Shadowcaster
Année
1993 (Sortie FR)
Développement
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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520 votes


titre Histoire

C’est un coup de massue sur la tête que reçoit Kirt, lorsque son grand-père lui révèle qu’il ne vient pas de la Terre mais d’une dimension parallèle, et qu’ils sont les derniers survivants d’une espèce aujourd’hui disparue. Bien qu’étant d’apparence humaine, Kirt n’est pas vraiment un homme. Il dispose en effet d’une faculté exceptionnelle : il peut se métamorphoser en différentes créatures aux pouvoirs surnaturels.

Alors qu’il fuit pour échapper aux démons qui en veulent à sa vie, Kirt est envoyé par son grand-père dans sa dimension natale, un monde qui lui est totalement étranger. Pour lui commence une longue quête pour détruire le mal qui a pris le contrôle de son monde.

titre Historique

Avec «ShadowCaster», Raven Software signe son second jeu, après un excellent dungeon crawler bien connu des fans de l’Amiga, Black Crypt. Sans quitter le domaine du RPG, le studio donne à son bébé une approche beaucoup plus portée sur l'action. Pour ce faire, «ShadowCaster» ne permet plus que de jouer un seul personnage à la fois, qui plus est dans un environnement 3d qui n’a rien envier aux ténors de l’époque, que ce soit «Ultima Underworld» ou encore«The Elder Scrolls : Arena».

Le moteur 3d est d’ailleurs le fruit d’une toute première collaboration technique avec le studio ID Software, avec qui Raven Software collaborera pour des titres tels que «Heretic», «Hexen» ou plus récemment Quake 4 et Wolfenstein. Alors que Doom s’apprête à sortir en fin d’année, le programmeur d’ID Software John Carmack offre à Raven Software une pré-version de leur nouveau moteur, avec notamment une gestion des textures (parfois animées) au sol et au plafond, qui bénéficie ainsi d’une résolution d’affichage plus importante.

En 1994, Raven Software sort une version CD du jeu qui offre de nouveaux niveaux, monstres ainsi que le support de video en image de synthèse et des voix dans les parties textes. Assez impressionnantes pour l’époque, les vidéos 3d paraissent assez fades aujourd’hui, au point qu’on leur préférera les formidables cinématiques 2d de la version disquette particulièrement bien dessinées.

titre Influences

L’année 1993 est assurément la bonne année pour s’essayer au mélange FPS/RPG. On a parlé de «Ultima Underworld», dont l’interface est très similaire à «ShadowCaster», mais on peut aussi mentionner «System Shock» qui dispose d’une interface lui aussi très similaire, bien que plus approfondie. En effet, «ShadowCaster», de même que les futures titres de Raven Software, privilégieront toujours la partie action, se contentant d’un habillage RPG simple mais efficace. «ShadowCaster» reste un jeu qui mettra en avant le combat et l’exploration, au détriment d’un background particulièrement poussé (il existe un seul personnage non joueur sur l’ensemble du jeu !). Si les situations proposées sont plutôt variées et originales, le jeu reste découpé en zones de jeux assez linéaires et cloisonnées mais néanmoins très vastes, dans la lignée de ce que les dungeon crawler proposaient à cette époque. Seul un niveau est construit en hub (niveau central permettant d’accéder à plusieurs autres), comme une préquelle au futur«Hexen».

En parlant d’«Hexen», on retrouve d’ailleurs graphiquement et musicalement l’esthétique du jeu ainsi que celle d’«Heretic», avec un choix contrastées de couleur vives et sombres. En revanche, les niveaux ne brillent pas leur esthétisme, se résumant à un labyrinthe aux textures répétitives. La musique et les effets sonores sont eux aussi très minimalistes et se contentent du minimum pour l’époque.

titre Gameplay

La force de «ShadowCaster» est avant tout son système de métamorphose, bien plus intelligent qu’on pourrait le croire. Il offre en effet la possibilité au joueur de se métamorphoser en différentes créatures (7 au total, incluant la forme humaine). En substituant cette pratique à une équipe de personnages, Raven Software supprime toute une composante un peu redondante du jeu de rôle qui est la gestion des personnages. Ici, on se limite au strict minimum : quelques potions, armes et armures en plus de quelques items à puzzle et le tour est joué. Chaque forme de métamorphose permet de s’adapter à une situation particulière, et dispose d’avantage et inconvénients différents : la forme féline dispose d’une agilité importante et de la faculté de voir des objets cachés mais est incapable de nager. La forme golem, offre au joueur une très grande force et resistance aux attaques ennemis, au détriment de l’agilité. Pour peu que vous jouiez le jeu en mode difficile, «ShadowCaster» est un vrai challenge de jeu de rôle, malgré une durée plutôt faible (comptez 6 à 8 heures).

L'autre point faible de «ShadowCaster» réside dans son interface, faussement pratique. Inspirée par Ultima Underworld, elle souffre du même défaut que son aîné. Avec son contrôle à la souris et au clavier, elle ne dispose pas d’une réactivité pratique dans un combat. On clique frénétiquement un peu partout, au petit bonheur la chance, en espérant tuer rapidement son adversaire. Attendez à vous à sauvegarder... et recharger souvent votre partie.

titre Conclusion

«ShadowCaster» n’est pas un grand jeu, il est même bien moins intéressant que «Ultima Underworld» ou «System Shock». Avec son interface hybride osée, il ne réussit pas à clairement adapter la recette de «Wolfenstein 3d» au RPG ou l’inverse. Il en reste un jeu sympathique, qui doit son oubli partiel à la masse d’excellents titres sortis cette année. Si vous êtes fans des jeux cités précédemment, il est certain qu’il fera votre bonheur le temps d’un grand week-end.

«ShadowCaster» n’a jamais eu ni de suite ni d’hériter, mais le concept de la métamorphose a tout de même été repris dans quelques titres. On pense à «Lands of Lore : Les Gardiens de la destinée», dont le personnage principal se métamorphosait aléatoirement en très grand monstre ou en petit lézard, mais aussi à «The Elder Scrolls : Daggerfall», qui nous offrait la possibilité de devenir un vampire... ou un loup-garou !

Un RPG old-school à qui il faut donner sa chance, avec les faiblesses qu’on lui connaît. Vous êtes prévenus !

titre Lancement sous DosBox

Pour lancer la démo, exécutez le fichier RAVEN.EXE

SETUP.EXE permet de configurer la partie sonore.




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