avec un personnage qui semble écrabouillé par la perspective et qui présente un visage trop grand pour être réaliste. Mais l'intérêt du jeu est ailleurs.

A chaque story, le vaisseau spatial de Luke atterrit sur Dagobah, et vous devez retrouver le Maître Jedi pour obtenir le sens de votre quête, ainsi qu'un premier objet. A proximité de votre X-Wing se trouve R2D2, qui agit comme un système d'aide en ligne, un peu comme Spock dans «Star Trek 25th Anniversary». A l'aide de votre souris, vous pouvez faire interagir R2D2 avec des éléments du décor, des machines, des objets, des bâtiments (et ça marche aussi avec l'inventaire), et vous obtenez de précieuses informations.
Une fois que votre mission est précisée, vous vous présentez devant votre vaisseau spatial, et celui-ci prend la route de votre lieu de quête.

Avant de débuter une nouvelle partie, vous devez aller dans le bandeau du haut de votre écran de jeu, afin d'effectuer les règlages. Vous pouvez sélectionner la difficulté des combats et la taille des mondes. Plus ce sera difficile, plus le chaallenge sera élevé, plus votre score sera haut.
Vous pouvez également sauvegarder vos parties et vos progressions, sachant que chque partie vous attribue une mission aléatoirement remaniée, ce qui favorise une dose de rejouabilité.
Une aide (Help) est intégrée au jeu, et vous pouvez à tout moment mettre le jeu en pause pour consulter cette aide, qui se présente sous forme de rubriques et d'articles qui s'avèrent de précieux auxiliaires à la prise en main.

Les déplacements se font selon les flèches du clavier, ou avec le pavé numérique, à moins que vous optiez pour une manette de jeu à configurer. Un système de boussole permet de montrer les directions possibles par des flèches vertes. Et le grand cercle vert, c'est votre jauge de santé, qui est entaillée à chaque coup de vos ennemis, faisant passer la couleur du vert au jaune, puis au rouge et au noir. Et si vous ne réparez pas votre santé défaillante (objets qui soignent et Droïde médical à proximité de l'astroport où vous avez laissé votre X-Wing), c'est le game over.
Pour tirer ou pousser un objet (vivent les caisses et les rochers à trimballer!), il faut tenir le bouton MAJ enfoncé et user des flèches directionnelles (ou des commandes de votre joystick).
QLa barre Espace permet de ramasser un objet (qui apparaît en surbrillance lorsque l'on peut le récupérer). Les boutons gauche et droit de la souris permettent encore de sélectionner et d'utiliser une arme. Par défaut, vous avez le sabre laser dans votre inventaire. Et après cinq missions réussies, vous obtenez un sabre plus performant.
Autre objet à trouver, le détecteur (accessible par le raccourci L) qui permet de dénicher un outil qui génére la map du lieu de votre quête. Vous allez voir apparaître une carte avec des cases (qui correspondent à une zone de votre map) et des symboles qui indiquent la nature de ce que vous cherchez dans chaque zone: un objet, une clé, la Force, une arme...
Enfin, la touche P engendre la mise en pause de votre jeu.

Les dialogues sont automatiquement générés lorsque l'on clique sur le personnage de l'écran de jeu. Dans la bulle, il y a des flèches Bas et Haut pour relire une phrase, et un symbole carré pour mettre fin à la phase de dialogue.
Bien entendu, l'aide in game vous donne de multiples détails que je vous épargnerai pour ne pas rendre cette lecture trop fastidieuse.
Pour aller au bout de votre quête, vous allez récupérer des objets, les apporter à des personnages qui vous remettront des clés ou d'autres objets utiles. Vous allez combattre des ennemis, et résoudre des puzzles basés sur des clés à trouver, des explosifs à manier pour ouvrir des brèches, et des blocs à transporter. Et à chaque partie gagnée, un score s'affiche et vous repartez sur Dagobah pour reprendre l'entraînement...ou plutôt pour entendre la marche à suivre de la mission suivante. Et au bout du bout, après 15 levels et une bonne vingtaine de missions, vous obtiendrez le score sans appel, celui qui vous honore d'être devenu un Chevalier Jedi.


titre Un jeu pour la promotion des rééditions de Star Wars

En 1997, La Guerre des Etoiles allait fêter son vingtième anniversaire, et George Lucas avait décidé de faire une nouvelle édition pour cette saga qui avait un goût d'inachevé: des sèquences hâtivement filmées, des effets spéciaux un peu baclés; pour notre réalisateur perfectionniste, il fallait marquer cet anniversaire par une réécriture de scènes et une réédition qui devait relancer l'intérêt des consommateurs pour cette saga.
Quoi de mieux qu'un jeu vidéo pour accompagner la sortie de la nouvelle version de La Guerre des Etoiles? C'est ainsi que prend place «Yoda Stories», avec un jeu qui s'installe sur le bureau de l'ordi, et qui propose d'aller visiter le côté obscur du logiciel, avec making ok, interviews, story-boards de la version anniversaire de La Guerre des Etoiles. Ces bonus sont accessibles depuis l'écran de menu du jeu, avec l'option Making Magic.
Pour le reste, LucasArts est un très beau et très grand studio, et il va sans dire que le développement a été optimisé par une équipe d'environ quarante personnes.
Parmi ces dizaines de noms, voici trois personnalités qui méritent de figurer en bonne place sur cette fiche.

  • Hal Barwood: Une des personnes de l'entourage de Lucas au parcours le plus impressionnant et passionnant.
    Hal a fait des études de cinéma en Californie, et c'est là qu'il a rencontré George Lucas. Une amitié solide est née entre les deux hommes dès cette période de la fin des années 1960.
    Hal a commencé sa carrière dans l'industrie du cinéma, et a écrit le tout premier long-métrage de Steven Spielberg en 1974: Sugarland Express. Il a également travaillé à l'écriture de Rencontres du troisième Type, et a noué une autre amitié indéfectible avec Spielberg, qu'il présentera plus tard à George Lucas.
    En 1990, Hal entre dans les studios de son ami, avec pour mission d'écrire des scénarii de jeux, en utilisant son expérience acquise au cinéma. Hal Barwood a travaillé sur la série Indiana Jones et c'est lui qui se lance dans la réactivation de cette saga, avec «Indiana Jones and the Fate of Atlantis» qui, en 1992, signe le meilleur jeu de la saga.
    Dans une interview de 2005, Hal Barwood a expliqué que ce succès l'a poussé à écrire un scénario original pour une suite qui devait s'appeler Indiana Jones and the Iron Phoenix. Il s'agissait d'une aventure se déroulant en 1947, avec des anciens Nazis qui cherchaient à mettre la main sur un artefact capable de redonner la vie à Hitler. Mais après presque deux ans de développement, George Lucas a opposé son veto, considérant que le jeu serait censuré dans les pays germanophones, avec des sanctions à la clé. Et le jeu a donc été abandonné, en attendant de l'accueillir un jour, peut-être, dans la Chambre Vaudoue.
    Cela dit, tous les jeux de la licence ont été réalisés sous sa houlette au cours des années 1990, y compris le «Indiana Jones et la Machine Infernale», qui paraît en 1999.

  • Jeff Klement: A l'inverse de Hal Barwood, Jeff démarre tout juste une très belle carrière dans l'industrie vidéoludique en 1995/1997. Il se fait remarquer pour son travail d'excellence dans le domaine des sons, et après «Outlaws», il enchaîne avec «Yoda Stories», où le son du sabre laser et les bruits de tous types viennent nourrir l'imaginire du joueur.
    Puis ce sera «Grim Fandango» et d'échelon en échelon, Jeff deviendra, en 2000, le Responsable du secteur des sons du prestigieux studio de George Lucas. Aujourd'hui, cet acharné de boulot poursuit sa carrière au service des sons de jeux vidéo.

  • John Williams: L'un des plus grands noms de la musique au cinéma. Il a composé les Hits de très nombreux films depuis près de cinquante ans. E.T., c'est lui. Les Dents de la Mer? Encore lui!
    Il a composé les thèmes de Indiana Jones, Harry Potter, La Tour Infernale et, bien sûr, la grandiose musique de Star Wars. En 2013, il composait encore pour Hollywood, et son réalisateur de prédilection demeure Spielberg. Comme George Lucas, ils ont cet ami en commun (et Hal Barwood aussi). La boucle est bouclée. John, Jeff et Hal portent à eux trois non seulement le développement de ce jeu, mais une part non négligeable de la conception des grands jeux du studio, au cours des années 1992/2003.




titre Conclusion

Dans son test du jeu, le magazine Joystick a "honoré" ce jeu de la Palme de la Daube du mois. Alors, «Yoda Stories» est-il vraiment une bouse?
Le pari de l'équipe de développement était risqué: promouvoir une réédition de la trilogie mythique qu'est Star Wars, cela ne peut se faire qu'avec un nouveau Hit de la licence.
Quelque part, la facilité eût-été de faire un troisiéme épisode de Dark Forces.
Mais le chef de projet Hal Barwood, tout juste sorti du développement de «Indiana Jones and his Desktop Adventures», a cherché à s'inspirer de ce jeu hybride pour en développer un plus ambitieux, sans négliger le cahier des charges, qui voulait que le jeu soit proposé pour moins de trente dollars.
Alors si vous attendez un jeu de la trempe de «Monkey Island 2» ou si vous vous figurez que ce jeu est un concurrent de «Doom», vous êtes dans l'erreur.
«Yoda Stories» se joue comme un jeu de rôle pour débutant, une série de quêtes principales et secondaires, avec des zones qui se débloquent selon la résolution des énigmes. Des caisses à pousser façon «Tomb Raider», des objets à trouver, des objets à tester sur des éléments de décor, et un intérêt qui s'installe, petit à petit. On peut craindre une érosion, une usure de cet intérêt, si on veut aller au bout des quinze niveaux, mais ce jeu vous assure de passer un bon moment.
Daube du mois chez Joystick. Mais pas chez Abandonware France. Un jeu sans prétention, pas un Hit, mais pas non plus un ratage. En tout cas, pas une daube!


titre Lancement

Fonctionne sous Virtual PC et Win 98 sans encombres. Non testé sous DOSBox.



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titre Liens divers

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