The Elder Scrolls : Daggerfall
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titre Histoire

«The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» prend place six années après les évènements contés dans «The Elder Scrolls : Arena».

L’Empereur Uriel Septim vous charge de découvrir pourquoi le fantôme du Roi de Daggerfall hante les rues de la ville à la tombée de la nuit en réclamant vengeance.

L’arrivée dans la Baie d’Illiac ne se fait pas encombre. Pris dans une tempête, le bateau censé vous amener à bon port échoue sur les côtes. Échappant de justesse à la mort, vous trouver refuge dans une grotte donnant sur une mystérieuse forteresse. Pour vous commence une longue quête qui lèvera le voile sur un vaste complot pour le contrôle du royaume.

titre Historique

«The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» fait partie des grandes arlesiennes du jeu vidéo, dont l’attente mainte fois prolongée aura fait douter d’une possible sortie. Le développement du jeu a commencé juste après «The Elder Scrolls : Arena» pour se terminer 2 ans et demi plus tard.

L’accueil réservé au titre de Bethesda Softworks est très mitigé, malgré des critiques dans la presse plus qu'élogieuses. Buggué comme jamais, l’ambition du studio est rattrapée par le mécontentement des acheteurs qui ne peuvent pas jouer au jeu. La communauté finira par sauver le jeu elle même en corrigeant elle même les erreurs, de même qu’en rétablissant certains contenus prévus mais avortés grâce à plusieurs mods. Une communauté sur laquelle Bethesda Softworks a continué de s’appuyer, jusqu’au plus récent des épisodes sortis à ce jour.

«The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» n’est sorti qu’en version CD ROM car les données du jeu étaient très impotante (plus de 600 mo, bien plus que la plupart des titres développés l’époque). Les possesseurs de gros disques durs avaient ainsi la possibilité d’installer le jeu pour éviter les accès CD ROM intempestifs. Comme «The Elder Scrolls : Arena», le jeu n’a jamais fait l’objet d’une traduction officielle mais une traduction non officielle en français existe : Projet French Daggerfall.

titre Influences

«The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» utilise le moteur XnGine, développé par Bethesda Softworks et déjà utilisé pour d’autres jeux de son catalogue, comme «Terminator : SKYnet» et «Terminator : Future Shock». Contrairement aux concurrents de l’époque («Dark Forces» et «Duke Nukem 3D»), le moteur de «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» est un vrai moteur en 3D permettant des architectures complexes aussi bien en intérieur qu’en extérieur. «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» gère ainsi niveaux sur plusieurs étages et éclairages dynamiques sans aucune difficulté.

Graphiquement, le jeu perpétue l’héritage graphique de «The Elder Scrolls : Arena», en étant plus coloré que l’épisode fondateur. Les personnages du jeu ont tous entièrement été redessinés et leur animation se veut plus réaliste. Tous les éléments du jeu sont des sprites (images en 2D) à l’exception de quelques éléments, comme les portes, leviers et ascenseurs utilisant des modèles 3D. Il est dommage en revanche que Bethesda Softworks n’ait pas inclus les modèles 3D pour les personnages, comme il l’a été fait la même année pour les deux épisodes de Terminator.

Les thèmes les plus célèbres de «The Elder Scrolls : Arena» refont surface (le Snow Theme, le Inn Theme) avec de nouveaux arrangements alors que nouveaux thèmes s’invitent avec brio (Eerie, le Palace Theme, le Raining Theme ou encore les thèmes de donjons), toujours sous la direction d’Eric Heberling, cette bande son surpasse en tout point la précédente et offre à «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» la musique qu’il mérite. Les thèmes ont beau être courts et répétitifs, on les réécoute toujours avec un plaisir intact.

titre Gameplay

«The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» vient enrichir le gameplay développé dans «The Elder Scrolls : Arena». La série des Elder Scrolls se démarque par son système de création de personnages entièrement personnalisable. Aux caractéristiques classiques (force, intelligence, agilité, endurance dextérité, vitesse et chance) s’invitent 27 compétences. Chaque personnage doit choisir trois compétences primaires, trois majeures et cinq mineurs. Parmi celles-ci, la maîtrise d’une arme, sa compétence en escalade ou encore en marchandage permettra d’aborder la trame du jeu de manière différente. Du choix dépend la maîtrise plus ou moins avancée de chacune d’entre elles en début de partie mais chacune peut être développée au cours du jeu par son emploi répété (comme le fera plus tard Morrowind).

Pour ce qui est du jeu en lui même, on contrôle son personnage dans «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» de la même manière qu’un FPS de l’époque (à la manière de «Terminator : SKYnet» : les touches AQSD permettent se déplacer tandis que la souris contrôle le regard). L’ancienne interface de «The Elder Scrolls : Arena» est possible mais on aura mieux fait de jouer en plein écran et d’utiliser directement les raccourcis pour accéder à l’inventaire ou à l’automap.

«The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» commence comme avait commencé «The Elder Scrolls : Arena» : dans un donjon. Le jeu possède un tutorial (facultatif) pour se familiariser avec l’interface. Une fois sorti, il faut attendre environ un mois avant d’être contacté par l’un des protagonistes du jeu et commencer la quête principale. Si le joueur manque le rendez-vous, il ne pourra jamais terminer cette quête. Le joueur reste cependant libre de faire ce qu’il veut en visitant les nombreuses villes et donjons. «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» n’a pas la taille d’Arena mais chaque voyage peut être fait en temps réel d’une ville à l’autre. Chaque bâtiment, donjon est visitable, même s’il obéit à des architectures réutilisées de nombreuses fois. Ce sentiment de grande liberté contribue à donner un sentiment d’immersion très fort. Rarement un jeu de rôle nous aura donné l’impression de vivre l’aventure en suivant notre propre chemin sans restriction.

Un effort a été fourni pour développer les quêtes de Guilde, selon un système de réputation. Un mauvais comportement de votre part fera non seulement de vous un fugitif mais verra également votre réputation baisser auprès de certains monarques qui ne vous adresseront plus la parole. Une occasion pour former de nouvelles alliances, comme la Guilde des Voleurs. La quête principale obéit à cette logique, en obligeant le joueur à choisir son camp. Comme dans Deus Ex, plusieurs fins possibles donneront raison à une faction pour gouverner la province d’Hammerfell et de High Rock. Sans atteindre une complexité folle, c’est la première fois que le politique s’intègre aussi bien dans un jeu de rôle sur ordinateur.

La difficulté dans «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» est variable. Ceux qui tenteront l’aventure avec un haut elfe tourné vers la magie sera bien moins difficile qu’un Nord exclusivement tourné vers le combat à l’épée. En général, un personnage mal développé reste pénible à jouer pour la cinquantaine d’heures qui va suivre. L’argent n’est pas plus un problème dans «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall», dans la mesure où il est possible d’emprunter dans de multiples provinces d’importantes somme d’argent (sans les rembourser) afin d’acquérir rapidement une monture et un bateau. Ces derniers permettent ainsi de voyager le plus souvent sans encombre sur de longues distances.

La durée de vie de «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» est pour ainsi dire colossale. En jouant la quête principale et chaque type de quête annexes, ce sont plus de 200 quêtes qui attendent le joueur, soit près de sept fois plus qu’Arena. Il est possible d’estimer «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» a une bonne centaine d’heures de jeu pour en faire le tour et le double si l’on souhaite découvrir tout par soi même sans une aide de jeu quelconque.

titre Conclusion

«The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» a marqué son époque et le jeu de rôle sur ordinateur en général. Loin d’être parfait, il témoigne de l’ambition démesurée de recréer un monde à échelle humaine, sur des ordinateurs supportant à peine la 3D. Jamais un jeu n’aura donné au joueur ce sentiment de vivre dans un monde gigantesque dont il ne visitera guère plus qu’un 1 % de sa superficie. Il à rapprocher d’Elite et ses suites, qui s’y est essayé à l’échelle de l’univers.

De façon générale, «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» a les mêmes défauts qu’avait «The Elder Scrolls : Arena» à son époque : trop large et parfois trop générique pour s’identifier aux personnages rencontrés, à l’inverse dans un Baldur’s Gate ou un Might & Magic. L’expérience de son aîné est amplifiée, plus riche plus intense, mais crée un sentiment de vide, une fois que l’effet de découverte s’est dissipé. Au titre des bugs rencontrés dans Daggerfall : parasites sonores, graphique, chute dans le vide à travers un mur, quête infinissable, etc. On ne saura que conseiller de sauvegarder régulier et prendre son mal en patience.

Daggerfall est en quelque sorte l'Apocalypse Now du jeu vidéo : développement chaotique et une sortie mainte fois retardée, il a pourtant tout d’un chef d’oeuvre, par sa capacité à repousser les limites des systèmes de son époque. Il suffit de comparer le cinquième volet en date, Skyrim, ou son homologue The Witcher, sortis il y a moins de cinq ans, pour réaliser que «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» a deux décennies d’avance sur ce qui se faisait à son époque.

L’esprit de «The Elder Scrolls Chapter II : Daggerfall» ne sera que très relativement conservé dans sa suite Morrowind, évacuant le paramètre aléatoire, pour se concentrer sur un monde riche et détaillés (mais aussi plus petit). Les années qui suivront seront l’occasion Bethesda Softworks de s’essayer à divers spin-off dans l’univers des Elder Scrolls : un dungeon crawler (The Elder Scrolls : Battle Spire) et un jeu d’action à la 3ème personne (The Elder Scrolls : Redguard). Le passage à la 3D native pour la saga des Elder Scrolls permettra ainsi à la série de trouver une identité propre, qu’elle continue de faire perdurer encore aujourd’hui.

Plus qu’un jeu de rôle, une expérience unique, qu’aucun studio de développement n’a à ce jour eu la force de dépasser.



titre Note

Bethesda Softworks a rendu «Daggerfall» freeware en juillet 2009 pour fêter les 15 ans de la série «The Elder Scrolls».


titre La Démo

La démo que nous vous proposons vous permettra d'explorer un donjon (un souterrain) entier du jeu. Histoire de vous familiariser un peu avec le Gameplay. Elle ne tourne que sous DOS ou DOSBox.


titre Lancement sous DOSBox

Pour la démo, lancez le fichier DAGDEMO.EXE. SETUP.EXE sert à régler le son.

Le CD contient un programme d'installation pour Windows, qui permettait d'installer le jeu sous Windows 95, mais le jeu reste une version DOS.



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