Rise of the Triad - Dark War
Année
1994 (Sortie FR)
Distribution (Europe)
Distribution (Etats-Unis)
Systèmes
systeme
Multijoueurs
Dosbox
Compatible avec la version 0.65
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titre Histoire

Le joueur incarne l'un des cinq membres d'un commando d'élite, le HUNT (pour High-risk United Nations Taskforce), chargé d'éliminer le culte extrémiste Oscurido retranché dans un ancien monastère sur l'île de San Nicolas. Mené par leur leader, El Oscuro, leur objectif est de lancer un missile nucléaire sur Los Angeles.

Pris en embuscade et sans possibilité de quitter l'île, le commando n'a d'autre choix pour sa survie et celle de millions d'habitants de mettre fin aux activités du culte avant qu'ils ne mettent leur plan à exécution.

titre Historique

Après le succès de «Wolfenstein 3D» et son prolongement vendue sous forme de stand-alone, «Spear of Destiny», une véritable suite est proposée à Apogee Software sous le nom de code "Wolfenstein 3d Part Two : Rise of the Triad". D'abord pensé dans l'univers de «Wolfenstein 3D» (on incarne toujours Blazkowicz, le héros du jeu), le projet va petit à petit développer son identité propre, pour devenir le «Rise of the Triad» que nous connaissons. La première version shareware du jeu publiée en 1994, Rise of the Triad : The HUNT Begins, constitue un épisode inédit par rapport à la version sortie dans le commerce, Rise of the Triad : Dark War.

Le lead designer du jeu Tom Hall est l'un des fondateurs du studio id Software et a participé au «Wolfenstein 3D» original . Évincé du projet «Doom» en 1993, Tom Hall, qui a alors quitté id Software, va alors produire son propre doom-like, en recyclant le moteur et le système du jeu de «Wolfenstein 3D». Il est intéressant de constater que plusieurs membres du staff rejoindront la récente division d'Apogee Software, 3d Realms, pour une mouture 3d d'un ancien jeu de leur catalogue : Duke Nukem. «Rise of the Triad» est ainsi le dernier jeu publié et devéloppé sous le nom d'Apogee Software mais aussi l'un des derniers grands clones de «Wolfenstein 3D» jamais produit.

titre Influences

«Rise of the Triad» utilise une version modifiée du moteur de «Wolfenstein 3D», avec un rendu similaire bien que très inférieur à celui de «Doom». Les niveaux ne présentent pas en effet la complexité architecturale que son aîné est capable de produire. Le moteur comporte cependant plusieurs éléments qui n'existe pas dans le jeu d'id Software : niveaux sur plusieurs étages (grâce à des plate-formes flottant dans les airs), vitres destructibles, colonnes mouvantes ou encore effet de lumière dynamique démarquent la nouvelle mouture du moteur 3d de celui créé pour «Doom». L'essentiel de ces idées sera reprises et exploitées pour le moteur Build, utilisé pour «Duke Nukem 3D».

Graphiquement et artistiquement, on ne peut pas dire que «Rise of the Triad» soit une réussite. Le jeu accuse de textures pauvres et très souvent similaires. Les ennemis et armes, scannées à partir d'objets et d'acteurs réels, présente une forme plus réaliste du design enfantin de «Wolfenstein 3D», dont les dessins étaient réalisés pixel par pixel . Paradoxalement, c'est le style graphique de ce dernier qui a bien mieux vieilli au fil des ans. C'est l'impression majeure qui ressort de «Rise of the Triad» : le sentiment de jouer à un shareware très commercial, à une époque où les joueurs désirent s'immerger dans des univers aux backgrounds plus originaux. En 1995, il y a plus enchanteur : le «Dark Forces» de LucasArts fait de Star Wars un doom-like de qualité tandis qu'«Hexen» de Raven Software impose le standards du first person shooter dans un univers heroic fantasy.

La musique est composée par Robert Prince et Lee Jackson. Le premier est connu pour avoir oeuvré sur «Wolfenstein 3D», tandis que le second se fera connaître pour les musiques réalisées sur «Duke Nukem 3D», auquel Robert Prince apportera également sa contribution. Comme pour ce dernier, les compositions sont majoritairement l'oeuvre de Jackson, qui alterne musique atmosphérique et morceau très nerveux à la batterie. Sans avoir l'inventivité d'un «Doom» ou d'un «Duke Nukem 3D», elle se prête particulièrement bien à l'esprit arcade du jeu.

titre Gameplay

«Rise of the Triad» est un doom-like, selon la formule créée par «Wolfenstein 3D» : le joueur parcourt des niveaux, dont il doit trouver la sortie, en descendant toute forme (non) humaine sur son passage. Sur son chemin, on trouve armes, items en tout genre, et bonus pour augmenter son score, parfois dissimulés derrière un mur secret qu'il faut pousser. À la fin de chaque épisode (quatre au total), on affronte un boss jusqu'au grand méchant. «Rise of the Triad» joue son originalité sur les nouveautés qu'il apporte au genre.

Au départ, il est nécessaire de faire un choix du personnage à incarner parmi cinq protagonistes. Chacun d'entre eux dispose d'une vitesse de déplacement et d'un nombre de points de vie différents. Au joueur donc, d'adapter son style de jeu à cette contrainte. La plupart des ennemis que l'on affronte sont des soldats, au design similaire. La deuxième partie du jeu propose au joueur d'affronter des moines aux pouvoirs magiques ou encore des robots invulnérables aux armes les plus courantes. 12 armes sont à dispositions du joueur : pistolet, mitrailleuses et pas moins de 6 types de lance-missiles composent l'arsenal de «Rise of the Triad». D'autres armes plus fantaisistes font leur apparition : un bâton meutrier ou encore l'Excalibat, batte de baseball lanceuse de balles meurtrières (les plus observateurs auront reconnu le design presque identique à l'épée Quietus d'«Hexen» !).

Dans la lignée d'«Heretic» sorti un an plus tôt, «Rise of the Triad» inclut un nombre importants d'items originaux : vies supplémentaires, gilet pare-balles / anti-feu, masque à gaz (indispensables dans certaines zones) ou encore main de Dieu, qui autorise pour 30 secondes d'invincibilité à réduire à néant chaque ennemi rencontré. Non dénué d'humour, «Rise of the Triad» offre la possibilité de se transformer en chien invincible, dont les morsures font des dégâts ravageurs.

Le multijoueur de «Rise of the Triad» se démarque également de «Doom» en proposant des niveaux spécialement conçus à ce titre (baptisé Comm-bat). Au classique Deathmatch, s'ajoute un Capture the Flag et un mode Hunter, dans lequel une équipe sans arme doit survivre à une autre, armée jusqu'aux dents. Très en avance sur les pratiques multijoueurs de l'époque, «Rise of the Triad» offre la possibilité à 11 joueurs de s'affronter, en solo ou par équipe. Les lances-roquettes, tremplins et autres jetpacks étant à l'honneur dans le jeu, «Rise of the Triad» à des airs de «Duke Nukem 3D» avant l'heure, voire même d'un certain «Quake».

La durée de vie du jeu reste honorable, si l'on prend l'ensemble des niveaux offerts par la version CD, composée de la version shareware et payante. Un autre add-on, Extreme Rise of the Triad permet de doubler la durée de vie du jeu. C'est plus de 80 niveaux solos et autant en multijoueur qui attendent le joueur. La difficulté de «Rise of the Triad» est élevée et ceux qui ont l'habitude de commencer à un niveau difficile reverront certainement leurs ambitions à la baisse. La communauté, toujours active sur l'Internet permet également de prolonger indéfinement la durée de vie à ceux qui n'en démordrait toujours pas.

«Rise of the Triad» prolonge fidèlement l'héritage de «Wolfenstein 3D». Le jeu se veut être une sorte de "super«Wolfenstein 3D»" et s'adresse avant tout aux fans de la première heure, qui recherchent un défi de taille. Cette politique ira à l'opposé de celle de id Software qui cherchera au contraire à s'ouvrir toujours plus au public avec ses productions suivantes.

titre Conclusion

«Rise of the Triad» fait partie des doom-like que l'histoire vidéoludique a oublié, au profit du «Doom» d'id Software. Malgré des critiques favorables à l'époque et une communauté très active au fil des ans, le jeu est resté inconnu du grand public. Il faut dire que «Rise of the Triad» et le dernier représentant de la première génération de doom-like arcade qui n'a pas survécu aux innovations et aux tendances. Comme lui, «Blake Stone : Aliens of Gold», «Operation Body Count» et «Corridor 7 : Alien Invasion» sont devenus des classiques de leur époque, sans être en mesure de la transcender. Si l'on sent un désir chez les developpeurs de se démarquer de la concurrence, il manque à «Rise of the Triad» un vrai game design et un style immédiatement reconnaissable. Il reste indéniablement un réservoir d'idées et d'influences dans lequel bon nombres de first-person shooter ne manqueront pas de puiser.

«Rise of the Triad» a eu lui plus de chance en bénéficiant de portage sur les systèmes d'exploitation modernes, avec la levée du code source au début des années 2000. En juillet 2013, «Rise of the Triad» a même eu le droit à un reboot 3d, reprenant le système de jeu original avec d'un habillage graphique plus actuel. La même année, un autre doom-like, Shadow Warrior, a bénéficié d'un traitement similaire.

Difficile de percevoir l'héritage laissé par «Rise of the Triad». Si «Blood» a pu reprendre le culte religieux comme ennemi à abattre, le genre PC n'a que peu développé cette rythmique arcade propre au titre de Apogee Software. Il faut se tourner vers la console pour retrouver cette dynamique : GoldenEye 64, Perfect Dark ou encore la saga Time Splitters sont plus tributaires des doom-like à l'ancienne que du renouveau 3d initié par «Quake» et «Half-Life».

Si vous avez aimé «Wolfenstein 3D», vous apprécierez sans aucun doute «Rise of the Triad», seule véritable suite au hit d'id Software. Fun et original, il reste l'un des meilleurs représentants du genre.


titre Lancement sous DOSBox

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