Heretic
Titre commercial
Heretic - Shadow of the Serpent Riders
Année
1994 (Sortie FR)
Développement
Distribution (Etats-Unis)
Systèmes
systeme
Multijoueurs
Dosbox
Compatible avec la version 0.65
note0note1note2note3note4note5note6note7note8note9note10 notesnotesnotesnotes
897 votes




titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. Il est en vente sur Steam et sur le site d'id Software. Donc nous ne vous fournissons que la version shareware.

titre Histoire

La légende veut que trois frères dotés d’un immense pouvoir, les Chevaucheurs de Serpents, gagnèrent la confiance du peuple en apportant paix et prospérité sur le royaume. Un Ordre fut même fondé en leur honneur : l’Ordre du Signe, dont la marque était celle d’un trident barré. De toutes les races du royaume, seuls l’ancienne race elfique des Sidhes ne fut pas affectée par les manipulations des trois sorciers.

Très vite, leur différence fut perçue comme une menace, et les Sidhes considérés comme des hérétiques. Alors qu’une grande armée s’était rassemblée pour détruire la race sidhe, les Aînés ripostèrent par un puissant sortilège, réduisant à néant les forces ennemies. La victoire ne fut que de courte durée, car l’armée défunte, composées désormais de démons et de morts-vivants, eut tout de même raison de ce qui resta de la race Sidhe, et seuls quelques survivants survécurent à cette terrible tragédie.

Le joueur incarne Corvus, un des rares elfe sidhe survivant, animé du désir de venger son peuple. Seul contre tous, il devra affronter les Disciples de D’Sparil, le dernier des trois Chevaucheurs de Serpent encore présent dans son monde, avant de détruire D'Sparil lui même, dans un ultime combat.

titre Historique

«Heretic» est le premier FPS développé par Raven Software en 1994, tout juste un an après la sortie de «Doom», alors que le genre compte encore trop peu de titres accrocheurs. Il signe aussi la seconde collaboration de Raven Software et de id Software, pour lequel Raven développera de nombreux autres FPS par la suite, utilisant systématiquement les moteurs 3D développés par John Carmack. Ce dernier avait en effet créé un moteur 3D spécialement conçu pour leur jeu «Shadow Caster», sorti un an avant «Heretic».

Portée par l’expérience du jeu de rôle, avec Black Crypt et «Shadow Caster», Raven Software transpose ici l’expérience de «Doom» dans un univers médiéval fantastique. Plus qu’un clone, «Heretic» est ce qu’on pourrait qualifier d'une total conversion : le moteur, le gameplay, l’interface sont conservés, mais porté dans un tout nouvel univers. Loin d’être une pâle copie, «Heretic» se hisse en terme de qualité au même niveau que le bébé de id Software, se démarquant de son aîné mais sans en trahir l’esprit.

Deux ans après sa sortie, une version contenant deux épisodes supplémentaires sera publiée, sous titrée « Shadow of The Serpent Riders »

titre Influences

Graphiquement le jeu est très proche de «Doom», et pas seulement parce qu'il lui emprunte son moteur. Les graphistes de Raven Software ont conservé la touche graphique de son modèle, avec une palette de couleur très proche des comics, sans compter la dose d’hémoglobine et autres mises à mort ultra-gores. Cependant, «Heretic» compense l’absence de développement d’un moteur graphique par un travail de l’atmosphère nettement plus poussé que dans «Doom». Le jeu fait preuve d’une plus grande diversité dans les décors (château, crypte, cratère de lave, glacier...), et bénéficie de textures plus soignées. L’ambiance très sombre du médiéval-fantastique contraste en effet avec un choix de couleur extrêmement vif (l’utilisation du bleu, du vert ou encore du jaune), qui fait ressortir le décor et offre un univers bien plus cohérent que celui présenté dans «Doom». Le design des monstres, sans être très original (chevaliers fantômes, gargouilles, golems, ...), reste tout de même efficace, avec une animation très soignée. On note également un progrès technique sur le moteur du jeu, avec la possibilité pour le joueur d’élever ou d’abaisser légèrement la tête. Une fonction qui apparaissait néanmoins bien inutile, son intérêt n’étant pas aussi crucial que pour «Quake».

L’ambiance sonore n’est aussi pas en reste avec un effort sur le rendu du son. On apprécie tout particulièrement les cris des ennemis résonnant au loin, renforçant considérablement l’immersion. La musique,plus classique que celle présente dans «Doom», colle ceci dit parfaitement à l’ambiance du jeu.

titre Gameplay

Le gameplay est assurément la grande faiblesse d’«Heretic», car s'il reste efficace, il reprend avant tout l'ensemble des éléments qui ont fait le succès de «Doom». Les armes sont transposées en version médiévale et on retrouve, à l'exception du BFG 9000, l’ensemble de l’arsenal présent dans le jeu de id Software. Il s’agit toujours pour le joueur de trouver les clefs dans les différents niveaux (9 niveaux par épisodes avec 5 épisodes en tout], et trouver la sortie afin de passer au suivant. On note également la présence d’un plus grand nombre de plateformes mouvantes ou de parties du niveaux qui se révèlent au fur et à mesure de la progression du joueur. Ces niveaux en « poupées russes » démontrent une assimilation par Raven Software des codes encore jeunes du FPS. Les niveaux sont longs, bien construits et il faut bien reconnaître que l’on ne s’ennuie jamais.

La véritable nouveauté de «Heretic» est l’apparition d’un inventaire, que le joueur peut remplir en récupérant des items disséminés dans les niveaux. Loin d’être accessoires, ils permettent notamment, d’augmenter temporairement la puissance de chacune de ses armes (chaque arme dispose alors d’un nouveau mode de tir dévastateur), de se guérir, de voler ou encore...de changer ses ennemis en poulet. Cet élément de gameplay, et qui sera réutilisé dans tous les FPS suivants, aura très certainement permis au genre de sortir du carcan « militariste » dans lequel il était ancré jusqu’à présent. «Heretic» sans avoir innové sur le fond, a su offrir une première alternative crédible à une discipline jusque là dominée par ID Software. Loin d’être une vulgaire copie, il fallait au contraire du cran pour oser faire la différence sur des trouvailles de gameplay mineures à première vue.

titre Conclusion

Si vous avez aimé «Doom», il est évident que vous aimerez «Heretic», qui marche sur les traces de son aîné. Le jeu, connaîtra d’ailleurs plusieurs suites : «Hexen» en 1995, qui reprendra les mécaniques de «Heretic», accentuant encore les éléments de jeu de rôle, avec l’apparition de classes de personnages et de niveaux non linéaires découpés en zones. On y affronte par ailleurs le second Chevaucheur de Serpents et des créatures issus du bestiaire d’«Heretic». La saga «Heretic» continuera quant à elle dans un third person shooter en 3D quelques années plus tard, reprenant ainsi le background original du premier volet.

Assurément l'un des meilleurs FPS avant l’arrivée de «Duke Nukem 3D», «Heretic» reste une référence en matière de FPS d’heroïc fantasy, surpassant largement les très inégaux «Witchaven» et Witchaven II.

titre Version Shareware

La version shareware ne vous permettra de parcourir que les premiers niveaux, ensuite il vous faudra acheter le jeu si vous voulez aller plus loin dans l'aventure.

titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier HERETIC.EXE. SETUP.EXE permet de configurer le jeu.



titre Complétez cette fiche

Vous avez des screenshots, un avis personnel, des fichiers que nous ne possédons pas et qui concernent ce jeu ? Vous avez remarqué une erreur dans nos textes ?
Dans ce cas, aidez-nous à améliorer cette fiche : en nous contactant via le forum.

titre Liens divers

Vous pouvez trouver de nombreuses informations en allant sur les sites du Réseau Abandonware Francophone :
- Abandonware Forums pour trouver une aide technique, une astuce...
- La clinique des jeux vidéo, pour ceux qui veulent jouer avec DOSBox ou VDMS.








Vous pouvez aussi faire un don via Paypal :


Partenaires : Hébergement web - WoW - Association MO5 - Megatest.fr - Emu-France - Association WDA - Another Retro World - Planète Aventure