Fiche de la compagnie Hasbro Interactive
NomHasbro Interactive
Autres nomsHasbro Electronic Entertainment (Etats-Unis), Hasbro Interactive, Inc. (Etats-Unis)
PaysEtats-Unis
Création1995
Fin2005
Rôle(s)Développement, Distribution, Edition
Développeur et éditeur américain initialement basé à Beverly (voir Trivia 1), Massachusetts (1995).

Fondé par Alan Hassenfeld, en tant que filiale à 100% détenue par la société mère Hasbro, cette entité, d'abord appelée Hasbro Electronic Entertainment, doit capitaliser sur les propriétés d'Hasbro, qui sont à l'époque déjà conséquentes : Mr. Potato Head, G.I. Joe, Monopoly, Batman, Nerf, Play-Doh, Raggedy Ann, Candy Land, Scrabble, ou encore Barney, parmi tant d'autres. Car il faut se rappeler qu'Hasbro n'est autre que le second acteur mondial du jouet et du jeu, talonnant de très près Mattel (voir Trivia 2), et détenant au début des années 90, deux autres sociétés majeures : Milton Bradley (depuis 1984) et Parker Brothers (depuis 1991).

Avec un tel paquetage bien garni en marques, Alan Hassenfeld promut Tom Dusenberry à la tête de Hasbro Interactive, un ancien de chez Parker Brothers qui avait gravi les échelons. Ce dernier monta une équipe de toutes pièces, avec des personnels issus des sociétés du groupe (Parker Brothers, Milton Bradley). Hasbro Interactive n'est cependant pas un lapereau de trois jours car il faut savoir qu'elle avait lancé en interne un projet de console axée sur la réalité virtuelle (avorté) et surtout se rappeler que Milton Bradley a eu une expertise certaine dans le secteur du jeu vidéo, grâce à ses consoles Microvision, puis Vectrex.

Durant les deux premières années d'existence, les jeux produits sont issus des propriétés du groupe, comme les versions électroniques de «Monopoly» (1995) et de «Scrabble» (1996), les jeux de plateaux phares de Hasbro, ainsi que des jeux issus du portefeuille de Parker Brothers : «Trivial Pursuit» (1995), «Clue(do)» (1996) et «Risk» (1996). Suivant l'organisation même de la maison mère, ce ne sont pas uniquement les jeux de plateaux de la division "games" de Hasbro qui sont adaptés sous forme électronique, mais aussi les jeux de la division "toys". Sortent ainsi dans la même période les titres «Tonka Construction» (1995), «Battleship» (1996), «Playskool Puzzles» (1996) ou encore «Yahtzee» (1996). Les deux premiers sont des propriétés Hasbro, les deux suivants sont des propriétés Milton Bradley. Parallèlement, Hasbro et Microsoft Corporation signent un accord pour que la plupart de ces jeux de plateau soient également disponibles en ligne, plus précisément sur l'Internet Gaming Zone de Microsoft (voir Trivia 3).

A partir de 1997, bien que la pression de la société mère ne soit pas encore pesante, l'objectif est malgré tout de doubler ses profits tous les ans. Alors que les développements issus de propriétés internes continuent (avec par exemple «Boggle», «Star Wars: Monopoly» ou encore «Tonka Search And Rescue»), ces objectifs ambitieux de croissance ne pourront être tenus qu'en poursuivant deux axes : acquérir des licences extérieures, et grossir par acquisitions de sociétés. C'est ainsi qu'Hasbro Interactive sort pour la première fois du cercle pourtant large de ses propriétés, pour aller frapper à la porte de Konami. «Frogger», qui en résultera, sera le premier jeu de la société à ne pas relever d'une des sociétés du groupe. Et ce fut un coup de maître puisque le jeu s'avéra un succès commercial sur PC et davantage encore sur Sony PlayStation. Toujours dans cette optique d'acquisitions de licences, Hasbro Interactive rachète les droits des jeux télé «Jeopardy» et «Wheel of Fortune», qui deviennent ainsi des jeux pour PlayStation et PC. Enfin, Hasbro Interactive s'est portée acquéreur de la licence "Small Soldiers" auprès de DreamWorks pour sortir «Small Soldiers : Squad Commander» en 1998.

Pour clore le chapitre des acquisitions de licences et commencer celui des rachats de sociétés, Hasbro Interactive s'est porté acquéreur de la marque Atari et de sa ludothèque pour 5 millions de dollars, notamment pour en produire des remakes. «Centipede» (1998), «Pong: The Next Level» (1998), ou encore «Missile Command» (1999) sont les premières réalisations liées à ce rachat. Mais Hasbro ne se contente pas d'Atari et c'est encore au cours de l'année 1998 que sont annoncés les rachats des sociétés américaines Avalon Hill pour 6 millions de dollars, et MicroProse pour 70 millions de dollars. Désormais, l'ensemble ainsi formé a un poids certain et la pression venant de Hasbro commence à se faire sentir. Les unités commerciales des différentes sociétés sont désormais mises en concurrence et le réalisé sur objectifs est contrôlé de manière systématique.

Sans que la gestion et les qualités de Tom Dusenberry ne soient remises en cause, pour chapeauter l'ensemble et tenir les objectifs, Alan Hassenfeld ressent la nécessité de chercher un homme nouveau, et comme les plus belles rencontres se font ailleurs, il va convaincre un certain Herb Baum, issu de l'industrie pétrolière (directeur général de Quaker State Oil, devenu depuis Pennzoil), de rejoindre Hasbro Interactive en tant que nouveau président et directeur général.

Son adresse postale : 50 Dunham Road, Beverly, MA 01915.


Trivia 1
c'est désormais une certitude. La question qui suit n'intéresse personne : pourquoi la société Hasbro Interactive est-elle initialement basée à Beverly, Massachusetts ? C'est vrai, et c'est précisément pour cela même que je vais y répondre. Mais si vous avez bien lu la fiche société, vous avez peut-être déjà deviné. Tom Dusenberry, initialement à la tête de Hasbro Interactive, est un ancien de chez Parker Brothers, une société acquise par Hasbro en 1991 et comme Parker Brothers est historiquement basée à Beverly, Massachusetts, eh bien, on peut simplement dire que Tom Dusenberry "reste à la maison" plutôt que de déménager dans les quartiers généraux de Hasbro, historiquement basés à Pawtucket, Rhode Island.

Trivia 2
je sens que je vais être trivial dans cette trivia mais je vais tenter de me contenir. L’opposition entre Hasbro et Mattel s'apparente davantage à un affrontement d'egos (ouf, je n'ai pas dit "combat de quéquettes") entre personnalités dirigeantes. Un combat assez mal placé et sommes toutes destructeur. Effectivement, c'est lorsque Mattel affiche son ambition d'atteindre le milliard de dollars de chiffre d'affaires (notamment grâce au rachat de la société américaine The Learning Company que Hasbro lui emboîte le pas, annonce le même objectif, rachète Atari/MicroProse et Avalon Hill, et pour combattre Mattel dans le domaine ludo-éducatif, rachète finalement EuroPress. Au final, un fiasco tant pour Hasbro qui se fait absorber par Infogrames pour 100 millions de dollars, que pour Mattel, qui doit se résoudre à revendre The Learning Company. To be continued...

Trivia 3
sont concernés par cet accord les titres Hasbro suivants : «Risk», «Battleship», «Scrabble» et, ... et, ... believe it or not : «Monopoly». Quant on connaît les procès essuyés par Microsoft pour pratiques monopolistiques autour de DOS, puis de Windows, il est inconscient, voire savoureux (selon la lecture que l'on en a) de voir apparaître sur son site un jeu conduisant à bâtir un monopole (immobilier, of course).

.../...

En 1999, Gilman Louie quitte Hasbro pour être recruté par la CIA au sein de la société In-Q-Tel, afin de développer des gadgets à la James Bond.

Catalogues

Médias

Article dans PC Gamer n°7-3 (3/2000) p160
Interview dans Hyper n°83 (9/2000) p020

Jeux développés
Jeux distribués
Compilations








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