The Elder Scrolls : Arena
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Développement
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Dosbox
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titre Histoire

En l’an 896 de la 2ème Ere, alors que (surnommé l’Arène) était en proie à différentes guerres, Tiber Septim réussi à subjuguer et réunifier l’ensemble des peuples sous sa direction en se proclamant Empereur sous le nom de Septim I.

Cinq siècles se sont écoulés depuis, et en cet an de grâce 389 de la 3ème Ere, Tamriel est sagement gouverné par l’empereur Uriel Septim VII.

Entouré par les Gardes Impériaux, soldats d’élites, il ne se doute pas un instant que quelqu’un de proche est en train d’ourdir de mauvais plans a son encontre. Jagar Tharn, Magicien de Combat Impérial, jaloux du pouvoir que possède le suzerain, cherche un moyen de l’éliminer mais la tache n’est pas aisée car l’Empereur a utilisé des sortilèges sur lui-même et sa Garde Impériale pour se protéger ; ainsi si lui ou un membre de la Garde Impériale venait à décéder violemment, le Conseil des Anciens (autorité suprême des sciences occultes) serait immédiatement prévenu.

Jagar, dont la jalousie s’était peu à peu transformée en haine, attend patiemment son heure. L’occasion lui est fournie par le capitaine de la Garde Impériale lui-même, à son insu. Alors qu’il racontait un fait d’arme auprès de la jeune princesse, il lui révèle qu’un Sortilame lui avait sauvé la vie autrefois en utilisant le sort de Dillusion, sort qui permet de changer d’apparence physique.

Le plan se met en place dans l’esprit de Jagar: attirant l’Empereur et sa Garde Impériale, il les enferme dans un artefact nommé le Bâton du Chaos afin de les bannir dans une autre dimension ou le temps s’écoule plus lentement. Il met à exécution le sort Dillusion pour prendre les traits de Septim VII et invoque une horde d’êtres malfaisants pour prendre la place de la Garde Impériale.

Pour s’assurer sa sécurité, Jagar fragmente Le Bâton du Chaos en huit morceaux qu’il dispersa en utilisant sa magie dans tout le royaume de Tamriel. Il peut ainsi assouvir ses rêves en toute impunité.

Alors que vous croupissez au fond d’une geôle impériale, apparaît dans vos rêves l’esprit de Ria Silmane, apprentie de Jagar, assassinée alors qu’elle tentait de mettre à jour le complot.Vous apprenez la traîtrise de Jagar ainsi que le motif de votre emprisonnement. Elle vous aide à vous échapper et vous demande de retrouver les huit fragments du Bâton du Chaos afin de libérer l’Empereur et de rétablir la vérité.

L’aventure commence, les ennuis aussi...


titre Historique

«The Elder Scrolls : Arena» est le premier volet des Elder Scrolls développé par Bethesda Softworks, mais pas le tout premier jeu de la jeune compagnie. Avant de s’essayer au jeu de rôle, Bethesda Softworks a travaillé sur plusieurs titres utilisant la licence officielle de Terminator. Deux d’entre eux, The Terminator en 1990 et «The Terminator : Rampage» témoignent déjà de l’ambition du jeune studio. Proposant un univers en 3D («The Terminator : Rampage» utilise le même moteur 3D qu’«The Elder Scrolls : Arena»), il permet ainsi au joueur de se mouvoir librement et de visiter une grande ville comme bon lui semble.

«The Elder Scrolls : Arena» présente une légère optimisation par rapport à ce moteur, mais bien moins performante qu’un «Ultima Underworld:The Stygian Abyss» ou un «System Shock» pourtant sorti avant ce jeu. «The Elder Scrolls : Arena» se démarque de ces derniers en transposant en 3d ce que les jeux de rôle 2d savent déjà faire, à savoir l’exploration en extérieur. Tous ont depuis longtemps renoncé à cette idée, préférant utiliser la 3d pour développer un univers réaliste mais en huit-clôt.

Le personnage unique à gérer n’est pas le choix initial de Bethesda Softworks, qui développe d’abord un titre basé sur des combats en arène, d’où le titre du jeu. Les premières images de la version beta du jeu font état d’un jeu de rôle en équipe, dans la lignée des Might and Magic et de la saga Ishar. Pourtant, ce n’est que tardivement que ces éléments font leur apparition, alors que le jeu se focalise avant tout sur le combat. «Ultima Underworld:The Stygian Abyss», précurseur en la matière, donnera toute la matière nécessaire à «The Elder Scrolls : Arena» pour devenir un RPG ambitieux et sans aucun autre équivalent.

«The Elder Scrolls : Arena» a été déclinée en plusieurs versions. Le jeu est d’abord sorti en version disquette et CD-ROM. Cette dernière comprend, comme c’est la coutume à l’époque, des cinématiques en 3d et des voix digitalisée. Il est à noter que la version française est la seule à posséder une illustration de la boîte différente, plus en raccord avec l’esprit du jeu. La version CD-ROM a également été éditée en version Deluxe, comprenant quelques goodies, dont un guide du jeu. Très rare, cette version est très prisée des collectionneurs.

Lorsque le jeu en mars 1994, «The Elder Scrolls : Arena» n’est pas un succès immédiat. Buggué, difficile, il ne séduit pas les joueurs, habitués à d’autres standards sur ordinateur. Il faut en effet attendre les nombreux correctifs des développeurs pour pouvoir terminer le jeu. Fait rare pour l’époque, c’est la presse spécialisée et le bouche à l’oreille qui vont petit à petit faire de ce premier volet des Elder Scrolls un classique du jeu vidéo.

titre Influences

Malgré la présence d’un moteur 3D, «The Elder Scrolls : Arena» n’est pas très beau, et a plutôt mal vieilli. Les textures, répétitives et peu détaillées. Ne comptez pas jouer au jeu au niveau maximum de détail car il est malheureusement très mal optimisé pour l’environnement DOS. De même, les personnages et leur animation ne sont pas très réussies. Bethesda Softworks n’a jamais été très doué dans l’animation des personnages, que ce soit pour «The Elder Scrolls II : Daggerfall» ou Morrowind. Il y a pourtant une direction artistique évidente, que ce soit dans le design des personnages ou de l’immense background créé pour le jeu. «The Elder Scrolls : Arena» fait aujourd’hui écho aux autres volets qui ont perpétué les premières fondations de son univers.

Si les effets sonores du jeu sont plutôt discrets et très ordinaires, il faut souligner l’extraordinaire bande originale composée par Eric Heberling. En charge des deux premiers volets de la série, sa musique s’intègre parfaitement à l’univers imaginé par Bethesda Softworks. Mélancolique, parfois très angoissante, elle donne une signature à un monde qui vient à peine d’être créé. Il fautde réecouter les thèmes Sunny Day, Mage Guild Theme et Snowing Day pour réaliser qu’il s’agit là d’une des plus belles bande-son écrites pour un jeu de rôle à ce jour.

titre Gameplay

«The Elder Scrolls : Arena» représente typiquement le jeu de rôle PC, par opposition à celui sur console. Comme le rappelle les développeurs en introduction du manuel du jeu, l’intention est de recréer l’expérience du jeu de rôle papier, avec ses multiples paramètres pour raconter une histoire sans cesse différente. «The Elder Scrolls : Arena» fait donc le pari de l’aléatoire, où une partie ne doit pas ressembler à une autre.

«The Elder Scrolls : Arena» propose une phase de création de personnages assez détaillées. On choisit d’abord sa race, puis sa classe, les deux étant intimement liées en fonction des avantages prodigués. Il existe de nombreuses classes dans «The Elder Scrolls : Arena», toutes rattachées à une grande catégorie: guerrière, voleuse et magicienne. Certaines excluent l’usage de certaines caractéristiques ( le guerrier ne peut utiliser la magie, le sorcier ne peut voler qui que ce soit), ou de certains objets. Chaque classe a ainsi ses avantages et ses inconvénients et influence la difficulté du jeu. La personnalisation est importante et il n’y pas un seul personnage idéal. On privilégiera le Guerrier ou le Spellsword pour un début confortable dans les terres de Tamriel.

Sur l’adéquation entre combat, vol et magie, «The Elder Scrolls : Arena» est plutôt équilibré. La magie est particulièrement développée dans ce Elder Scrolls, avec un large choix de sorts, dont il est possible de combiner les effets via le Spellmaker. On peut ainsi créer un sort de soin qui envoie également une boule de feu ou guérit du poison.

Dans les faits, nous sommes tout de même loin d’une expérience sans cesse différente. Malgré la grande superficie du jeu (plus grande que celle de tous les autres Elder Scrolls réunis), «The Elder Scrolls : Arena» mise sur un contenu généré par ordinateur très basique, à base de couloirs et de portes disposées de manière à peine différente. Il en est de même pour chaque ville, où échoppes et tavernes sont disposées à des endroits différentes sur la carte. L’effet reste toutefois saisissant. C’est bien la première fois que l’on ressent dans un jeu le sentiment d’évoluer dans un univers qui vit indépendamment de nos faits et gestes. «The Elder Scrolls : Arena», rappelle à sa manière «The Terminator : Rampage» ou « Frontier : Elite 2», dont l’ambition démesurée était de pouvoir voyager en vaisseau dans toute la galaxie.

Une fois lancée dans la quête principale, «The Elder Scrolls : Arena» a davantage des airs de Dungeon Crawler. Le personnage principal doit en effet parcourir 8 donjons, après avoir trouvé les indices sur leur localisation et récupérer les fragment du bâton du chaos. La confrontation finale a lieu dans la capitale, dans le palais d’Uriel Septim. Ces donjons, ainsi que les « petits donjons » situés hors des villes sont les seuls qui ne soient pas générés aléatoirement. Entre ces quêtes, il est possible d’effectuer les quêtes secondaires comme on le souhaite. «The Elder Scrolls : Arena» ne possède malheureusement pas réellement de quête secondaires mais plutôt ce que l’on pourrait appeler des missions, générées aléatoirement. Plusieurs variantes existent : capturer un criminel, retrouver un objet, escorter ou secourir un personnage d’une ville à l’autre, tuer un monstre très puissant ou retrouver un artefact légendaire. Le joueur doit visiter auberges et châteaux dans les villes pour se voir attribuer une mission. Selon sa difficulté, la mission est plus ou moins récompensée. Ce qui se produit en général est qu’elle constitue les premières missions du jeu, où l’on développe son personnage et se fait la main. Passé la découverte, on aura vite fait de se lancer dans la quête principale, et d’enchaîner les donjons associés à celle-ci. Ce sont près d’une vingtaine de donjons qu’il faut parcourir pour terminer l’aventure.

La durée de vie, on s’en doute est assez importante. La quête principale prendra au jouer moyen une quarantaine d’heure. En général, on commence cette aventure à partir du niveau 10, après avoir réalisé une poignée de quêtes secondaires. On ne peut que recommander la quête de l’artefact, et particulièrement de l’Oghma Infinimium, permettant de répartir 100 points à ses caractéristiques à son personnage. «The Elder Scrolls : Arena» reste un jeu difficile et la mort est très fréquente et bien souvent imprévisible. Avoir un personnage très développé ne sera pas de trop pour compléter l'aventure.

titre Conclusion

La sortie d’«The Elder Scrolls Arena» marque un tournant dans le jeu de rôle sur PC. En proposant un monde ouvert en 3d en incarnant un seul personnage unique, Bethesda Softworks pose la première pierre de ce que sera l’après jeu de rôle des années 90, en 2D et par équipe. Cet envol ne se fera qu’à partir années 2000, après les succès comme Baldur’s Gate et «Might and Magic VI»et VII. Deux jeux assureront définitivement la transition : Deus Ex, l’héritier de «System Shock», et Morrowind, troisième volet de la saga des Elder Scrolls. Tous deux en 3d, il propose un système de jeu de rôle complexe, tout en s’appropriant la mécanique des first person shooter. La boucle est bouclée.

«The Elder Scrolls Arena» est loin d’être un chef d’oeuvre. Mais on ne peut que pardonner à Bethesda Softworks son ambition démesurée, maintenue au fil des épisodes. La saga n’est pas encore une licence que ce premier épisode possède des années d’avance sur la concurrence. Avec «The Elder Scrolls : Arena» , tous les éléments qui feront le succès des Elder Scrolls sont déjà présents. Il faudra attendre le troisième volet, après un second épisode tout aussi buggé mais encore plus ambitieux, pour obtenir enfin le chef d’oeuvre espéré.

Aux volets principaux de la saga («The Elder Scrolls II : Daggerfall», The Elder Scrolls III : Morrowind The Elder Scrolls IV : Oblivion et The Elder Scrolls V : Skyrim) subsiste d’autres épisodes spin-off très inférieurs à ces derniers. Avant Morrowind, Bethesda Softworks s’est déjà essayé au jeu d’action 3d à la troisième personne avec l’épisode The Elder Scrolls Adventures : Redgard. Plus réussi The Elder Scrolls : Battlespire propose un jeu de rôle action se déroulant uniquement à l’intérieur d’un donjon.

Comme «The Elder Scrolls II : Daggerfall», «The Elder Scrolls : Arena» n’a jamais fait l’objet d’une traduction officielle. En 2011, une équipe de passionné a lancé le projet French Arena, quasiment achevé aujourd’hui. Ce sont l’intégralité des textes du jeu et toute l’interface qui a fait l’objet d’une traduction très fidèle à l’original. Une occasion de rendre accessible à tous ce premier opus de cette saga devenue très populaire..

Que vous aimiez les Elder Scrolls ou non, «The Elder Scrolls : Arena» est un titre à découvrir. Long et difficile, il constitue un challenge de taille pour tous les rôlistes à l’ancienne.


titre Lancement sous DOSBox

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