Fiche de la compagnie Loriciels
NomLoriciels
Autres nomsLoriciels (France), Loriciel SA (France)
PaysFrance
Création1983
Fin1994
Rôle(s)Développement, Distribution (France), Edition
Site annexehttp://www.loriciel.net
Développeur et éditeur français initialement basé à Paris puis à Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine (septembre 1983).

Fondé par deux jeunes passionnés d'informatique (Marc Bayle et Laurant Weill), ce duo s'enrichit quelques temps après, d'un nouveau membre, Philippe Seban, qui se chargea de faire connaître la société.

Loriciels doit son nom au fameux micro-ordinateur familial Oric-1 ; en effet, Loriciels a commencé par développer ses premiers jeux sur celui-ci. Ses premières publicités mettent en avant des utilitaires (voir Trivia 1), mais essentiellement des jeux comme «Crocky», «Orion», «Le Manoir du Dr Genius» ou encore «Le Protector». Son titre phare de l'époque reste néanmoins «Le mystère du KIKEKANKOI», un jeu d'aventure assorti d'un concours (voir Trivia 2). Par la suite, Loriciels a complété son offre pour plateformes Sinclair, Thomson et Amstrad.

Les années 1980 furent une période faste pour Loriciels qui deviendra rapidement l'un des plus grands développeurs de jeux vidéo. Les plateformes couvertes sont larges et les productions pléthoriques. Quand ses titres originaux ne sont plus disponibles, Loriciels les rassemble au sein de compilations nommées "hits" (voir Trivia 3). La reconnaissance de la société est principalement obtenue par «l'Aigle d'Or», qui va leur ouvrir bon nombre de portes et les faire connaître dans le monde entier. Ce jeu fût récompensé du 1er "Tilt d'Or", catégorie: Meilleur jeu d'aventure en 1985; faisant passer de nombreuses nuits blanches aux passionnés. Il propose d'incarner un aventurier à la recherche d'un aigle d'or perdu dans un immense château, représenté entièrement en 3D isométrique (un must pour l'époque) et permettant d'accomplir une multitude d'actions : acheter des fioles, torches, ouvrir des coffres, utiliser de nombreux objets, etc. Le public fut séduit par l'ambiance incroyable que dégage le jeu.

Après avoir conçu plusieurs jeux pour Loriciels, Eliot Grassiano créé Microids en 1985 avec la participation de Marc Bayle, Laurant Weill et de Patrick Le Nestour. La même année, Marc Bayle assisté de Pascal Pellier (auteur chez Loriciels) et de Jean Christophe Maurice décident de créer la société Priams, filiale de Loriciels, basant son action sur le développement d'utilitaires pour PC et Atari ST.

Avec «Loritel»,

Loriciels se lance également dans le matériel et la télématique. Effectivement, alors que beaucoup de foyers français sont équipés de Minitels qui peuvent faire office de modems, «Loritel» est un logiciel de connectivité Minitel, vendu avec un câble spécifique.

Peu à peu, le marché des logiciels de jeu passe sur plateformes Atari et Commodore, mais la comptabilité PC fait aussi son chemin et Loriciels n'entend pas se faire distancer en sortant à partir de 1985 des titres PC très divers, rassemblant par exemple des jeux de chiffres et de lettres, comme «Maître des mots» et «Des Chiffres et des lettres», tous deux en 1987. Bien loin de ces titres, c'est cependant avec des jeux Amiga et Atari ST que Loriciels a connu la consécration, avec des titres autrement plus populaires, qui ont récolté au passage quelques "Tilt d'Or" et autres "Gen 4 d'Or" : «Space Racer» (1988), «Panza Kick Boxing» (1990), «Jim Power» (1992) ... Ces nombreux succès ont fait de Loriciels l'un des plus grands de son époque, toujours en concurrence avec Infogrames, une société plus jeune de seulement quatre mois.

Coup de tonnerre en 1989, suite à la décision de Marc Bayle désirant quitter Loriciels pour se consacrer à Priams.

En 1989, Loriciel lance le phaser, un pistolet adoptant le calibre du Colt 6-coups popularisé par ... Lucky Luke, qui fonctionne sur CPC, ST et Amiga. Moyennant un soft spécifique et des jeux dédiés, le phaser permet de se prendre pour un as de la gâchette.

De gros problèmes financiers forcent Loriciels à réinventer leur identité, leur logotype et abandonner leur "s" final, "pour une question d'équilibre", explique Laurant Weill dans une interview conduite par nos confrères de Amstrad.eu.

Loriciels devient ainsi Loriciel fin 1989, début 1990.

En 1994, n'ayant toujours pas réussis à éponger sa dette, la société fait faillite ; profitant du même coup pour changer d'orientation, elle renaît pour partie de ses cendres via Virtual Studio et développe quelques jeux pour Atari Jaguar, suite donc de ses aventures sur la fiche société de Virtual Studio.

Laurant Weill à refondé une nouvelle société, Visiware, se consacrant à des jeux online et à de la TV interactive.

Marc Bayle s'occupe de la société Framacom, spécialisée dans la création de serveurs vocaux, l'édition de CD-ROM multimédia et de sites Web.
Son adresse (1) : 17 rue Lamandé, 75017 Paris.
Son adresse (2) : 160 rue Legendre, 75017 Paris.
Son adresse (3) : 81 rue de la Procession, 92500 Rueil-Malmaison.
Le slogan de Loriciels est : Le logiciel français de qualité.




Trivia 1

Lorigraph, un logiciel de dessin avec une interface à icônes.



Trivia 2
Uun bulletin de participation était placé dans le boitier de la cassette et devait permettre de gagner un magnétoscope à cassettes VHS, si retourné avant le 15 février 1984. De tels concours permettaient de booster les ventes, il n'y a qu'à évoquer le si décrié concours «Eureka» ...

Trivia 3
Ainsi, "Hits 1" comprend Rally II, Infernal Runner et 3D-Fight ; "Hits 2", Foot, Tennis, 5 ème Axe ; "Hits 3", Tony Truand, Empire, l'Aigle d'Or, et enfin, "Hits 4", Yéti, Pulsar, Eliminator. Chacun des ces "Hits" est disponible à la fois en versions cassettes et disquettes.

Récompenses

  • Lauréat (bronze) aux 4 d'or 1988 dans la catégorie Meilleure compagnie française
  • Lauréat aux A 100% 1988 dans la catégorie Prix de la meilleure action marketing
  • Nominé aux 4 d'or 1989 dans la catégorie Meilleure compagnie française
  • Lauréat aux Labels PC 1989 dans la catégorie Meilleure société française
  • Lauréat aux A 100% 1989 dans la catégorie Meilleur éditeur français
  • Nominé aux 4 d'or 1990 dans la catégorie Meilleure compagnie française

Catalogues

Médias

Article dans Amstar n°1 (9/1986) p041
Article dans Tilt n°38 (1/1987) p095
News dans Tilt n°39 (2/1987) p081
News dans Tilt n°50 (1/1988) p017
Reportage dans Amstar n°18 (2/1988) p012
Rétrospective dans Arcades n°5 (2/1988) p022
News dans Tilt n°55 (6/1988) p111
Article dans Tilt n°56 (7/1988) p012
News dans Tilt n°58 (10/1988) p020
News dans Tilt n°61 (12/1988) p040
Article dans Joystick Hebdo n°7 (21/12/1988) p024
Article dans Amstrad Sinclair Ocio / Megaocio n°2 (4/1989) p004
News dans Tilt n°65 (4/1989) p024-117
News dans Tilt n°66 (5/1989) p028
News dans Tilt n°67 (6/1989) p023
News dans Tilt n°69 (9/1989) p026
Reportage dans Amstar n°38 (10/1989) p060
Reportage dans Atari Magazine n°6 (11/1989) p060
News dans Tilt n°74 (1/1990) p142
News dans Joystick n°2 (2/1990) p013
News dans Génération 4 n°20 (3/1990) p090
Article dans MSX News / Micro News n°31 (15/3/1990) p006
News dans Joystick n°4 (4/1990) p014
News dans Tilt n°77 (4/1990) p034
News dans Tilt n°78 (5/1990) p042
News dans Joystick n°6 (6/1990) p015
News dans Joystick n°7 (7/1990) p012
Reportage dans Atari Magazine n°17 (11/1990) p042
News dans Joystick n°10 (11/1990) p017
News dans Joystick n°13 (2/1991) p023
News dans Génération 4 n°34 (6/1991) p150
News dans Joystick n°17 (6/1991) p030
News dans Joystick n°21 (11/1991) p015
Article dans ASM n°5 (5/1992) p107
Reportage dans Génération 4 n°47 (9/1992) p111
News dans Génération 4 n°66 (5/1994) p065
News dans Joystick n°51 (7/1994) p016

Jeux distribués








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